Maladie de Lyme

Diagnostique de la Borreliose Lyme

Dr. Petra Hopf-Seidel

Spécialisée en neurologie et psychiatrie -Spécialisée en médecine générale – Qualification complémentaire en chirothérapie – Membre de la Deutsche Borreliose Gesellschaft – Membre du Deutscher Berufsverband der Umweltmediziner

 

Symptomatologie, diagnostic et traitement de la borréliose chronique et persistante ainsi que description de quelquesfacteurs de risque contribuant à la chronicisation d’une infection borrélienne.

Avec ma sincère gratitude à la traductrice Mme. H. Schibler

La borréliose chronique et persistante

Photo: Heidi Polack

Depuis des années, l’on constate la recrudescence des tiques dans la nature et en conformité, le nombre de piqûres de tiques infectées de borrélies augmente également.

Actuellement, l’on parle environ de 500.000 à 700.000 cas de nouvelles infections /an, pendant que le nombre de cas de méningo-encéphalites à tiques, une infection virale, reste stable (environ 500 cas/ an).

En Allemagne, l’on parle de 1-2 millions de cas atteints chroniquement de borréliose, ce qui n’est qu’une estimation, puisqu’il n’existe point d’obligation de déclaration dans toute l’Allemagne (www.praxi berghoff.de/wissenschaftliche Beiträge: Häufigkeit der Lyme-Borreliose in der BRD 4/08)).

La progression nette de ce nombre dans les nouveaux Länder, dans lesquels l’obligation de déclaration existe, tout comme la très récente publication des compagnies d’assurance maladie publiques (ex : 18% de progression de cas d’infections traitées depuis 2006 chez la TKK Berlin), correspondent de façon très proche à cet ordre de grandeur.

Du fait que de nombreuses personnes atteintes après une piqûre de tique sont trop peu ou pas du tout traitées, et également par le fait de la méconnaissance des médecins qui n’ont toujours pas compris qu’une infection peut persister malgré une antibiothérapie, le nombre des infections chroniques augmente toujours.

L’on ne peut mesurer l’impact très fort sur la qualité de vie d’une personne atteinte de borréliose persistante et chronique que lorsque l’on se remémore le nombre impressionnant de symptômes possibles dans le paragraphe « symptômes ».

Cet article doit contribuer à éviter les déroulements chroniques par la démonstration des fautes immédiates après une infection borrélienne. Seront également illustrées quelques causes connues, qui apparemment conduisent à une inflammation systématique et chronique et qui contribuent à la chronicisation d’une borréliose.

Dans la description du diagnostic seront citées quelques autres possibilités existantes pour la reconnaissance d’une borréliose, en complément des anticorps (AC) et de l’immunoblot (WB). Plus loin seront énumérés les traitements antibiotiques ainsi que certaines autres possibilités thérapeutiques appliquées à la correction des inflammations chroniques et des modifications du métabolisme pouvant être engendrées par les borrélies.

De quoi faut-il tenir compte immédiatement après un contact avec une tique?

Si l’on retrouve une tique bien plantée dans un endroit du corps, il suffit de la retirer simplement à l’aide d’une pince aux bouts légèrement recourbés ou avec une carte à tique. La tique, gorgée de sang, doit être prise avec précaution sous le ventre, par son rostre (hypostom) et retirée vers le haut.

Chaque pression sur le corps rebondi devrait être évitée, sinon les bactéries présentes dans la salive peuvent être transmises par l’intermédiaire du rostre. Si un appareil photo est à disposition, une photo est recommandée avant l’enlèvement de la tique, ainsi que régulièrement par après, afin de documenter les éventuelles modifications de l’endroit de la piqûre.

Ceci peut être utile pour fin d’argumentation ultérieure, comme par exemple dans le cadre d’une reconnaissance de borréliose (médecine professionnelle- assurance maladie – etc).

La tique se nourrit d’autant plus aisément de son hôte, que le rostre est ancré plus profondément dans la peau de sa victime et ainsi remplir son abdomen de son sang. Il est très important de définir à peu près la durée de l’ancrage de la tique. Car l’infection ne peut se produire qu’au bout de quelques heures (on compte en général avec un minimum de 8 heures, pour que l’agent causal puisse passer de l’estomac de la tique, à travers le rostre dans le canal).

Si par exemple, la piqûre de tique n’est constatée que le lendemain matin, l’on peut considérer que le délai de 8 heures (durant la nuit) est atteint et il prudent, dans ce cas, de se comporter comme si l’infection a bien déjà eu lieu.

Pour la prévention du risque, l’on peut également se baser sur l’analyse de la tique elle-même en ce qui concerne la présence de l’ADN des borrélies (ehrlichia ou virus de l’encéphalite à tique) ce qui peut se faire dans un laboratoire spécialisé (voir adresses dans le complément). Le résultat de cette analyse est en principe adressé à l’expéditeur dans les 2-3 jours. De par ce fait, l’on peut clarifier plus rapidement, si des borrélies (dans le Medizinisches Labor Bremen le résultat indique même combien!), ehrlichias ou virus de la méningo-encéphalite étaient présentes dans la tique.

Comme en Allemagne, en moyenne à ce jour, 30% des tiques sont porteuses de borrélies (avec des fluctuations de 50-70% suivants certaines régions), une telle preuve de présence de borrélies dans la tique et un ancrage prouvé de plusieurs heures, donc stade précoce, pourrait amener une réduction de l’agent pathogène par l’administration d’une antibiothérapie appropriée. L’apparition d’un EM (érythème migrant) ne devrait dans ce cas, même pas être attendu en priorité, surtout parce qu’il ne représente qu’un signe incertain. Car seulement chez 50% d’infectés, l’ EM se développe effectivement.

En présence d’éléments suivants

• ancrage de la tique dans la peau de l’hôte sur une longue durée,

• résultat positif de l’analyse de la tique

je plaide en faveur d’une antibiothérapie précoce avec 2 x 200 mg de doxycycline ou 2x 50 mg de minocycline (à augmenter progressivement jusqu’ à 2 x 100 mg) durant 10 jours. Si les signes cliniques d’une borréliose en phase primaire devaient apparaître (voir page 4) ou si le test LTTborrélia devait revenir positif, l’antibiothérapie devrait se prolonger sur 30 jours.

L’apparition éventuelle d’effets secondaires d’une antibiothérapie (par ex. allergiesphotosensibilisation

–EKG et modification des taux sanguins), je ne les accepte, de par monexpérience, que chez les patients atteints d’infection tardive, devenue chronique (difficile à traiter) lorsque l’infection dans le stade précoce, n’a pas répondu à une antibiothérapie suffisante.

Ceci vaut même uniquement, si l’on argumente, que 9 sur 10 cas de patients arrivent à gérer leur infection du fait de leur système immunitaire en parfait état. En tout principe, en cet instant, il n’existe aucun choix de pour ou contre une antibiothérapie après une infection à borrélies qui définisse, si le système immunitaire du patient est assez opérationnel et réactif (voir plus bas). Je conseille donc, à titre préventif et sécuritaire, une antibiothérapie précoce si les présomptions d’une infection sont très plausibles (voir schéma de thérapie plus loin).

Quelles possibilités cliniques ultérieures, existent-elles, afin d’évaluer le risque d’une infection après un contact avec une tique ?

