Témoignages vidéos d’EHS
  • Les abeilles électrosensibles ?:
      https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/du-faouet-vers-rennes-le-convoi-mortuaire-de-300-apiculteurs-bretons-5733656 et si les abeilles étaient, elles aussi, EHS électro-hypersensibles ? La combinaison des ondes prédatrices et de...

  • Déficit de l'attention et dopamine:
    J'adore cette rubrique du Figaro : elle est l'antenne institutionnelle pour conter toutes sortes de bêtises...

Santé

L’Electro Hyper Sensibilité reconnue de fait…à l’Etat d’agir !

Hypersensibilité électromagnétique ou intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques : Avis de l’ANSES – Rapport d’expertise collective – 26 Mars 2018

 

L’association nationale Robin des Toits prend acte que ce rapport reconnaît de fait l’existence de l’Electro Hyper Sensibilité (EHS), à la fois par son existence même et par un certain nombre d’éléments de son contenu. Elle note également que l’EHS n’est plus considérée comme un trouble purement psychique, selon une approche psychiatrisante. Il est donc à souhaiter que les recommandations de l’ANSES soient entendues des personnels médicaux et paramédicaux ainsi que des institutions et entreprises pour que cesse une ségrégation de fait et que la réalité de l’EHS soit vraiment  prise en compte à tous les niveaux.
Il n’en reste pas moins qu’on peut considérer que la trop grande prudence dans les conclusions de cette expertise pourra être de nouveau trop facilement utilisable par les détracteurs des effets sanitaires des ondes électromagnétiques, selon des schémas trop bien connus.
La reconnaissance des limites des expériences de provocation reste également très timide, là où ces expériences sont le fait de multiples biais et n’ont donc aucune valeur démonstrative. De ce fait ces études montrent bien les limites d’une approche elle-même tendancieuse au départ et la nécessité de changer de paradigme. Par ailleurs, de nombreuses publications montrent des effets biologiques pouvant être clairement mis en relation avec les symptômes évoqués. Il conviendrait donc de prendre en compte la réelle valeur de ces résultats et des modèles utilisés.
Robin des Toits ne peut que réaffirmer la nécessité urgente de mener et de confirmer des études sur les méthodes de diagnostic de l’EHS, tout en gardant toute sa vraie valeur à l’approche clinique. L’association ne peut que souligner, en accord avec les recommandations de l’ANSES, l’égale nécessité de la formation des personnels de santé. Elle souligne également le pressant besoin de prévention, notamment au niveau de la jeunesse, et demande l’implication de l’Education Nationale en tant qu’institution.
Il est absolument indispensable de réduire sans attendre l’exposition du public aux champs électromagnétiques générés par les technologies du sans-fil. Il serait incompréhensible qu’une partie de la population, les EHS, soit contrainte de souffrir pour permettre un développement irresponsable de ces technologies. Robin des Toits exige que soient menées des études d’impacts sanitaires préalablement au développement des objets connectés et de la 5G. Les effets sur la santé des plus fragiles et des plus jeunes doivent impérativement être pris en compte dans une remise à plat des normes d’exposition aux nouvelles technologies.
Dans le cadre du Grenelle des Ondes, des expérimentations officielles ont été menées à l’initiative de Robin des Toits. Elles ont montré qu’il était possible de concilier téléphonie mobile et une Valeur Limite d’Exposition (VLE) à 0,6 V/m  ainsi que le recommande le Conseil de l’Europe dans sa Résolution 1815 (en Mai 2011).

Pierre-Marie THEVENIAUD
Président

ROBIN DES TOITS
Attention changement d’adresse de
Correspondance : 55 rue des Orteaux 75020 Paris

Tél. : 33 1 47 00 96 33

E-mail : contact@robindestoits.org

Lien entre ondes et cancers confirmé

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[Communiqué] Confirmation des liens entre les ondes des téléphones mobiles et l’apparition de cancers

                         Publié le 3 avril 2018

English Press release

Le gouvernement des États-Unis a invité, du 26 au 28 mars 2018, à Durham (Caroline du Nord), un groupe de onze experts internationaux à participer au Peer review de l’étude de 25 millions de dollars de l’Agence fédérale américaine du National Toxicology Program (NTP) portant sur le rayonnement des téléphones cellulaires chez les animaux.

