Témoignages

A 70ans elle doit vivre dans les bois !!!

Edition de Saint-Étienne – Loire Forez :

victime d’électro-hypersensibilité, elle vit seule dans les bois

Electro-hypersensibilité. Pour la plupart des gens le sujet prête plutôt à sourire, pourtant les personnes souffrant de ces troubles vivent un enfer.

Marguerite mesure le champ électromagnétique à l’aide du détecteur de Colas Diallo, militant du collectif EHS 42. Photo Louis Forissier
Marguerite mesure le champ électromagnétique à l’aide du détecteur de Colas Diallo, militant du collectif EHS 42. Photo Louis Forissier

« Les ondes me provoquent de violents maux de de tête, des brûlures et des malaises », déclare Marguerite. Des troubles insupportables qui lui feront quitter son travail sur Saint-Etienne et entraineront peu à peu l’abandon de tout lien social.

Aujourd’hui âgée de 70 ans, Marguerite vit depuis deux ans dans la campagne forézienne. Seule, dans une petite bâtisse au cœur des bois, elle ne dispose ni d’eau, ni d’électricité. Un rideau d’aluminium protège la porte de l’unique pièce de l’habitation.

« Ici au moins je suis isolée et protégée », déclare Marguerite rajoutant « quand on est électro hypersensible, on n’existe pas. La médecine ne peut rien pour nous. Nous sommes considérés comme relevant d’une maladie psychiatrique mais c’est faux. »

Plusieurs organisations environnementales dénoncent actuellement l’électrosmog, le nuage d’ondes électromagnétiques créé par le Le Li-Fi, standard international depuis 2011, était commenté dès 2012 par l’association Next-Up comme « une technologie écologique révolutionnaire opérationnelle et prometteuse dans l’évolution des communications sans fil ». Elle est par ailleurs utilisée dans le domaine de la localisation au Chili, en cas d’éboulement dans les mines. Le groupe Leclerc l’a installée dans des centres commerciaux. La Li-fi entre directement en concurrence avec la 4G et la future 5G, dont les nouvelles fréquences inquiètent les associations de veille. Plusieurs organisations environnementales dénoncent actuellement l’électrosmog, le nuage d’ondes électromagnétiques créé par le déploiement de nouvelles technologies : wi-fi, téléphone portable, compteurs dits intelligents.Avec l’arrivée du Li-fi dans la vie réelle, la 5G est déjà dépassée. Mais un obstacle de taille est à résoudre : tous les équipements actuels doivent être renouvelés pour s’adapter à cette nouvelle technologie utilisable partout, facile

Le 18.01.2016 |

Plus de vie avec le LINKY

Madame Renée F
65100 Poueyferré 25 janvier 2016
 Bonjour
A cause du Linky je suis aujourd’hui sans domicile. Mr Alain B. qui reçoit mon courrier et m’héberge depuis 15 jours m’avait trouvé une maison seule où j’aurais pu être bien.
Je rentre le 1° janvier 2016; dans les 8 jours obligée de partir en catastrophe. Débarrasser vite le logement! J’ai failli mourir dans la nuit cause le compteur Linky était installé, terrible, une horreur, des pulsions violentes, irradiée, comme emmurée etc… c’est inimaginable,  la mort assurée, protection du ciel. de + une violente tempête dehors, j’ai ouvert. Un miracle de m’être tirée de ce danger éminent.
Aujourd’hui je suis sans domicile. Je ne sais plus où aller et que faire?
Alain B. garde mes affaires, m’a vite hébergé chez lui, mais je dois maintenant partir. je ne trouve rien: trop chargé. Je ne peux plus tenir nulle part.
Lourdes passée en 4G, ainsi que ses environs
Poueyferré est très chargé. La vieille maison où loge Alain B. moins exposée, je me suis un peu remise.
Je ne peux absolument plus tenir à Lourdes ni dans ses environs.  Je souffre terriblement. Patricia B. Médecin, qui est venue lorsque vous avez répondu à mon appel de détresse a eu un accident de travail. Je ne peux pas la joindre, de +, plus de cabines téléphoniques.
Il me faut absolument partir; je ne sais où aller? que faire? car je ne vais plus pouvoir rester chez Alain. je me retrouve sans rien, ruinée. heureusement je perçois la pension de retraite mais trouver à me réinstaller m’est très difficile, vu mon état et aussi financier. Alain est très charitable pour moi, mais je ne peux pas rester davantage, je le comprends bien.
Voilà, je sais que beaucoup d’EHS comme moi sont en situation difficile. Que faire?
très amicalement
Si vous pouviez savoir s’il y aurait où aller? annonce pour EHS.  Merci
Cette fois-ci je suis déstabilisée car sans domicile.