Le plus important après une piqûre de tique, est de rapidement surveiller son corps. Et d’observer, durant plusieurs semaines (!) si des symptômes inhabituels tels que fièvre, céphalées, problèmes à l’endormissement ou troubles de sommeil, « symptôme grippal » avec ou sans cause connue, maiségalement des douleurs musculaires et articulaires, ainsi qu’un épuisement prononcé, une fatigue diurne ressemblant à une « chape de plomb », des sueurs nocturnes sans avoir fait d’effort spécial, apparaîssent.

Si un tel évènement comme ce symptôme grippal estival apparaît pour la première fois après une piqûre de tique, il est à valoriser au même titre qu’un érythèmemigrant et à reconnaître comme symptôme d’une infection au stade précoce.

De la même manière, la formation d’un soi disant lymphocytome qui est plussouvent coloré en bleu et rouge, et qui se manifeste par un gonflement de la peau dans les tissus mous par une augmentation des lymphocytes., sedéveloppant par exemple sur les lobes des oreilles, aux joues, sur lesbourses (scrotum) ou autour d’un mamelon , est à considérer comme signed’une infection précoce. Cette réaction cutanée est souvent présente chez les enfants, mais pas uniquement chez eux.

La localisation de la piqûre de tique est importante pour le développement ultérieur de la symptomatologie, car le plus souvent les premiers symptômesse manifestent immédiatement et en premier lieu, à l’endroit ou autour de la piqûre.

En plus de l’érythème migrant qui s’étend (éventuellement) lentement, on comprend également les gonflements douloureux des ganglions proches de la piqûre (le plus souvent dans le cou, les aisselles et l’aine), les douleurs fulgurantes dans les extrémités concernées et/ou démangeaisons, des sensations d’insensibilité et de brûlures cutanées dans l’environnement de la piqûre.

Lymphocytome sur la lobe de lôreille d`un enfant – Source: www.dermis.net

Lymphocytome oculaire – Source: www.dermis.net

Les douleurs de tête et de nuque sont très fréquentes; d’abord chez les enfants qui du fait de leur taille sont le plus souvent piqués sur la tête ou les épaules (les tiques adultes peuvent grimper jusqu’à environ une hauteur de 120 cm dans les herbes et taillis et guettent ainsi dans leur position d’attente jusqu’à ce qu’elles puissent se fixer sur un nouvel hôte). Les enfants souffrent également souvent de paralysie faciale – d’un côté ou même bilatéralement (une borréliose précoce est la principale cause d’une paralysie faciale chez les enfants).

La majeure partie des infections borréliennes (environ 70%) estcependant occasionnée par les nymphes, adolescentes à 4 pattes, seulement 1 mm de grandeur, tiques encore asexuées. Elles nécessitent des peaux tendres afin de pouvoir la transpercer avec leur rostre.

C’est pour cela, qu’elles affectionnent des endroits chauds et humides du corps, avec le genre de peau comme le creux des genoux, les épaules, la racine des cheveux et derrière les oreilles, sur les paupières, l’aine, les bourses (scrotum), les lèvres vulvaires, les interstices des orteils. Pour accéder à ces endroits, la jeune tique peut nécessiter plusieurs heures, ce qui donne à sa « victime » suffisamment de temps, après un séjour à l’extérieur, pour s’inspecter sérieusement afin de trouver des tiques encore vagabondes.

Ces minuscules nymphes sont les plus dangereuses pour les humains car elles sont pratiquement invisibles; mais sont celles qui transmettent le plus grand nombre de borrélies ainsi que d’autres agents infectieux (comme le virus de l’encéphalite à tique, l’ehrlichiose/anaplasma phagocytophila, babésia, rickettsia, bartonella, coxiella).

En comparaison de ces nymphes, les tiques femelles adultes, quatre fois plus grandes, avec leur partie arrière caractérisée par leur cuirasse rouge, ne transmettent qu`environ 20% des borrélies à leurs hôtes. Elles nécessitent ce dernier repas sanguin pour réserve énergétique avant et pour la dépose de leurs plusieurs centaines d’oeufs, ponte après laquelle elles meurent. Les tiques mâles, entièrement noires, quant à elles, ne transmettent jamais d’agents pathogènes. Elles meurent après fécondation de la femelle.

Les larves, à 6 pattes, ne contribuent que très rarement aux infections à borrélies pour les humains; d’une part parce qu’elles ne sont que très peu porteuses et d’autre part, elles ne sont pas assez puissantes pour transpercer la peau humaine. Une tique femelle guette sur un brin d`herbe – Source: www.zecken.de

Comment reconnaître une infection borrélienne, lorsque ni érythème migrant, ni piqûre de tique ne figurent dans le souvenir ? C’est une question qui se pose, dès lors qu’apparaissent subitement dans le cours de la vie, des symptômes inhabituels en général et souvent variables et qui, dans la recherche médicale traditionnelle, ne trouvent aucun diagnostic plausible. Car la routine des paramètres de laboratoire,comme les électrocardiogrammes, radiographies, tomographies (CT scanner), résonance magnétique nucléaire (RMN ou IRM), et même l’électrophysiologie ne trouvent le plus souvent, aucun résultat probant.

En présence d’une maladie telle camouflée et aussi tant diversifiée que lors d’infection borrélienne avec ses multiples symptômes, physiques, psychiques et cognitifs, (qui naturellement ne se manifestent pas tous chez un même patient; cependant toujours sous combinaison individuelle), il est très important pour la pose du diagnostic, de procéder à un examen médical approfondi incluant les techniques adéquates en médecine interne, neurologie, psychologie et ophtalmologie afin de vérifier somme toute les différentes singularités du corps citées dans la paragraphe « symptômes » plus loin.

Malheureusement, il arrive toujours encore aujourd’hui que de nombreuses personnes atteintes de borréliose, pour la seule raison que parmi de nombreux symptômes ils ont aussi des modifications psychiques, se retrouvent dans les « tiroirs psychiques » et puis après un diagnostic de « troubles somatiques » soient dirigées vers une seule et unique direction : la psychothérapie et la psychiatrie. Après une cause organique possible, comme par exemple une infection, suivit de ces nombreux symptômes, en général aucune recherche différentielle n’est effectuée. Et ceci, bien que le diagnostic de « troubles somatiques » requiert obligatoirement une exclusion antérieure d’une borréliose chronique en forme de poussées.

La même chose peut se produire, lorsque l’analyse du LCR (liquide céphalo rachidien) ne démontre aucune anomalie et/ou aucun anticorps aux borrélies. C’est là que l’annonce au patient: «vous n’avez pas de borréliose» bien que cela devrait annoncer« vous n’avez pas de neuroborréliose aiguë» Car une borréliose persistante et chronique ne montre (plus) aucune anomalie du LCR, si les modifications inflammatoires ne se situent pas dans l’environnement de la moelle épinière.

Même, en tenant compte de toutes les données de l’anamnèse et malgré un examen médical approfondi, la reconnaissance d’une infection borrélienne dans sa forme chronique n’est nullement simple et tous les registres diagnostics disponibles doivent être utilisés.

Quels symptômes cliniques sont suspects lors d’une borréliose chronique et persistante ?