Les scientifiques ont conclu qu’il existe des «preuves évidentes» reliant le rayonnement des téléphones mobiles au développement de cancers chez les rats. Après un examen de trois jours des données de l’étude, ils ont voté pour renforcer les conclusions que les ondes (GSM et CDMA) du téléphone portable provoquent des effets sur la santé des rats et des souris exposés aux radiations des téléphones.
Le panel de scientifiques indique qu’il existe des preuves d’une association entre certaines tumeurs du cœur et du cerveau et le rayonnement des téléphones cellulaires dans les études animales à grande échelle.
Lire le communiqué de notre partenaire américain EHTrust

Représentant « Alerte Phonegate », le Dr Marc Arazi, président de l’association, est venu y témoigner : “ En utilisation réelle, en particulier au contact du corps, quasiment tous nos téléphones portables nous exposent à des niveaux de 2 à 10 fois supérieurs aux limites permises par la réglementation pour protéger notre santé. Ces résultats sont fondés sur des tests réalisés entre 2012 et 2016 par l’Agence nationale des fréquences françaises sur près de 400 téléphones mobiles parmi les plus vendus en Europe et sont à l’origine du scandale sanitaire et industriel International du Phonegate*. Nous avons tous été exposés, et ce depuis plus de 20 ans, à des niveaux équivalents et même souvent supérieurs à ceux étudiés sur les rats et les souris dans le cadre de l’étude NTP. ».
Intervention devant le NTP

A la suite de ces trois jours de débats techniques et scientifiques et des révélations faites sur la surexposition massive de centaines de millions d’utilisateurs, le Dr Bucher a fait évoluer son discours devant les journalistes, en faveur de conseils aux utilisateurs pour se protéger des ondes en gardant son téléphone à distance du corps. C’est une avancée certaine et un signal fort envoyé aux régulateurs, aux industriels et aux pouvoirs publics.
Voir les déclarations du Dr Bucher sur Youtube

De son côté, le Dr Annie Sasco, médecin et épidémiologiste, ancienne Directrice de l’Unité d’Épidémiologie pour la Prévention du Cancer au Centre International de Recherche sur le Cancer – Organisation Mondiale de la Santé (CIRC-OMS), était  également présente et est intervenue lors de cette audition. A son retour en France elle conclut « Depuis bientôt 10 ans, j’ai appelé avec d’autres médecins et scientifiques à la précaution dans l’usage des téléphones cellulaires. Le CIRC a conclu en 2011 que l’exposition aux champs électromagnétiques était un cancérogène possible. Depuis d’autres études épidémiologiques ont confirmé le risque de tumeurs du cerveau chez les utilisateurs les plus intenses. Le 28 mars, les évaluateurs externes de l’étude NTP ont voté pour augmenter le niveau d’évidence en faveur de la cancérogénicité de l’exposition aux radiofréquences pour plusieurs types de tumeurs mais aussi d’autres effets néfastes, en particulier pour le cœur. Il est maintenant plus que jamais temps d’agir pour protéger la santé des populations et en particulier des plus vulnérables ».

Les questions qui se posent maintenant sont de savoir :
– combien de centaines de milliers ou millions de morts et de malades de divers pathologies, dont le plus redoutable cancer du cerveau (glioblastome) sont possiblement victimes des effets pathogènes voire cancérogènes des ondes radioélectriques;
– comment, dans le même temps, remédier aux failles des systèmes internationaux de réglementation qui ont permis la mise sur le marché de téléphones mobiles dangereux pour la santé des utilisateurs et tout particulièrement de celle des enfants.
Doublement des glioblastomes en Angleterre entre 1975 et 2015

Il faut très probablement envisager d’ajouter aux victimes précitées, les près de 5% de personnes identifiées en France comme électro-hypersensibles. Ce qui représente pour notre seul pays plus de 3 millions de personnes plus ou moins gravement handicapées dans leur vie de tous les jours par cette maladie, comme l’a confirmé le tout récent rapport de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, organisme étatique français), même si le lien avec l’exposition aux radiofréquences n’est pas encore considéré par cette agence comme scientifiquement démontré.

Au vu de tels enjeux de santé publique, nous demandons à Monsieur Nicolas Hulot,  Ministre de la Transition écologique et solidaire, et à Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, de bien vouloir nous recevoir afin d’envisager les mesures d’information et de protection des utilisateurs de téléphones portables tant à l’échelon français qu’européen.

Contact : Dr Marc Arazi, Président « Alerte Phonegate » : +33 6 73 41 776 9
* la paternité de ce terme revient à Pierre Le Hir (Le Monde du 23 décembre 2016) « Soupçons sur les ondes des téléphones portables »

ACTION DES CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES SUR LA SANTE

«Ce ne sont pas les informations qui nous font défaut,
ce qui nous manque, c’est le courage de comprendre
ce que nous savons déjà et d’en tirer les conséquences»
Sven LINDQVIST
Ce document est la compilation de références d’études scientifiques publiées dont vous trouverez le détail ci-dessous  Ces études indépendantes prouvent depuis de nombreuses années la toxicité des ondes électromagnétiques sur notre organisme et sont bien entendu tenues à l’écart de notre connaissance.