QUE FAIRE ?

Bonjour,
Je suis consultante autonome depuis 2005. Point n’est besoin de dire que les trajets TGV, avion, rapports sur ordi, recherches sur le Web, consultation mails font partie de mon travail au quotidien.
Or, depuis mi 2014 je ne peux travailler plus de 1h1/2 à la fois devant l’ordi. Ce n »est pas simple car j’aime me concentrer longtemps et suis sur des dossiers que j’aime aussi. J’ai constaté qu’au retour de voyages j’étais extrêmement fatiguée.
J’accumule les soucis depuis plus de 2 ans alors que ma vie personnelle me ravit (mari aimant depuis plus de 20 ans et une enfant extraordinaire depuis 12 ans) : fatigue, rougeurs au visage, lourdeur dans la tête, nez encombré, maux de tête violents et soudains (inédit pour moi), difficultés de concentration (alors que j’ai des capacités de réflexion transversales), troubles du sommeil avec des réveils à 2/3h du matin, nervosité associée à une irritabilité (difficile pour l’entourage), acouphènes persistants (impliquant parfois une perte de sens de la vie), vertiges soudains, …..
> L’homéopathie me permet de limiter les angoisses, les séjours en Corrèze sont reposants l’été mais mon chiffre d’affaire s’écroule et je ne peux plus subvenir à mes besoins (je n’atteins plus le SMIC en terme de revenus) : je n’arrive plus à tenir les missions correctement.
La question de la reconversion se pose. Comment puis-je faire ? Qui peut m’aider ? C’est un peu démunie que je vous contacte car les perspectives d’avenir professionnel sont moroses … A titre personnel , je suis amenée de plus en plus à refuser des rencontres au sein de manifestations pour les mêmes raisons car je sais que les jours suivants seront difficiles (au lit ou enfermée chez moi parfois pendant plusieurs jours)
Vers qui me retourner ?
Je vous remercie pour votre écoute et vos conseils dans ce contexte, même si je crains de n’être pas vraiment prise au sérieux et si je doute parfois. Je pense que vous pourrez entendre ma demande car concernée par la question. Cela fait bientôt un an que je pense que le problème est lié aux ondes après avoir croisé les expériences. …. Mais que faire ?
> Merci encore
> Bien cordialement
> V.F

Je ne croyais pas à l’électrosensibilité…..

Jean-Charles 
dans le journal MIDI LIBRE
Je ne croyais pas à l’électrosensibilité moi-même avant que cela m’arrive cet hiver.
Avant je pensais que les « électrosensibles » étaient des personnes de constitution physique chétive, de celles qui sont toujours « patraques » ou qui abusent du téléphone portable. N’utilisant ni portable, ni WiFi, j’étais à cents lieux de penser que cela me toucherait. Mon électrosensibilité a été déclenchée suite à une surexposition à 2 antennes-relais à environ 100 m en face de mon bureau. J’ai mis plusieurs semaines à trouver la source de mes troubles inhabituels, en observant dans un premier temps ce qui était nouveau dans mon environnement : les antennes-relais. Des consultations médicales ont écartées d’autres maladies possibles et après diverses analyses, le diagnostic est malheureusement tombé : électrosensibilité.
Ce n’est que plusieurs semaines après que j’ai appris que d’autres collègues de bureau, assis du même côté du bâtiment, ressentaient des troubles similaires (violents maux de tête, apparition soudaine d’acouphènes, forte baisse de tension, pertes d’équilibre, tachycardie, effets de chauffe sur le corps, cloques sur la peau…).
Aujourd’hui ma vie a basculé et je ne travaille plus depuis plusieurs mois. Je ne souhaite à personne de subir cela tant c’est douloureux et handicapant ; cependant, face au déni que certains opposent, il m’arrive de souhaiter parfois qu’ils connaissent les prémisses de ces symptômes pour enfin comprendre l’existence de l’électrosensibilité… (désolé)

Vivre sans téléphone mobile, c’est possible

portable

Chère lectrice, cher lecteur

Suite à ma lettre sur les ondes électromagnétiques, de nombreux lecteurs m’ont écrit pour me dire qu’ils ne pouvaient pas vivre sans téléphone portable. Je comprends bien. Dans de nombreux cas, il n’est tout simplement pas possible de s’en passer, pour des questions de responsabilité familiale ou professionnelle.