La suspicion de la présence d’une borréliose chronique et persistante devrait toujours être envisagée dès lors que plus d’un (en règle générale plus que trois) symptômes suivants donnent sujets à plainte. Ceci est valable pour tous les cas, dans lesquels les patients ont souvenance d’une piqûre de tique et/ou d’un EM ou si divers symptômes reviennent toujours sous forme de poussées et ensuite aussi disparaissent sans aucune thérapie.

‣ Fatigue et épuisement prononcés et durables, sans effort physique préalable (une sieste tout comme des allongements fréquents journellement obligatoires !).

‣ Fortes douleurs dans les articulations, avec localisation changeantes qui sans aucun traitement disparaissent spontanément. Formation d’épanchements, fréquemment et en partie relativement grands avant tout aux genoux ou à l’articulation des hanches (souvent dans les genoux ils sont même indolores).

‣ Maux de tête violents, le plus souvent diffus,mais aussi unilatéralement ou en forme de cercle tout autour du crâne ou en forme d’une « casquette ». Il existe aussi un «mal aux pointes des cheveux» avec douleurs lors du coiffage ainsi que des douleurs de la gorge et de la base de la langue tout comme dans la nuque et les épaules.

‣ Sinusites récidivantes et souvent non guéries, avec gonflements des muqueuses.

‣ Gonflements des ganglions lymphatiques, avec ou sans douleurs, au cou ou dans la nuque, sous les épaules et dans les aines.

‣ Douleurs musculaires et crampes dans tout le corps, sans effort préalable (les enzymes CK et/ou LDH sont en principe aussi en hausse).

‣ Douleurs aux tendons et ligaments. Le plus souvent, les douleurs se situent au tendon d’Achille, un « tennis elbow » ou bien le syndrome du canal cubital (épicondylitis), un syndrome du canal carpien, un « doigt à ressort » (digitus saltans) par gonflement des tendons et des gaines tendineuses ou douleur de la voûte plantaire par irritation fasciite plantaire (Plantarfasziitis) avec douleurs de mobilité matinales.

‣ Rupture (partielle) des tendons sans action préliminaire ; avant tout : tendon d’Achille, muscles de la cuisse (muscle quadriceps femoris) ou ceux de la jambe (muscles triceps surae) comme également les muscles des bras supérieurs (muscle biceps).

‣ Douleurs au tibia et douleurs calcanéennes (même au repos et la nuit).

‣ Douleurs de «plaies» des fixations des côtes dans le sternum et sous le bord des côtes souvent en association avec une impression de manque d’air et une pression sur la cage thoracique (ces douleurs style « pression sur la cage thoracique » peuvent être confondues avec les sensations lors d’une dépression). En même temps, surviennent aussi des épisodes de toux tenaces ainsi que des quintes de toux, de fortes dyspnées après efforts somme toute non violents comme la montée d’un escalier (le plus souvent lors de co–infections à chlamydophila pneumoniae ou mycoplasma pneumoniae).

‣ Douleurs comme des brûlures sur la peau et/ou sensation d’engourdissements, qui surviennent très diffuses sur tout le corps ou ne se situant que sur des parties restreintes et/ ou sensations de démangeaisons cutanées ou de fourmillements sur la peau, sans que celle-ci ne soit modifiée dans son apparence.

‣ Décharges « électriques » et/ou fasciculations des paupières ou autres endroits corporels (de préférence sur les bras et les jambes). Ces spasmes sont aussi visibles dans la musculature.

‣ Douleurs violentes et éprouvantes comme des « coups de couteaux » mais qui varient dans leur localisation.

‣ Coeur qui «s’emballe» comme lors de crises de tachycardie, de préférence la nuit, sans effort préalable, coeur qui « culbute » avec des ressentis très nets et désagréables palpitations.

‣ Lors d’infestation plus forte du coeur par les borrélies, il peut se produire un dérèglement de la conduction nerveuse (avec les symptômes identiques à un bloc AV jusqu’au grade III ou fortes arythmies) et en présence d’une myocardite avec péricardite, cela peut mener à un épanchement péricardial. Une symptomatique d’angine de poitrine en revanche, n’appartient pas de règle au spectre des symptômes d’une infection borrélienne.

‣ Une modification de la tension artérielle, jusque là dans la norme, qui évolue vers une hypertension, dans laquelle la valeur diastolique atteint souvent le taux de 90 mm Hg. Après thérapie adéquate pour l’infection à borrélias, cette valeur se normalise le plus souvent et les antihypertenseurs deviennent superflus.

‣ Les symptômes neurologiques sont abondants et divers. En partenariat avec de violentes douleurs dans le cadre d’un nerf périphérique et de leur fausse perception (dysesthésies), comme par exemple des ressentis de brûlures peuvent apparaître des tremblements (trémor) d’un bras/d’une main tout comme des paralysies (partielles). Le plus souvent ce sont les muscles de la cuisse qui en sont atteints. Mais apparaît également une symptomatologie d’hémiplégie et d’hémihypaesthésie comme par exemple par un foyer inflammatoire induit par les borrélies dans la moelle cervicale cliniquement comme lors d’une attaque d’apoplexie, une paraparésie (le plus souvent spastique) et dans des cas rares, même des attaques épileptiques qui peuvent être des symptômes d’une infection borrélienne chronique et persistante.

‣ Les irritations des nerfs crâniens sont nombreuses. Le plus souvent au stade précoce de la maladie l’on remarque une parésie des nerfs faciaux (parésie faciale); dans le stade chronique en revanche plusieurs des douze nerfs crâniens peuvent être simultanément atteints.

‣ Troubles oculaires. En font partie : douleurs des muscles oculaires lors de mouvements oculaires et légère diplopie (vision double), faiblesse des paupières, trouble de l’accommodation y compris vision crépusculaire, troubles des pupilles (par exemple mydriase paradoxale et ondulatoire lors de lumière directe), de très nombreuses inflammations oculaires avec brûlure aux yeux (conjonctivites) et sécheresse oculaire avec également l’impression d’avoir un corps étranger dans l’oeil mais aussi épisclérite, rétinite et scotome(réduction du champ de vision).

‣ Trouble de l’ouïe et du labyrinthe comme hypoacousie, bourdonnements d´oreilles

(acouphènes), vertiges et troubles de l’équilibre.

‣ Trouble de l’odorat et du goût, par excitations des nerfs trigéminés, tout comme une

sensibilité perturbée du visage avec perceptions erronées (dysesthésies et hyperesthésies) de

la peau. Souvent l’excitation de ces nerfs trigéminés, induit en erreur, en laissant évoquer des

« douleurs dentaires ».

‣ Les caractéristiques prouvant une présence d’infection à borrélias (le plus souvent en phase

primaire) est le soi-disant syndrome de Bannwarth. Il s’agit de douleurs vives et

irradiantes, le plus souvent nocturnes, et fréquemment dans une seule jambe. Elles imitent une

hernie discale. Egalement un syndrome d´épaule-bras, plus virulent la nuit que le jour devrait

faire évoquer un syndrome de douleurs des racines nerveuses induit par une infection

borrélienne. En opposition à une hernie discale, la douleur lors d’un syndrome de Bannwarth,

s’amenuise en journée et lors de dépense physique plus forte. En règle générale, ces douleurs

ne répondent que très peu aux médicaments utilisés lors d’hernie discale ou aux antirhumatisants.