En voici le sommaire :

1. Les effets biologiques des champs électromagnétiques de la téléphonie mobile

1.1 Atteintes du système nerveux central
1.1.1Effets des micro-ondes sur l’électroencéphalogramme (EEG) et altération de l’activité cérébrale
1.1.2 Effets des CEM sur l’activité cérébrale en fonction du temps d’exposition
1.1.3 Maux de tête
1.1.4 Flux sanguin cérébral
1.1.5 Blocage de l’action de la mélatonine et altération du sommeil
1.6 Effets des micro-ondes sur l’hypothalamus
1.1.7 Perméabilité de la barrière hématoencéphalique
1.1.8 Conséquences du degré de pénétration des radiations du portable dans le cerveau de l’enfant
1.1.9 Atteinte des neurones de l’hippocampe et altération de la mémoire
1.1.10 Epilepsie
1.1.11 Maladies dégénératives
1.1.12 Autisme et troubles comportementaux

1.2 Modification des mécanismes cellulaires et stress oxydatif

1.2.1 Altération du transport du sodium du potassium et fuite du calcium desmembranes cellulaires
1.2.2 Altération du métabolisme du calcium: effets sur les canaux calciques et augmentation du calcium intracellulaire
1.2.3 Formation d’espèces d’oxygène actif (ROS : reactive oxygen species)
1.2.4 Activation en cascade de la protéine kinase
1.2.5 Augmentation de l’oxyde nitrique (NO)
1.2.6 Diminution du superoxyde dismutase (SOD)
1.2.7 Protéines de choc (HSP 70 : Heat Protein Shock)
1.2.8 Enzymes, neuromédiateurs et ATP
1.2.9 Stress oxydatif

1.3 Altération du système immunitaire

1.4 Cancérogénèse
1.4.1 Mécanismes cellulaires induisant une cancérogénèse
1.4.2 Tumeurs bénignes du cerveau dont neurinome acoustique
1.4.3 Tumeurs malignes du cerveau
1.4.4 Lymphomes
1.4.5 Tumeurs malignes de l’œil (mélanome uvéal)
1.4.6 Atteintes de la moelle osseuse
1.4.7 Cancer du sein
1.4.8 Tumeur de la glande parotide

1.5 Système cardiovasculaire
1.5.1 Troubles du rythme cardiaque (voir altération du sommeil)
1.5.2 Mortalité cardiovasculaire

1.6 Système endocrinien

1.7 Génotoxicité
1.7.1 Atteinte de l’ADN
1.7.2 Altération de l’expression des gènes

1.8 Baisse de la fertilite

1.9 Altération du développement embryonnaire

1.10 Effets des champs électromagnétiques sur la croissance de l’enfant

1.11 Effets des champs électromagnétiques sur la croissance de l’adolescent

1.12 Vieillissement prématuré
1.13 Dépression et fatigue chronique

1.14 L’électrohypersensibilité

1.15 Altération du système osseux : minéralisation asymétrique

1.16 Dermatologie

2. Les effets perturbateurs des CEM basses fréquences : extremely low frequencies fields (ELF)

2.1 Leucémie chez l’enfant
2.2 Troubles cardio-vasculaires
2.3 Cancers
2.4 Neurodégénérescence
2.5 Sclérose latérale amyotrophique (SLA)
2.6 Maladie d’Alzheimer
2.7 Dépression
2.8 Altération de la mémoire
2.9 Immunité
2.10 Effets neurovégétatifs et hématologiques
2.11 Action sur les magnétosomes
2.12 Perturbation du sommeil
2.13 Suicide

3. Les effets perturbateurs des émetteurs de champs électromagnétiques de hautes fréquences

3.1 Antennes relais et téléphonie mobile
3.2 DECT (téléphone fixe sans fil)
3.3 WiFi
3.4 Compteurs intelligents
3.5 Emetteurs radio et leucémies
3.6 Emetteurs TV et leucémies
3.7 Radars militaires

LES RECHERCHES SCIENTIFIQUES

Sources et références bibliographiques
(Quelques exemples parmi la publication de milliers d’études)

1. Les effets biologiques des champs électromagnétiques de la téléphonie mobile
1.1 Atteintes du système nerveux central
1.1.1 Effets des micro-ondes sur l’électroencéphalogramme (EEG) et altération de l’activité
cérébrale
Krause C.M., Bjornberg C.H., Personen M., Hulten a., Liesivuori T, Koivisto
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1.2.4 Activation en cascade de la protéine kinase
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2 Bioelectromagnetics Laboratory, School of Medicine, Zhejiang University,
Hangzhou,
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3 Yiwu Center for Disease Control and Prevention, Yiwu, Zhejiang, China.
4 Department of Epidemiology & Health Statistics, School of Public Health,
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Non l’électrosensibilité n’est pas une maladie psychiatrique.

