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LINKY – un collectif réclame un référendum à Grenoble

FOCUS – Les compteurs électriques « intelligents », prévus pour être déployés à Grenoble en 2017, sont dans le collimateur d’un collectif grenoblois qui réclame la tenue d’un référendum à l’échelle de la métropole.

Nocif Linky ?

Pour justifier le déploiement de Linky imposé par Bruxelles, Paris se base sur une étude du Criirem… inapplicable. Les compteurs électriques “intelligents” se déploient en Isère. Premières sur la liste, les villes de Fontaine, Échirolles, Saint-Martin-d’Hères. Annoncés à Grenoble pour 2017, ces compteurs rendus obligatoires par la loi sur la transition énergétique sont attendus de pied ferme. Les compteurs électriques communicants Linky se déploient en Isère comme dans toute la France.

A Grenoble, un collectif réclame un référendum.
© Séverine Cattiaux – placegrenet.fr
Les compteurs électriques communicants Linky se déploient en Isère comme dans toute la France. A Grenoble, un collectif réclame un référendum. © Séverine Cattiaux – placegrenet.fr Et notamment par un collectif, Stop compteur Linky 38, qui a déclaré une guerre ouverte à Linky, réclamant la tenue d’un référendum à l’échelle de la Métropole.
Pour le collectif grenoblois, ces compteurs communicants, prévus pour faciliter les économies d’énergie, seraient « nocifs pour la santé, intrusifs en terme d’analyse des comportements domestiques, inutiles, imposés et chers ». 90 % des foyers français équipés d’ici 2021 Le petit boîtier a été imposé par l’État à la suite d’une directive européenne de 2009 visant à équiper au moins 80 % des foyers d’ici 2020.
En France, l’objectif est de 90 % pour 2021, soit 35 millions de compteurs installés.
Un très gros marché pour ERDF évalué à 5 milliards d’euros. Pierre Le Ruz, président du Criirem. DR Pierre Le Ruz, président du Criirem : « l’étude de 2011 n’est pas applicable » © DR Fait étonnant, ce déploiement est soutenu par les pouvoirs publics sur la base d’une étude commandée par le syndicat intercommunal de la mairie de Paris au Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électro-magnétiques non ionisants (Criirem) réalisée en… 2011. Ce qui ne manque pas d’étouffer son président. « C’est scandaleux ! s’insurge Pierre Le Ruz. Cette étude avait été réalisée sur du matériel expérimental qui n’a rien à voir avec la technologie déployée aujourd’hui ! Ce que l’on avait validé n’est pas applicable. » Pour l’association, de nouvelles mesures doivent être entreprises.
En attendant, Linky continue de se déployer sans que finalement, aucune étude de risques adaptée n’ait validé le dispositif. Or pour le Criirem, qui demande que soient au moins respectées des distances de sécurité*, cette nouvelle technologie n’est pas sans risques.
Les compteurs Linky utilisent la technologie des courants porteurs en ligne (CPL) afin de communiquer avec les appareils domestiques pour en relever la consommation. Des radio-fréquences nocives ? Du compteur au concentrateur en passant par le répéteur, de la réception à l’envoi des données, toute la chaine émet des radio-fréquences, dont le centre international de recherche sur le cancer (CRRC) a reconnu les effets possiblement cancérigènes. Sans parler des problèmes de compatibilité électromagnétique. Linky le nouveau compteur électrique communicant d’ERDF est contesté.
A Grenoble, un collectif réclame un référendum.
Crédit ERDF Linky, le nouveau compteur électrique communicant. © ERDF En Europe, des pays freinent. L’Allemagne a ainsi renoncé à généraliser le compteur “intelligent”, quitte à s’attirer les foudres de Bruxelles. En France, la grogne monte. Des communes s’opposent à l’installation des compteurs. Le citoyen, lui, n’y voit pas bien clair. Débat d’experts ? Véritable question de santé publique plombée par des enjeux financiers énormes ? Car le compteur électrique communicant ouvre une porte. Derrière, c’est le marché des compteurs à eau et à gaz qui se prépare. « Nous ne sommes pas contre les technologies mais contre les technologies qui se développent sans gestion des risques », se défend le président du Criirem.
La transparence, c’est ce que réclame le collectif grenoblois :
« Nous pensons que les Grenoblois ont le droit d’être informés de manière indépendante et de décider ou non de l’installation des Linky. » Patricia Cerinsek * Deux mètres pour le compteur, cinq mètres pour le concentrateur.Source : article Compteurs Linky : un collectif réclame un référendum à Grenoble | Place Gre’net – Place Gre’net

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