Mais pour la petite histoire, je peux témoigner qu’une vie sans téléphone mobile est possible et même très agréable. J’ai perdu le mien dans un TGV fin juillet 2011, ainsi que je l’ai déjà raconté. Comme mes vacances commençaient, je n’ai pas voulu en racheter un tout de suite. Et j’ai redécouvert la liberté d’une vie sans téléphone mobile. Je n’en ai jamais repris.

C’était dur au début : je ne pouvais plus savoir à tout moment où étaient ma femme ou mes enfants. Je ne pouvais plus appeler en faisant les courses pour demander ce qui manquait à la maison, ni repousser un rendez-vous si je m’apercevais en chemin que je serais en retard, ni profiter de mes temps morts dans les transports pour appeler mes amis. En vélo ou en voiture, plus de possibilité de téléphoner en route pour qu’on me guide : il fallut réapprendre à étudier la carte à l’avance, noter les explications avant de partir et souvent tourner un peu avant de trouver mon chemin.

En plus de ces inconvénients, ma famille, mes collègues de travail et mes amis ont trouvé très énervant au début de ne plus pouvoir me joindre à tout moment. À chaque fois, c’était : « On en a marre de ne jamais pouvoir te joindre ! Quand vas-tu enfin racheter un portable ? »

Imperceptiblement toutefois, chacun s’est habitué à la nouvelle situation… Je me suis aperçu que j’avais plus de plaisir à retrouver mes proches quand je n’avais pas déjà tout raconté par téléphone avant d’arriver. J’ai redécouvert l’impression d’être seul sur de longues périodes. Sur le coup, cela me rendait parfois triste, j’avais envie de me distraire en téléphonant ou en consultant mes SMS (Snapchat et Whatsapp n’existaient pas) ; mais cela m’a permis de retrouver le calme, ce sentiment oublié de l’attente et, oserais-je dire, de l’ennui.

L’attente et l’ennui, des sentiments en voie de disparition

Peut-on imaginer que nos grands-parents, pendant la guerre, restaient des mois voire des années sans nouvelles de leurs proches, à attendre sans avoir la moindre idée de si et quand un événement allait se produire ?

Le facteur, qui arrivait à l’horizon sur sa bicyclette incertaine, avait-il dans sa sacoche une précieuse lettre envoyée par l’être aimé ? Cet être aimé était-il toujours en vie ? Au moment d’envoyer la lettre, oui. Mais au moment où elle arrivait, ne lui était-il pas arrivé malheur entre temps ?

Il fallait accepter de ne pas savoir, accepter d’attendre sans savoir. Passer des soirs, des nuits, des semaines dans cette attente fixe, à regarder la pluie tomber ou le soleil briller inutilement.

Mais parler de la guerre et des lenteurs de la poste autrefois, c’est oublier que la première administration des postes ne fut créée que sous Charles Quint (en 1520) [1] et le premier timbre postal en 1840 [2]. Avant cela, votre pays pouvait entrer en guerre, être envahi, vous n’en étiez souvent pas informé avant de voir les soldats ennemis enfoncer la porte de votre maison.

La vie n’était donc pas entrecoupée de nouvelles constantes arrivant des quatre coins du monde. Il n’y avait pas de « nouveautés ». Tout ce que vous voyiez arriver autour de vous n’était, sauf exception, que la répétition apparemment éternelle des saisons et du cycle de la vie que vos parents, vos grands-parents, et les grands-parents de vos grands-parents, avaient connue.

Tout cela était lent. Et l’on s’ennuyait beaucoup.