Etude du Professeur Belpomme

Une batterie de tests suffirait à diagnostiquer une hypersensibilité aux ondes électromagnétiques. Les résultats d’une étude menée par le Pr Belpomme viennent d’être publiés dans une revue scientifique. Il répond à nos questions.

Depuis plusieurs années, le Pr Dominique Belpomme, cancérologue à l’origine, s’intéresse au phénomène d’intolérance aux champs électromagnétiques (des téléphones portables, du wifi…) et à la sensibilité aux produits chimiques multiples, deux syndromes qui ont beaucoup de points communs.

Sa dernière étude, dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue Reviews on Environnemental Health, met en évidence des anomalies au niveau sanguin et urinaire. Le diagnostic est basé sur une batterie de tests. Un traitement peut être proposé. Les explications du Pr Belpomme.
Santé magazine : Peut-on aujourd’hui poser un diagnostic objectif d’électrosensibilité ?

Pr Belpomme : Oui, c’est ce que nous faisons actuellement avec les malades qui viennent nous voir en consultation. Je ne signe aucun certificat médical sans avoir connaissance des résultats de la batterie de tests que nous avons mis en place. L’examen clinique ne suffit pas. Nous faisons appel à des tests sanguins et urinaires et à l’échodoppler cérébral pulsé qui montrent des anomalies du flux sanguin au niveau du cerveau.

Ces tests sont proposés en routine au Canada et dans certaines parties des Etats-Unis. En France, ils ne sont pas possibles dans tous les laboratoires et surtout, pour l’échodoppler cérébral pulsé, nous ne disposons que d’une seule machine fonctionnelle et elle est située à Paris.
Les résultats que vous publiez permettent-ils de mieux comprendre le mécanisme de la maladie ?

Pr Belpomme : Oui, il s’agit d’un phénomène inflammatoire qui siège dans le cerveau, une neuro-inflammation induite par les champs électromagnétiques. Ce n’est pas une maladie psychiatrique ou psychosomatique.

Cette neuro-inflammation libère différents facteurs, notamment de l’histamine augmentée dans 40 % des cas. Il y a en plus un mécanisme de stress oxydant identifié grâce à un marqueur biologique, la nitrotyrosine élevée dans 28 % des cas. Mais le phénomène est sans doute encore plus complexe avec d’autres marqueurs possibles.
Quels sont les espoirs de traitement pour les patients ?

Pr Belpomme : Grâce à l’identification de ces marqueurs, nous avons pu mettre en place un traitement, à base d’anti-histaminiques de type H1 chez les personnes qui ont une histamine augmentée et d’antioxydants lorsque le nitrotyrosine est trop élevée. Pour la revascularisation du cerveau, nous faisons appel au ginkgo biloba et à la papaye fermentée.

On ne peut pas parler de guérison, mais ces traitements permettent de diminuer l’intensité des symptômes. Six à sept fois sur dix, il y a une nette amélioration avec une reprise du travail possible. Les personnes électrosensibles restent néanmoins très vulnérables aux champs électromagnétiques et doivent les éviter le plus possible.

Les malades sont-ils aujourd’hui pris au sérieux par le corps médical ?

Pr Belpomme : Oui, Aujourd’hui, 30 % des malades nous sont adressés par des médecins, y compris des psychiatres. Le corps médical commence à bouger. Nous avons une liste d’environ mille médecins qui nous ont adressé ou ont pris en charge des patients et ils remplissent eux-mêmes les demandes de reconnaissance du handicap.

À lire : le prochain livre du Pr Belpomme, Comment naissent les maladies et que faire pour les éviter ?, sortira en mars 2016 aux éditions Les liens qui libèrent.

Source : Reviews on Environnemental Health, décembre 2015.

« Never doubt that a small group of thoughtful, committed citizens can change the world; indeed, it’s the only thing that ever has. »

Margaret Mead

C’est ainsi que les choses ont toujours fonctionné

Électrohypersensibles : réfugiés des ondes

« Pouvez-vous y croire ? Si ce n’est pas le cas, ce n’est même pas la peine de venir. » Yves est méfiant. Il y a dix ans, il aurait pu être placé en hôpital psychiatrique comme d’autres l’ont été. Encore aujourd’hui, certains peuvent l’être. Abandonnés et incompris, plusieurs se sont suicidés. D’autres ont tout quitté : travail, famille, ville et civilisation. Partis en errance. Sans savoir ce qu’il leur arrivait. Fuyant un mal invisible. Fuyant les ondes.
Ils sont électrohypersensibles. Ils seraient de l’ordre de 2 à 3 % de la population en France. Le site Internet Une terre pour les EHS, qui appelle les électrohypersensibles à se recenser eux-mêmes, en compte plus de 1400 en août, près de 70 en Midi-Pyrénées et quasiment le même nombre en Languedoc-Roussillon.