De la même manière elles résistent le plus souvent aux exercices de

réhabilitation prévus dans le cadre de ces mêmes hernies discales. Une exploration du LCR

pourrait dans le cas d’un syndrome de Bannwarth présenter des modifications inflammatoiresaiguës

du liquide tels une élévation du taux des cellules ou un indice AC-borrélia positif, tout

comme une élévation du taux d’albumine du fait de la participation des racines nerveuses. Mais

même lors des poussées d’une borréliose chronique, une symptomatique de ce syndrome de

Bannwarth peut apparaître.

‣ Dérèglements neurovégétatifs comme par exemple une impression de température

avec très souvent des frissons violents à prédominance nocturne, des transpirations

abondantes qui sont également possible le jour, par poussées comme lors de ménopause,

idem chez les hommes que les femmes, températures subfébriles, souvent liés à des

rythmes diurnes ou mensuels, les après-midi avec impression de « joues en feu » mais sans

fièvre avérée, une toute nouvelle intolérance à l’alcool, même avec très peu d’alcool, et

les déjà nommés grande fatigue et épuisement.

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‣ Dérèglement des fonctions sexuelles, comme la perte de libido, dérèglement de la

menstruation ou de l’érection ainsi que douleurs dans les glandes mammaires.

‣ Trouble de la fonction urinaire avec des douleurs comme brûlure de la vessie et aux

testicules, sans preuve de bactéries dans les urines (« prostatite » sans bactéries), mictions

fréquentes (pollakiurie), également la nuit (nycturie), incontinence, douleurs dans l’aine sans

preuve organique (surtout après une piqûre de tique dans la région génitale).

‣ Symptômes gastro-intestinaux: comme douleurs stomacales, flatulences, impression de

satiété, dérèglements du transit intestinal (diarrhées et constipation en alternance), perte

d’appétit, apparition d’intolérance au lactose ou autre aliments. Très souvent se greffe là dessus

une perte ou prise de poids sans que le régime alimentaire ne soit modifié. L’on constate de

même une augmentation des taux hépatiques, sans que soit diagnostiquée une quelconque

cause du point de vue de la médecine interne.

‣ Modification du métabolisme comme acidose (mesurable par cinq analyses d’ urine

durant la même journée), augmentation récente du taux de cholestérol, dérèglement de la

glande thyroïdienne (le plus fréquemment abaissement avec augmentation des taux TSH) et/ou

avec développement d’anticorps (par exemple anti TPO=MAG) contre la thyroïde (Hashimoto

thyroïdite). Il apparaît également que les borrélies engendrent une modification des enzymes

de sorte que T4 ne puisse plus se métaboliser en T3 actif, mais sous une forme inverse et

inactive des T3. Ceci produit, malgré prise d’une thérapie pour la thyroïde et une normalisation

des taux de TSH, une clinique avec des symptômes croissants d’un dysfonctionnement de la

thyroïde (citation d’après Dr Klinghardt, exposé de Kiel, 09/2008).

‣ Troubles de la métabolisation de la sérotonine, avec irritations fréquentes,

accompagnés pour la première fois au cours de la vie d’attaques de panique, de situations de

peur, d’agressivité latente, crises de colère, avec des états navigants entre sautes d’humeur et

instabilité émotionnelle.

‣ Troubles graves et soutenus du sommeil, avec modification de l’architecture du sommeil

(endormissements – nuits avec réveils fréquents – sommeil non profond et non réparateur),

cauchemars par le défaut de sérotonine, résultat du dysfonctionnement de la métabolisation

du tryptophane en sérotonine.

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Rougeur migrante proche de l‘aisselle

Source: www.dermis.net

Rougeur migrante typique appelée Erythema migrans

(EM)

Photo: Dr. Petra Hopf-Seidel

‣ Principalement chez les enfants: troubles de l’attention et agitation motrice avec comme

conséquence des troubles d’apprentissage scolaire (ADSH), troubles du comportement avec

retrait de la société, angoisse nouvelle de l’école et agressivité, irritation et comportement

querelleur avec frères et soeurs.

‣ Rarement aussi des modifications psychiatriques graves comme la psychose,

instabilité maniacodépressive, comportement obsessionnel compulsif, irritabilité et agressivité

jusqu’à la perte de self contrôle.

‣ Les troubles cognitifs sont en principe décelables chez tous les patients atteints de

borréliose chronique, mais à des degrés et des formes différents. Très souvent les patients se

plaignent d’une baisse de leur mémoire à court terme, de troubles de la concentration et de

distraction accrue. Sont mentionnés de plus en plus des difficultés de planification et

d’organisation du quotidien et des pensées abstraites. La difficulté d’apprentissage lors d’

études scolaires mais également lors de mise à niveau dans une activité professionnelle est

accrue ainsi que celle de la réceptivité d’une «nouveauté» dans la vie quotidienne Les plaintes

concernent aussi des problèmes de lecture, calcul, écriture (inversion de lettres comme par

exemple en écrivant à l’ordinateur), lors de conversation par perte de vocabulaire mais aussi

lors de la pensée «brouillard cérébral». Un sentiment d’être toujours «à côté de ses baskets».

‣ Dans de très rares cas, apparaît même le signe clinique d’un psychosyndrome organique sous

la dénomination de «pseudo démence» avec des troubles d’orientation et de fortes

pertes de mémoire mais aussi des obsessions et des hallucinations.

‣ Une altération typique, mais rare, qui ne se prouve que chez 2% de tous les patients atteints de

borréliose chronique et du le stade 3, l’acrodermatite atrophiante chronique (ACA),

qui le plus souvent ne se manifeste qu’à une seule extrémité en forme de peau en « papier à

cigarettes». L’ACA au stade 1 et 2 est quant à elle beaucoup plus fréquente et va de pair avec

des gonflements de l’épiderme et une coloration bleue-rouge. On observe fréquemment une

peau marbrée (le plus souvent en combinaison d’extrémités froides).

‣ Moins fréquente est une maladie de la peau comme par exemple la Morphée (appelée

sclérodermie en plaques ou circonscrite) qui par son histologie peut être prouvée chez

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ACA stade I-II avec tumification et coloration

du malléole droite. Source: www.dermis.net

ACA stade I-II avec gonflement livid de la main droite

Photo: Dr. Petra Hopf-Seidel

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certains patients comme conséquence d’une infection borrélienne. Chez 30 % des patients ont

été aussi retrouvés des anticorps de Borrelia burgdorferi.

‣ L’érythème migrant (EM) ou aussi erythema chronicum migrans (ECM), s’il subsiste plus

de 4 semaines, fut au départ déjà reconnu comme un aspect typique cutané d’une infection à

borrélies. Cependant il est moins connu, semble-t-il, que ceux-ci peuvent se former

multiformément, donc sur différents endroits corporels simultanément et qu’ils peuvent, au

cours de l’infection, toujours récidiver. Ceci arrive la plupart du temps durant une

antibiothérapie (ce qui veut dire à l’inverse, que chaque EM reconnu ne signifie pas un

symptôme de borréliose précoce ; mais peut représenter une réactivation dans le cadre d’une

infection déjà bien existante).

‣ Le lymphocytome est également un symptôme cutané typique comme décrit plus haut.

‣ Des éruptions cutanées sous différentes formes (maculo-papules, type urticaire, sous

forme de taches ou squameux et autres) sont très souvent constatées, tout comme

l’anétodermie (atrophie de la peau et des racines des cheveux), chute de cheveux

circonférentielle (alopécie de type areata) ainsi que l`inflammation des tissus sous-cutanés avec

formation douloureuse des petits os du tissu (panniculite).