L’été, quand on menait les troupeaux au pâturage, on n’enchaînait pas le soir-même avec une sortie au cinéma ou un match de foot. On restait là. On dormait là. Pendant des jours, des semaines, des mois, il fallait recommencer le même travail, et trouver dans le spectacle de la nature les « nourritures spirituelles » capables de satisfaire notre besoin de penser, de sentir, d’aimer et d’espérer.

L’hiver, quand la nuit tombe à 5 heures, seuls les privilégiés avaient la chandelle ou des bûches pour continuer à coudre, à lire, à jouer à la lumière des flammes. Pour les autres, l’obscurité s’abattait sur l’atmosphère glacée et l’attente commençait, une attente longue et angoissée jusqu’à ce qu’enfin resurgisse la clarté de l’aube, quinze heures plus tard.

Que faisaient les enfants pendant ces longues soirées, non seulement sans télé et sans console, mais aussi sans livre et sans lumière ? Comment les parents soignaient-ils leurs nourrissons qui réclamaient qu’on les change ou qu’on les rassure au milieu de la nuit ? Quels contes, chants, jeux avaient-ils pour hâter l’écoulement du temps ? Ces choses pour la plupart se sont perdues dans la nuit de la mémoire des hommes.

Reste une certitude : l’ennui leur était familier. Selon un moraliste comme Voltaire, l’ennui était nocif. « Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin », disait-il. Sans doute Voltaire se serait-il réjoui que, grâce aux ondes électromagnétiques qui nous ont amené la radio, la télé, le téléphone puis le téléphone mobile, plus personne ne semble encore avoir le temps de s’ennuyer.

Pour ma part, je reste avec ce sentiment un peu mélancolique que l’ennui devait aussi favoriser de bons côtés de l’homme.

Tout ce temps passé à ne rien pouvoir faire n’aidait-il pas à observer et à réfléchir ? Ces longs moments de calme et de solitude ne donnèrent-ils pas aux hommes préhistoriques l’idée de fabriquer les premières statuettes en bois ou en glaise ? Aux hommes des cavernes l’idée de faire les premières peintures rupestres (sur des rochers) ? Aux bergers l’idée de se fabriquer la flûte de pan, et de composer les premières mélodies ? Aux hommes du XIXe siècle, pour qui l’ennui était le « mal du siècle » selon Chateaubriand, de composer tant de belles poésies, de belles musiques et de faire tant de grandes inventions ?

Mais l’ennui est évidemment une arme à double tranchant. Une étude psychologique récente a montré que plus on pense, plus on est malheureux ; réciproquement, plus on est actif, sollicité, débordé même, moins on a de temps pour penser et plus on est heureux. Parce qu’on se sent utile, on se sent vivre évidemment. Pour trouver le bon équilibre, il est important donc de se réserver à la fois des moments pour méditer ou avoir une activité spirituelle qui vous permette de vous arrêter, faire le calme en vous-même et penser aux autres ; mais aussi de prévoir ces activités de base dans l’existence qui permettent d’éviter le piège de la déprime. Par exemple :

  1. Se promener à l’extérieur au moins 7 minutes par jour. Je mets volontairement la barre bas, très bas même, bien en-dessous du niveau idéal (le ministère de la Santé voudrait que vous fassiez 10 000 pas par jour [3]) car c’est déjà beaucoup mieux que rien.
  2. De prendre le soleil pour optimiser son moral et son taux de vitamine D
  3. De consacrer plus de temps à acheter sa nourriture, la préparer et la manger, et, encore mieux, la cultiver si l’on a un jardin qui le permet
  4. De sourire : cela réduit la douleur, améliore l’humeur et apporte plus de clarté mentale
  5. De prévoir un voyage. Même si vous ne le faites pas (apparemment on est plus heureux de prévoir un voyage que de le faire réellement !)
  6. De vivre plus proche de son lieu de travail (un temps de trajet court apporte plus de bonheur qu’une grande maison éloignée)
  7. D’éviter au maximum les pseudo « informations » sur nos écrans et nos radios

Je ne vais pas plus loin car je ne voudrais pas vous empêcher, à votre tour, d’imaginer tout ce que vous pourriez faire. Et qui sait, peut-être allez vous même décider de résilier l’abonnement de votre portable ?

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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