Loin de tout

C’est le cas de Clément Boher, 23 ans. Il habitait la région toulousaine, avec ses parents, lorsqu’il est devenu électrohypersensible il y a sept ans. Il a dû tout quitter il y a un an et demi pour s’isoler dans les Pyrénées-Atlantiques. Ses parents l’ont suivi. Loin des ondes.

Violette Gould, 17 ans maintenant, n’a pas eu besoin, elle, de déménager. Où elle vit, dans le Couserans, en Ariège, « en fond de vallée », elle reste à l’abri des ondes.

Lorsque s’est déclaré son handicap en 2010, c’est une nouvelle vie qui a commencé pour elle : impossible d’aller à l’école et début des cours par correspondance, impossible de se déplacer en ville, de garder le contact avec ses amis, impossible aussi d’aller soigner son genou. « Du collège, je n’ai gardé qu’une seule amie, témoigne-t-elle, aujourd’hui. C’est sûr que je n’ai pas la vie sociale que j’aimerais avoir. »

Les électrohypersensibles se retrouvent isolés, ne pouvant profiter des services publics et perdant totalement toute autonomie. « On oblige Clément à se confronter aux ondes pour ne pas être totalement coupé », confie Sylvie, sa mère.

Violette voulait devenir paléontologue. Elle a pu obtenir son baccalauréat après des mois et des mois de démarches pour pouvoir le passer dans une salle à l’abri des ondes au centre hospitalier Ariège-Couserans. « Je vais cependant devenir bergère, déplore-t-elle. Je vais faire un stage auprès d’une connaissance pour ça. Je ne peux pas étudier. Le faire par correspondance, ça suffit. J’espère ne pas faire ça toute ma vie, mais c’est le seul métier que j’ai trouvé pour ne pas être exposée aux ondes. »

Je n’arrive pas à retrouver un travail

Clément, lui, a pu décrocher son bac. Il voulait devenir accompagnateur en montagne. Impossible maintenant : même en montagne, les ondes sont présentes et le métier oblige à avoir des moyens de communication. Ses journées sont rythmées par l’occupation des espaces verts de sa maison et des quelques animaux qu’il a, « mais pas assez pour en vivre ».

Des concessions, il faut savoir en faire lorsqu’on est électrohypersensible. C’est même une question de survie. Evy Rouque, 60 ans, sait ce que c’est. Elle a habité la région parisienne pendant des années. Elle vit désormais en Creuse, loin de la borne wifi de ses voisins du dessous ou des antennes-relais des opérateurs téléphoniques.

Bien qu’elle soit devenue électrohypersensible en 2007, elle n’a pu déménager il y a qu’un an et demi. La galerie d’art où elle travaillait venait de fermer et Evy se retrouvait donc sans emploi et sans attache. Elle est aujourd’hui toujours au chômage.

« Je n’arrive pas à retrouver un travail, explique la sexagénaire. Je ne peux pas m’approcher du wifi et il y en a partout aujourd’hui. » Elle a bien voulu faire du télétravail, le filaire ne posant aucun problème : « On m’a répondu que c’était impossible et que je devais obligatoirement venir dans les bureaux. »

La vie en ville, pour les électrohypersensibles, est compliquée à cause de la présence constante des ondes électromagnétiques, notamment émises par les antennes relais. Elles sont souvent installées en haut d'immeubles habités (avec des habitants surexposés). / © Aubin Laratte / France 3
La vie en ville, pour les électrohypersensibles, est compliquée à cause de la présence constante des ondes électromagnétiques, notamment émises par les antennes relais. Elles sont souvent installées en haut d’immeubles habités (avec des habitants surexposés). / © Aubin Laratte / France 3

 

Des souffrances invivables

Qu’est ce qui rend la vie de ces personnes si dure ? Les symptômes. « Ils sont multiples », explique le professeur de cancérologie à l’Université Paris-Descartes, Dominique Bellepomme, l’un des rares spécialistes du sujet en France. Tout commence par des douleurs au niveau des oreilles, des maux de tête, des picotements dans les membres…

Plus tard, ils sont atteints de troubles cognitifs et même de pertes de mémoire. On remarque aussi chez les personnes électrohypersensibles une fatigue importante, des difficultés pour dormir et une perte d’appétit. Des problèmes de vision et auditifs peuvent aussi rendre la vie dure aux personnes électrohypersensibles.

Cette maladie évolue dans le temps : « Au début, les malades vont être sensibles à une gamme de fréquences électromagnétiques pour ensuite être sensibles à l’ensemble du spectre électromagnétique, explique Dominique Bellepomme. On aboutit à une intolérabilité aux champs électromagnétiques. »

Tout le monde est sensible aux ondes, certains sont hypersensibles

On distingue, parmi les ondes électromagnétiques, celles de basses fréquences et, les autres, de hautes fréquences. Les premières sont émises par les lignes électriques, les transformateurs ainsi que tous les appareils électriques branchés. Les deuxièmes sont émises par tout appareil qui transmet une information, c’est le cas des antennes relais, une borne wifi, le téléphone portable ou encore le four à micro-ondes.