‣ En outre, il est souvent mentionné des modifications des phonères comme par ex. la

perte légère de cheveux (le plus souvent chez les femmes) ainsi que des modifications de

repousse des ongles avec cassure et formation de stries.

‣ Etonnant, bien que non spécifique à la maladie, les anesthésies et les vaccinations sont

nettement moins bien supportées par les patients atteints de borréliose. La vaccination contre

l’encéphalite à tiques semble occasionner des poussées chez les personnes infectées par

borrélia. Mais également d’autres infections bactériennes, tout comme celles de genèse virale,

peuvent être responsables de ces poussées d’une borréliose persistante et chronique

Comment se diagnostique une infection borrélienne (persistante) selon les

critères du laboratoire ?

Tous les symptômes possibles d’une borréliose persistante et chronique

déjà mentionnés ou énumérés par des patients peuvent distinctement

éveiller la suspicion de la présence de cette maladie, le diagnostic devrait

cependant être consolidé par des résultats de laboratoire concordants

comme par exemple un titrage d’anticorps à borrélia relevé ou des

bandes d’ immunoblot spécifiques.

Bien entendu, lors d’absence de positivité aux tests typiques suivants, une

borréliose chronique et persistante ne devrait pas non plus être

simplement réfutée du fait qu’il existe aussi des déroulements infectieux

séronégatifs. C’est pourquoi il serait judicieux de préférer toutes les

méthodes d’investigations directes.

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(Source: www.fotolia.de)

Pour preuve d’une infection borrélienne, il faudrait en règle générale, que les

paramètres de laboratoire suivants soient élevés :

Anticorps borrélias (AC) (avec les tests ELISA ou EIA) pour mettre en évidence, qu’un jour ou

l’autre, il y a eu conflit entre le système immunitaire (SI) du patient avec des borrélies. Cette

désignation n’est cependant pas la preuve d’activité des borrélies et/ou l’on ne peut donc pas en

déduire qu’actuellement l’infection soit encore active.

En supplément, il a été reconnu, que chez 20% des personnes infectées, aucune formation d’AC ne

s’est développée, raison pour laquelle il peut exister de nombreuses causes (par exemple cortisone

et autres médicaments immunosuppressifs au moment de l’infection, une antibiothérapie très

précoce juste après l’infection, un déséquilibre du système immunitaire pour raison d’autres

pathologies, un déficit d’immunoglobulines et bien d’autres). Lors d’une borréliose chronique

l’immunoblot – ou Western Blot- est quant à lui plus sensible et plus

probant, car il démontre par ses échantillons de bandes, si l’infection est nouvelle

ou déjà ancienne. De « vieilles bandes » typiques possédant une grande spécificité

sont par exemple : VlsE, p18, p28/29, OspA/p31, OspB/p34, BmpA/p39, p83/p100.

Mais il existe aussi des patients dits séronégatifs, qui n’ont pas de réponse

AC au test ELISA, ni aucune réponse spécifique au Blot. Cela vaut avant tout pour

les patients avec un système immunitaire affaibli ou avec un déficit

d’immunoglobulines (par ex. un déficit d’ IgG). Le SI peut également ne pas savoir

procéder à la reconnaissance des borrélies, à cause du jeu de « cache-cache »

qu’elles jouent ; par exemple repliées sous leur formes kystiques, granulaires

ou blebs, dans un biofilm ou qu’elles soient « masquées » liées dans des

immunocomplexes. Ou alors, elles se trouvent cachées dans les tissus de l’hôte

comme par exemple dans des tissus mal irrigués comme les tendons, les

ligaments ou les tissus conjonctifs, de telle sorte qu’aucun antigène ne soit

représenté et de ce fait, qu’aucune stratégie de défense humorale de l’hôte ne

suive. La même procédure est valable en ce qui concerne la «stratégie

Mimikry» des borrélies, qui par exemple à travers une stratégie d’adhésion à une protéine définie se

camouflent (par ex. avec le facteur H de l’hôte humain, ce qui était en 2005 chimiquement

intégralement déchiffré) et de ce fait ne peuvent pas être reconnues comme «étrangers» par le

système immunitaire.

Il ne faut pas taire dans ce contexte, la réalité que les laboratoires ne sont pas tous spécialisés pour

un diagnostic de borréliose et que lorsqu’ils n’utilisent pas les kits de tests avec les nouveaux

13

Centrifugation du sang

d‘un patient à fin

d‘extraction des

lymphocytes dans le

laboratoire IMD Berlin.

Image avec d‘aimable

autorisation par Dr. V. von

Baehr

14

antigènes très spécifiques recombinants de la borrélia, ces derniers ne sont pas toujours fiables (en

cas de doute du résultat du test, il devrait être refait dans un laboratoire plus spécialisé).

Même chez de patients ayant une séronégativité (sans production d’AC), une infection bien existante

peut souvent être vérifiée et ceci par le test Melisa ou le test de transformation des

lymphocytes (LTT) à quelques détails près identiques dans la méthode.

Car avec le LTT, la réaction antigénique cellulaire (et non humorale) du système immunitaire du

patient est mesurée par rapport à des antigènes borréliens, ce qui d’après toutes les études

jusqu’alors conduites semblerait même plus sensible que la formation des AC humoraux.

Cette réaction cellulaire immunologique des Memory-T-cellules est la première réponse positive

immunologique et ceci au bout de 5 – 10 jours (!) après infection à borrélies (ce qui signifie

longtemps avant la formation humorale des IgM et IgG, qui le plus souvent ne sont décelables

qu’après 4- 6 semaines et non avant). Le LTT reste positif aussi longtemps que subsiste un démêlé

entre les borrélies et le système immunitaire. Ainsi le LTT est le seul paramètre de preuve d’activité

de tous les tests indirects existants de la présence de l’agent infectieux. La dénomination

« indirecte » est ainsi nommée, car tous les tests ne peuvent que révéler la réaction du SI par

rapport à un agent qui le diminue et non la preuve de la présence de l’agent causal en lui-même. De

ce fait ils restent « susceptibles de perturbation » (quelques unes des causes de cette perturbation

de la réaction immunitaire ont été mentionnées plus haut dans « séronégativité »).

Le test T-Cellspot borrélia aussi appelé EliSpot-Test proposé entre temps par quelques

laboratoires, est un test qui se passe de la libération des cytokines (interféron gamma) des

immunocompétents lymphocytes-T après stimulation avec des antigènes spécifiques à borrélia. Ce

test « accroche », avec une très haute sensibilité, ceux qui sont infectés à borrélies (ce qui veut dire

qu’il stigmatise la séroprévalence) Le résultat de l’EliSpot est plus rapide que dans le cas du LTT.