Ces ondes électromagnétiques sont classées comme « potentiellement cancérigènes ». « Il y a un potentiel risque sanitaire », confirme Catherine Gouhier, secrétaire générale du Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem). Elle écrit un livre sur l’électrosensibilité, « pour montrer que chacun de nous est sensible et que d’autres sont hypersensibles ».

S’éloigner des zones exposées aux ondes, « se mettre au vert » comme disent les malades, permet de se sentir mieux au bout de quelques jours. C’est une maladie qui, dès qu’elle se déclare, « nécessite une prise en charge rapide », explique Sophie Pelletier, porte-parole de l’association Electrosensibles de France. Rester trop longtemps exposé au mal accentue la sensibilité et la souffrance.

Sophie Pelletier parle des symptômes qui rendent la vie difficiles aux personnes électrohypersensibles

 

« C’est tout qui s’écroule »

L’électrohypersensibilité conduit donc à l’errance. « Certains sont obligés d’aller vivre nulle part, explique Sophie Pelletier. Plusieurs ont réussi à se caler dans un petit coin loin de tout pour vivre leur petite vie. »

De nombreuses personnes ont dû arrêter de travailler pour se « mettre au vert ». « Certains circulent dans les zones sans ondes à bord de camions métalliques, transformés en cage de Faraday, pour ne pas être atteints par les ondes », confie Marie-France Hebrard, présidente de l’association Robin des toits en Midi-Pyrénées et elle-même électrohypersensible.

Chez eux, dans une maison préservée des ondes « pour le moment », Clément et sa famille accueillent régulièrement des électrohypersensibles. « On a 3-4 personnes qui viennent régulièrement, confie Sylvie. Certains ne se déplacent qu’en fourgon et viennent ici pour se reposer ou s’approvisionner en nourriture. »

Il y en a qui crèvent dans leur coin

Parmi ses visiteurs réguliers : un maître de conférence, originaire de Normandie, « très intelligent, qui parle 7 langues », aujourd’hui en souffrance sur les routes de l’Ariège. Clément lui même s’est retrouvé quelque temps en errance à rouler en fourgon à la recherche d’un coin paisible.

Des familles et des couples sont brisés. « Il y en a qui crèvent dans leur coin, déplore Evy, qui tient aussi un blog sur l’électrohypersensibilité. Il y en a qui vont se réfugier dans des grottes. »

Ce syndrome, récent, détruit des vies. Marie-France Hebrard raconte l’histoire d’une personne qui s’est découverte électrohypersensible : « Son compagnon, lui, était technophile. Le couple s’est séparé. » La petite amie de Clément l’a quitté et n’a plus jamais donné de nouvelles. « C’est tout qui s’écroule », témoigne Sylvie, sa mère.

Yves, à Rieux-de-Pelleport (Ariège), dit être devenu électrohypersensible après la pose de son compteur Linky. Depuis, il a couvert ses murs d'aluminium pour se préserver des ondes. / © Aubin Laratte / France 3
Yves, à Rieux-de-Pelleport (Ariège), dit être devenu électrohypersensible après la pose de son compteur Linky. Depuis, il a couvert ses murs d’aluminium pour se préserver des ondes. / © Aubin Laratte / France 3

 

Tout le monde est vulnérable

Vous-même pourriez devenir électrohypersensible. Rien ne prédestinait ces hommes et femmes à le devenir. Un jour dans leur vie, ils ont vraisemblablement tous été confrontés à une forte et/ou longue exposition aux ondes. Leur corps a dit stop. Depuis ce jour, ils ne supportent plus les ondes.

« On n’aime pas le terme maladie, explique Sophie Pelletier. On préfère parler de perte de tolérance aux ondes électromagnétiques. » « C’est comme une intolérance au gluten », ajoute Catherine Gouhier.

Sophie Pelletier évoque la façon dont on devient électrohypersensible

Ce jour-là, Yves Stephan s’en souvient. « C’était le 5 janvier 2017 », explique-t-il. Cet habitant de Rieux-de-Belleport, en Ariège, est catégorique : « Dès le jour où on nous a installé le compteur Linky, ça a commencé. » Comme lui, sa femme, Eliane, l’est devenue à ce moment-là. Depuis, le couple ne dort plus chez lui. Après avoir pris la route pour se réfugier dans des zones paisibles pendant l’hiver, dormant chaque nuit dans leur voiture, il a installé une tente dans son jardin.

Chez Enedis (ex-ERDF), on défend son compteur intelligent « qui n’est rien d’autre qu’un compteur ». Chaque foyer devra en être équipé d’ici 2021. « C’est un appareil qui respecte les normes et qui émet bien en-dessous de celles-ci, explique François Camerlynck, directeur territorial en Ariège. Si ces normes ne conviennent pas, alors c’est à ceux qui les déterminent qu’on doit le reprocher. »

Une autre source, toujours à Enedis, considèrent ces malades comme atteints de « troubles d’ordres psychiques », des troubles que certains utiliseraient pour dénigrer ce compteur.

C’est l’environnement du patient qui pousse à l’électrohypersensibilité

Violette, elle, est devenue électrohypersensible à la suite de deux événements concomitants. C’était en 2010. Elle avait 11 ans : « J’avais fait une longue balade sous une ligne à très haute tension pendant l’été puis, quand je suis rentrée au collège en septembre, une antenne 3G avait été installée sur le toit de l’établissement. Depuis, je ne supporte plus du tout les ondes. »

L’histoire est la même pour Evy. Lorsqu’elle rentre de vacances dans son appartement parisien, l’antenne-relais qui se trouve juste en face de chez elle a été montée en puissance. « La 2G m’avait déjà fragilisée, confie-t-elle. La 3G m’a tuée. » Certains sont devenus électrohypersensibles car exposés trop longtemps ou restés trop près d’une borne wifi.

« Une certaine exposition aux ondes va modifier le comportement, explique Dominique Bellepomme. C’est l’environnement du patient qui pousse à l’électrohypersensibilité. »

Comment expliquer que des personnes, d’une même famille, baignant dans un même environnement, ne deviennent pas tous électrohypersensibles ? « Tout le monde est sensible aux ondes, réagit Sophie Pelletier. Il suffit de rester plusieurs heures au téléphone portable pour avoir mal à la tête. Certaines personnes sont cependant plus sensibles que d’autres. » On constate cependant plusieurs cas dans lesquels une famille entière, ou au moins plusieurs membres, se retrouvent dans cette situation.

Une maladie compliquée à diagnostiquer

L’électrohypersensibilité est un syndrome récent. Il est de plus en plus répandu avec le développement du réseau mobile, l’augmentation des puissances (le passage à la 3G, 4G, et bientôt le 5G), la mise en place de bornes wifi dans les espaces publics et l’amplification des nouvelles technologies qui multiplient les machines émettrices d’ondes.

« Certains sont électrohypersensibles, mais ne le savent pas car ne connaissent pas l’électrohypersensibilité », explique Sophie Pelletier. C’était le cas d’Evy, lorsqu’il y a dix ans, elle a été atteinte par les premiers symptômes. Elle passe à l’époque plusieurs examens : ils ne donnent rien. « Selon eux, j’étais en très bonne santé ! », explique-t-elle. En réalité, elle a des vertiges, des nausées, des pertes de mémoire, sa vue baisse et elle souffre de migraines. « Je lisais, mais ne comprenais pas ce que je lisais », se souvient-elle.

Ils ont cru que j’étais dingo

En souffrance, elle reste terrée chez elle des jours entiers. Sans comprendre que le mal est juste en face de sa fenêtre, pointé vers elle. Son état ne s’arrange pas. Un jour, elle va loger chez un de ses amis. Elle se rend compte qu’elle se sent mieux. Lorsqu’elle retourne chez elle, ça ne va plus. Elle comprend et fait le lien avec l’antenne-relais qui trône en face de chez elle. « Je ne pouvais plus rentrer chez moi, je me suis retrouvée à la rue », témoigne-t-elle.

Entre temps, Evy fait le tour des médecins de la capitale. « La plupart ne connaissait rien aux champs électromagnétiques, se souvient-elle. Qu’est-ce qu’on me dit ? Que c’était le stress ! Le stress ! » Un jour, on lui propose une prise en charge en hôpital psychiatrique. « Ils ont cru que j’étais dingo », confie-t-elle. C’était en 2007.

Marie-France Hebrard aussi a mis du temps avant de comprendre ce qu’elle avait. Elle souffrait de troubles de la vision, avait des douleurs dans la nuque et souffrait d’arythmie cardiaque. Ces symptômes ne se déclaraient que lorsqu’elle sortait de chez elle.

« Les médecins me prescrivaient des bêtabloquants qui me mettaient totalement à plat », se souvient-elle. Elle comprendra l’origine de son mal-être lorsqu’elle se sentira de nouveau mieux dans une zone blanche. La situation a duré de trois ans.

Clément souffrait lui de douleurs musculaires et dans les articulations. « On me disait que c’était normal, que c’était parce que j’étais très sportif », explique le jeune homme. Avec le temps, il perd l’audition à l’oreille droite, se retrouve de plus en plus aux urgences à cause de défauts cardiaques… Plusieurs fois, c’est l’ambulance qui l’a transporté. Le corps médical lui prescrit de la codéine. Sans effet.