Une analyse du liquide céphalo-rachidien (LCR) dans le cadre d’une borréliose au stade

avancé est d’un point de vue diagnostique non concluant, car à ce moment, l’infection borrélienne ne

peut plus être déterminée sur une augmentation d’indice AC-borrélia claire, ni sur une augmentation

du nombre des cellules comme l’on en trouve dans le stade aigu, mais tout au plus encore de très

faibles traces d’une perturbation de la barrière hémato-encéphalique avec des taux relevés de

l’albumine dans le liquide céphalo-rachidien ainsi que des protéines. Mais l’activité d’une borréliose,

ne peut pas être mesurée dans ce cas, déjà par le fait que non chaque borréliose ne se reflète dans

une réaction inflammatoire du LCR. Dès lors qu’après une infection à borrélias, ne sont retrouvés ni

d’AC borrélia, ni de bandes spécifiques dans le LCR, cela ne signifie pas pour autant qu’une

borréliose chronique n’existe pas, mais seulement que, actuellement il n’y a présence d’aucune

contribution des méninges et des structures du cerveau proches du LCR à l’inflammation induite par

les borrélies (chaque borréliose n’est pas forcément une neuro-borréliose aiguë !). En définitive, c’est

toujours l’anamnèse, avec le développement de symptômes spécifiques, qui reste prépondérante ainsi

14

que la situation clinique actuelle avec l’ensemble de ses symptômes, pour pouvoir déterminer de

« l’activité » ainsi que de la nécessité d’une thérapie.

En partenariat de toutes ces méthodes de tests indirects, il existe également des méthodes

directes à fin de preuves de présence de la bactérie borrélia. Il serait en tout cas judicieux de leur

accorder la prépondérance, dès lors que l’on veut atteindre une plus haute sensibilité. Mais ceci n’est

pas encore vraiment possible, en l’état actuel, dans la plupart des méthodes d’investigations

Une preuve directe de l’existence de borrélies vivantes après une infection, serait la culture de

cette bactérie dans un prélèvement spécifique provenant de biopsies de la peau, de ponctions

synoviales des articulations ou du LCR du patient. Cette culture ne réussit que rarement du fait du

temps de génération de chaque borrélie très long (12-24 heures) et également parce qu’elle se

prolonge sur plusieurs semaines. La culture des borrélies ne se pratique actuellement d’ailleurs que

dans certains laboratoires spécialisés.

Une autre possibilité de preuve de présence de la bactérie est la

recherche de la substance patrimoniale, soit l’ADN de la borrélie,

par la méthode PCR (polymerase chain reaction). Le matériau

pour cette recherche peut provenir de différents liquides

corporels (ponction articulaire> LCR> urine> sang) ou d’un tissu

infecté (comme par ex. une biopsie cutanée d’un EM, d’une peau

modifiée par l’ACA ou également de vésicule ou de muqueuse du

nez, d’échantillons de muscles ou tendons). Lorsqu’un examen par

PCR révèle une positivité à l’ADN de la borrélie, l’on peut déduire

que l’infection peut être très récente, voir encore active actuellement. La méthode PCR ne peut

certes pas définir si les borrélies sont vivantes ou déjà mortes, car par un processus de

décomposition, les borrélies ainsi que leur ADN sont évacuées des tissus ou des fluidités corporels

dans un laps de temps d’environ 4 semaines.

De par la même méthode, l’on peut également observer l’ADN des borrélies dans une tique.

Ceci, afin de vérifier, si la tique ancrée sur le corps est bien infestée par des borrélies (ou par le virus

de l’encéphalite à tiques ou ehrlichia/anaplasma) (voir laboratoires dans l’appendice). Mais même, si le

résultat de l’examen de la tique revient négatif, il faudrait rester très prudent. Car même, si une

antibiothérapie prophylactique n’est pas recommandée, une surveillance accrue de l’emplacement de

la piqûre devra être conduite durant un temps relativement long (parce que l’on ne peut jamais

vraiment être certain si quelque part, une autre tique n’a pas sévi sans que l’on ne s’en soit aperçu).

Une autre méthode de preuve directe concernant les borrélies (et pratiquement tombée en

désuétude) est l’étude microscopique sur fond noir (DF= Dunkel-Feld) de sang frais (sans

fixateur, ni colorant). L’on peut utiliser à cette fin, une petite goutte de sang provenant de capillaire

ou de veine que l’on aura prélevé sans désinfection de la peau, déposé sur une plaquette en verre et

15

Spirochète Borrelia burgdorferi s. l.

Source: www.zecken.de

16

recouverte d’un couvercle en verre. Si l’on n’a pas cela à disposition, l’on peut réaliser une prise de

sang dans un tube que l’on peut faire acheminer par la poste, car même après 1-2 jours, on peut

retrouver la fluidité du sang pour cette préparation.

L’on observe toujours l’échantillon sanguin au microscope sur fond noir durant plusieurs jours car

des modifications sont à attendre, aussi longtemps que les globules,

du fait de leurs protéines de surface positives, se scindent. Cette

scission est visible à travers le couvercle en verre.

Lors d’une infection borrélienne récente, les bactéries encore

actives, nagent dans le plasma sanguin et se «tortillent »

caractéristiquement autour de leur axe corporel. Ainsi, elles sont

facilement détectables. Dans le cadre d’une infection

chronique, elles ne sont pas décelables dans le plasma

sanguin instantanément. Mais après plusieurs heures, même

plusieurs journées, d’observation on peut alors les voir littéralement se

«faufiler» hors des érythrocytes et des macrophages. Les borrélies se

retrouvent le plus souvent déjà après quelques heures après infection dans

les cellules des divers tissus du corps tout comme dans les cellules endothéliales et sanguines.

Dans la littérature spécialisée en microbiologie, il est encore actuellement fait état de recours aux

investigations par microscopie sur fond noir, comme méthode directe de preuve absolue

concernant les leptospiroses et les spirochétoses, comme il a été pratiqué d’usage pour la recherche

dans des prélèvements cutanés frais du spirochète Treponéma pallidum, l’agent causal de la syphilis.

Cette méthode d’investigation, est tout aussi applicable pour la borrélia recurrentis (agent de la

fièvre récurrente) que pour la borrélia burdorféri s.l. agent causal de la borréliose.

En plus des borrélies, la microscopie sur fond noir, permet aussi de visualiser d’autres agents

intracellulaires comme par ex. chlamydia ou yersinia. Sont également visibles, des agents

extracellulaires, comme les levures à candida, les coques (streptocoques, staphylocoques,

diplocoques) ou les parasites comme les giardias/lamblias. Ceci est très gratifiant pour le diagnostic

car les preuves sérologiques d’AC tout comme du LTT ne sont pas souvent positives pour les

giardias/lamblias.

Par l’intermédiaire du microscope sur fond noir, l’on peut également mesurer l’acidose par la

vérification de structures cristallines présentes dans le sang examiné. Même les intoxications aux

métaux lourds des patients sont ainsi décelables. A l’aide de différentes colorations, même le genre

de métal (avant tout mercure, palladium, cadmium et plomb) ainsi que sa concentration sanguine

peut ainsi être déterminée. Malheureusement de nos jours, cette méthode très secourable est

devenue l’apanage des guérisseurs avec une nomenclature d’après le Prof. Enderlein et non plus,

comme méthode de preuve directe établie par des médecins biologistes et des microbiologistes,

16

Borrèlies dans une microscopie

sur fond noir

Source: Dr. Lex

comme cela est resté le cas d’usage lors de diagnostics de syphilis pour la recherche en preuve

directe du spirochète «tréponéma pallidum».