Dominique Belpomme, professeur de cancérologie et président de l’Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse (Artac) est l'un des seuls spécialistes en France de l'électrohypersensibilité. / © Mehdi Fedouach / AFP
Dominique Belpomme, professeur de cancérologie et président de l’Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse (Artac) est l’un des seuls spécialistes en France de l’électrohypersensibilité. / © Mehdi Fedouach / AFP

C’est seulement informé par un médecin qu’il ira voir le docteur Dominique Belpomme qui diagnostiquera un syndrome d’électrohypersensibilité. Il aura fallu attendre six ans. Six années durant lesquelles Clément sera resté confronté aux ondes.

« Aujourd’hui, le tableau est moins noir, confie Sophie Pelletier. Le corps médical commence à en prendre conscience, mais c’est encore le cas d’être pris pour un fou. » Incompris, plusieurs ont été placés par leurs familles en psychiatrie. D’autres ne comprenant pas ce qui leur arrivait ont tout quitté ou ont mis fin à leurs jours.

C’est une idée qui a traversé l’esprit d’Yves et Eliane. « Mes parents pensaient au suicide lorsque ça allait vraiment mal, je les voyais dépérir », confie leur fille. Au début, elle allait leur rendre visite deux fois par jour. « On a eu la chance d’être entouré, on a pu se réfugier chez mon frère, chez d’autres membres de la famille, explique Yves. Seuls, nous ne savons pas comment nous aurions fait et où nous serions… »

Une lutte de tous les jours

Vous n’y croyez pas ? Beaucoup sont dans votre cas. Pour les malades, cela est une souffrance supplémentaire. « Il y en a même dans ma famille qui n’y croient pas…, déplore Yves. Quel serait mon intérêt d’inventer tout ça ? » Ses amis lui ont confié que si ça n’avait pas été lui, alors ils n’y auraient pas cru. Il espère une reconnaissance par l’État et le corps médical de la maladie.

« La lutte contre les institutions pour reconnaître cette maladie est aussi un combat de tous les jours », explique Sylvie. Son fils, Clément, lui, a eu des problèmes lorsqu’il étudiait. « On me disait que j’étais un fainéant, se rappelle-t-il. Que je faisais du cinéma juste pour ne pas travailler. » Même sa mère avoue avoir été prise de doutes avant de se rendre compte de la réalité de la souffrance de son fils.

Le professeur Dominique Belpomme a mis sur pied une batterie de tests pour démontrer l’électrohypersensibilité des patients au-delà de leurs simples dires : il fait passer des tests sanguin et urinaire ainsi qu’un examen à l’écho doppler cérébral pulsé.

Yves a aménagé sa maison de façon à vivre correctement. Il dort dans une tente installée dans son jardin. Il ne peut pas encore déménager, mais y pense. / © Aubin Laratte / France 3
Yves a aménagé sa maison de façon à vivre correctement. Il dort dans une tente installée dans son jardin. Il ne peut pas encore déménager, mais y pense. / © Aubin Laratte / France 3

 

Déménager et aménager son logement

La solution, les électrohypersensibles la connaissent : déménager vers une zone blanche, à l’écart des ondes. « Il faut les moyens, admet Sophie Pelletier. Ça peut être coûteux, mais il faut aussi avoir le courage de tout quitter. » Dans les Pyrénées, ils sont nombreux à s’y être réfugiés. « Si ma belle-mère n’habitait pas chez nous, on serait déjà partis dans les montagnes », avoue Yves. Il a déjà repéré un lieu, à 2000 mètres d’altitude, « où (il) se sent bien ».

Une fois Clément diagnostiqué électrohypersensible, ses parents n’ont pas hésité très longtemps. « Ça s’est fait en six mois », explique Clément. Sa mère, qui avait démissionné pour s’occuper de son fils, ajoute : « Quand on vous dit que la seule solution c’est de déménager ou que vous pleurez votre fils d’ici trois ans, on se décide assez vite. »

Lorsque la famille s’est installée ici début 2016, elle avait eu l’assurance que la couverture mobile n’évoluerait pas. « Il y a maintenant la moitié de nos terres qui, au début, n’avaient pas d’ondes et qui sont maintenant impossibles à fréquenter pour Clément, témoigne sa mère. C’est un vrai coup de poignard dans le dos. Une trahison. »

Pour sensibiliser les politiques à cette maladie, et demander des solutions, Clément leur a écrit. Chaque candidat à la présidentielle a reçu une lettre. Un seul, Jean-Luc Mélenchon, a répondu. Il en aurait fait un thème de l’entre-deux tours s’il y avait accédé. Depuis qu’Emmanuel Macron a été élu, il envoie des courriers à Brigitte Macron, sa femme. Sans plus de succès.

Aubin Laratte – Publié le

http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/electrohypersensibles-refugies-ondes-1316711.html

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