Lors de cas suspects séronégatifs, l’on peut cependant encore avoir recours à cette méthode afin de

valider et «voir» des cas d’infection à borrélies, ainsi que pour les co-infections, les acidoses ou des

intoxications aux métaux lourds. Il est possible également de vérifier, après traitement antibiotique, si

des borrélies sont encore «restées existantes». En outre, cet examen est remboursé par les

compagnies d’assurance maladie privées. Les résultats sont en principe consultables après environ

une dizaine de jours. Ainsi même le patient, peut constater et «observer» au cours de son

traitement, les différentes évolutions de l’état de sa formule sanguine car, médecin comme patient,

réceptionne chacun les copies des images au microscope.

Dans des prélèvements cutanés ou de tissus, à travers une coloration spécifique, des spirochètes

histologiques (borrélies) peuvent également devenir visibles par immunofluorescence

microscopique. Des spirochètes (borrélies) peuvent être rendus visibles par le dénommé Focus

Floating Microscopy (FFM) au moyen de colorations particulières avec des AC anti borrélia

polyclonaux et un examen spécial et tortueux. A cette occasion une sensibilité de 90 % fut atteinte

en regard de celle d’une PCR n’atteignant que 45 %. La spécificité assurément est presque identique

pour les deux méthodes (FFM 99,4% par rapport PCR 100 %). De nombreuses maladies cutanées

jusque là non clairement identifiées, purent ainsi être attribuées à une infection borrélienne

(information personnelle du concepteur de cette méthode PD. Dr.Dr. Eisendle, congrès borréliose

5/10) .

Quels facteurs, pouvant conduire une infection borrélienne aiguë vers une forme

de processus chronique sont ils connus à ce jour ?

Chez des sujets parfaitement sains, sans autres charges (préexistantes) du système immunitaire, les

mesures de défense innées comme par exemple la formation des anticorps (AC) contre les antigènes

des borrélies sont souvent suffisantes pour que dans la suite ne se développent pas de symptômes

subjectifs fâcheux. Des études épidémiologiques relatent que sur 100 infections aux borrélies, avec

développement contigu d’anticorps, seulement 10 (!) présentent des signes cliniques d’une maladie

associée aux borrélies. La surveillance qui suivit pour ces études fut cependant de courte durée ce

qui n’exclut pas les cas où les symptômes sont éventuellement apparus plus tard.

Une surveillance clinique à long terme par le Prof. Hassler a fait relativiser ces études

épidémiologiques car il a observé que certains de ces patients, qui devenus séropositifs et ayant aquis

une borréliose certaine, mais restés asymptomatiques (type : forestier sain), ont développé des

symptômes associés à l’infection jusqu’à 8 ans après leur infection.

Certains infectés, cependant, ceux qui juste après l’infection furent reconnus malades (par ex. dans la

forme de la «grippe estivale» = grippe borrélienne), semblent plus souvent verser dans la chronicité

avec la kyrielle de symptômes. Ceci dépend cependant encore de beaucoup de facteurs et

17

18

composantes dont nous ne connaissons encore que certains et dont nous ne pouvons en prouver

seulement que quelques uns par des examens de laboratoire.

La principale cause probable d’un passage d’infection aiguë au stade chronique est, certainement,

chez les sujets dont le système immunitaire n’est pas parfaitement sain, une antibiothérapie

insuffisante ou absente au moment de la présence d’un érythème ou d’un lymphocytome – les

deux équivalents – ou la présence d’une « grippe estivale » juste après une piqûre de tique constatée.

Il est plus difficile de reconnaître une infection borrélienne lorsque l’on n’a pas souvenir d’une piqûre

de tique, mais en revanche, des piqûres de taons, puces (entre autres) qui sont également des

vecteurs de borrélies, ce qui n’est pas si rare.

Dans le même ordre d’idée, il a aussi été fait mention de la transmission horizontale des borrélies

(ex. sexuellement d’humain à humain) ou verticale (ce qui veut dire diplacentaire, in utero), lors de

grossesse. Ces formes de transmission cependant rares, devraient être prises au sérieux, lors de

présence de maladies non définies clairement.

Une thérapie antibiotique est à considérer comme inefficace lorsque l’antibiotique a été dosé trop

faiblement ou de manière trop courte. Ce qui est pour le moment presque toujours le cas dès lors

que la thérapie se base sur les prescriptions de conduite (Leitlinien) applicables présentement

par les différentes spécialités médicales. Car elles ne sont pas assez différenciées. Ainsi par exemple

celles publiées par la Deutsche Gesellschaft für Neurologie (DGN) ne donnent aucune indication

pour les mesures à prendre lors d’une infection récente, ni aucune indication de traitement pour une

borréliose chronique et persistante sans symptômes neurologiques.

Tous ces modes opératoires expriment pour l’essentiel les prescriptions de conduite américaine de

l’IDSA (Infectious Disease Society of America), qui pourtant, en été 2009, a été, du fait de conflit

d’intérêt financier de certains membres de cette communauté ainsi que du fait avéré que des

parutions scientifiques ont été délibérément étouffées, contrainte juridiquement de réviser leur

document. Ces prescriptions qui ne sont obligatoires pour aucun médecin, mais uniquement conçues

à titre de « règles de conduite » et ne proposant aucune « directive » proposent par exemple pour

une neuroborréliose aiguë : 14 (jusqu’à maximum 21 jours) de céftriaxone ou céfotaxime i.v.;

pénicilline G i.v. ou 200 mg (jusqu’à 300 mg max) de doxycycline orale. Pour une borréliose précoce

(appelée stade 1), l’on retrouve dans tous les livres d’études actuels et toutes les publications

concernant la borréliose, une recommandation de 2 X100 mg de doxycycline pour 14 (jusqu’à

maximum 21 jours) et pour les enfants de moins de 9 ans, ainsi que pour les femmes enceintes de

l’amoxicilline (dosage pour enfants en fonction du poids 50 mg/kg et respectivement 3 X 1000 mg

pour les adultes).

La durée du traitement de 21 jours maximum ne prend aucunement en compte le très long cycle de

reproduction des borrélies (12-24 heures ! par division transverse). L’on a défini une durée de

traitement de minimum 30 jours, analogiquement aux observations in vitro de la nécrose de

18

la bactérie E. Coli qui se produit toutes les 20 minutes (!) et est traitée en quelques jours. Lors

d’études in vitro dans la Hochschule à Wädenswil, Confédération Helvétique, sous la conduite du

Prof.-Dr. Martin Sievers, il a pu être visualisé en outre, que dans des cellules endothéliales humaines,

en culture avec des borrélies, que seulement avec une concentration d’antibiotique sanguine bien

définie, les borrélies se trouvaient entravées dans leur multiplication.

La concentration sanguine utile et appelée minimale pour devenir bactériostatique de la

doxycycline correspondant aux résultats de cette étude se situe à 5 μg/ml. Ce qui exprime in

vivo (suivant le poids corporel) environ 400 à 600 mg de doxycycline par jour, soit le double,

voire le triple (!) de la dose de 200 mg par jour recommandée actuellement par les prescriptions de

conduite thérapeutique des spécialités médicales.

Afin de calculer la dose individuelle utile, il serait donc raisonnable de faire définir la concentration

sanguine de l’antibiotique pendant la thérapie (avant tout lors de thérapie prolongée pour cause de

borréliose chronique) et ceci dans un laboratoire spécialisé (voir adresses dans l’appendice). Avec les

dosages journaliers recommandés partout à ce jour, même dans les cas de déficits neurologiques,

cette concentration sanguine de doxycycline n’est pas atteinte. Ils entravent tout au plus la

prolifération de l’agent causal. En supplément, le Prof. Sievers a également démontré, que justement

par l’administration recommandée partout de céftriaxone et de pénicilline G, la forme kystique de

borrélies est favorisée, ce qui est une cause de la chronicisation de la maladie.

J’aimerais maintenant mentionner un autre inconvénient par rapport à de semblables «lignes de

tenue de conduite» prônant une antibiothérapie sous dosée tout autant qu’une prescription de

cortisone lors du stade précoce, entraînant l’empêchement d’une forte réaction immune

initiale, avec pour conséquence, que lors de tests sérologiques ultérieurs, n’apparaissent pas de

titrage important d’anticorps borrélias ou bien pas de bandes spécifiques dans le large panel de

l’immunoblot, comme il serait souhaitable pour la reconnaissance certaine d’une infection. Les

patients atteints de borréliose au stade tardif ne sont majoritairement non reconnus en tant

qu’infectés et demeurent de ce fait, non traités.

Une antibiothérapie par des inhibiteurs de synthèse de la paroi cellulaire de la bactérie,

(bactéricides), comme les bêtas lactames (antibiotiques apparentés à la pénicilline comme par

exemple l’amoxicilline ou céfuroxime), tout comme avec les céphalosporines (telles la

céftriaxone ou la céfotaxime), dans le stade précoce – favorise la formation de toutes

formes vivantes sans paroi, ce qui représente la base biologique pour une récidive ultérieure,

comme l’aura démontré le Prof. Sievers.

Une primo-thérapie effective et sensée après une infection borrélienne devrait prendre en compte

tous ces paramètres, afin d’éviter aux infectés tout risque inutile.

Tout comme les éléments défavorables –cités plus haut- contraignant une élimination suffisante de

l’agent causal, il en existe aussi provenant du système immunitaire des infectés. Ceux-ci peuvent être

19

20

un « déficit » inné comme celui des immunoglobulines (IgA,IgG) ou alors bien d’autres

pathologies graves déjà existantes, qui doivent être soignées de façon immunosuppressive

(avec cortisone, azathioprine (comme par ex. Imurek®), étanerecpt (par ex. Embrel®), méthotrexate

entre autres), par lesquels la résistance de l’individu contre les nouveaux agents est réduite.

D’autres facteurs augmentant le risque de chronicisation d’une infection borrélienne du fait de la

persistance de la bactérie sont les toxines ambiantes comme par exemple les toxines

environnementales ou d’ambiance tels les détachants, les assouplissants, les moisissures et

les métaux lourds. Parmi ces derniers, on compte par ex. : le plomb (éventuellement provenant de

vieilles conduites d’eau); le cadmium (engrais au purin et au lisier, fumée de cigarettes, incinération

des ordures) ; le nickel (bijoux, nourriture) tout comme le métal léger : l’aluminium (papier argenté ;

déodorants, antiacides ; et dans de nombreux vaccins utilisé en tant qu’adjuvant stabilisateur sous

forme d’hydroxyde d’aluminium).

Beaucoup plus sévères sont les intoxications induites par mesure médicale. Au premier plan,

devront être nommés les matériaux dentaires utilisés lors de plombage de dents ou utilisés dans les

alliages de couronnes dentaires (or ; palladium) tout comme leurs «agglutinants» (par ex. le

méthylméthacrylate). Les plus chargés sont cependant sans aucun doute, les amalgames

dentaires utilisés depuis des dizaines d’années par les dentistes, car ces amalgames contiennent

environ 50% de leur quote part de mercure qui est très (neuro)-toxique. En outre, il y avait aussi les

nombreuses vaccinations se révélant toxiques pour tous ceux qui possèdent déjà génétiquement une

fonction d’élimination des métaux perturbée (par ex: Délétion

des enzymes GST = glutathion-S- transférases ou une variante

du SOD 2 =super oxyde dismutase). Car, jusqu’à peu d’années,

il y avait encore dans de nombreux vaccins (comme par ex.

dans Twinrix, anti-hépatite B) du thiomersal en tant qu’adjuvant

de conservation anti-bactérien en complément de l’hydroxyde

d’aluminium en tant que stabilisateur. Ceci avait souvent de

fatales conséquences pour les nouveaux-nés et les nourrissons

(aux Etats-Unis les enfants subissent 3 vaccinations au

premier jour (!) de leur vie afin de leur assurer une immunité

de base), car leurs systèmes immunitaire et nerveux, non

matures, sont grevés de grandes charges de substances

neurotoxiques et immunosuppressives.

En conséquence de quoi, de nombreux enfants ont développé des comportements autistes, ce qui a

occasionné en Amérique un grand problème. Des examens épidémiologiques conduits aux USA par

le NSCH (National Survey of Childrens Health) en 2007, ont donné pour résultat que déjà chaque

centième (!) enfant américain entre 2 et 17 ans, souffrait d’une forme d’autisme (ASD = Autismus

spectrum disorder). Même le nombre d’enfants sains, qui après une infection à borrélia, entrent en

20

Amalgame dentaire trés mauvais

Image avec l‘aimable autorisation par

Dr. Banzhaf, Bisingen

relation avec une incrimination vaccinale au thiomersal, développant des comportements autistes a

considérablement fait un bond en avant (de plus amples renseignements concernant l’évidence de la

relation entre une infection borrélienne et le spectre des désordres autistes sous

www.liafoundation.org et http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2009/09/10/1-in-100-Now-

Have-Autism-Spectrum-Disorder.aspx)

Lors d’une intoxication au mercure, ce sont principalement les systèmes nerveux central et

périphériques qui sont atteints avec des modifications polyneuropathiques ainsi que des

dysfonctionnements psychiques et cognitifs. Chez les malades atteints de borréliose chroniquemême

encore longtemps après la dépose des amalgames dentaires, on retrouve dans un très grand

pourcentage, des preuves d’une sensibilité de type IV à ces mêmes composants d’amalgame (le

plus souvent Hg, Hg-méthyl et Hg-phényl, plus rarement sur de l’étain). Très souvent l’on peut

également retrouver dans les selles, une élimination du mercure comme preuve d’une intoxication

persistante sans qu’il y ait eu apport de nourriture riche en mercure (comme le poisson d’eau de

mer et en particulier: le thon ou les sushis).

Le plus souvent, existe une élévation dans le sang de l’ECP (eosinophilic cationic protein) et des IgE

en tant que paramètres sérologiques indirects pour les réactions (allergiques) à l’intoxication

chronique aux métaux lourds. Ces paramètres sont également élevés lors d’autres charges toxiques

provoquées par l’environnement (par ex. traitements du bois, pesticides, détachants, assouplissants

(phthalate) et les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques et autres)

La toxicité de ces substances s’élève en ampleur dès lors qu’il existe déjà en amont une perturbation

de la détoxification innée. A fin de preuve d’activité enzymatique d’une potentialité de détoxification

individuelle de substances nuisibles en phase I et II, existent à ce jour des tests génétiques qui nous

produisent des renseignements. La plupart du temps sont recherchés les enzymes de

désintoxication en phase II comme par exemple le Glutathion-S-transférase (GMT-M1-T1,-

S1), SOD2, NAT2 COMT, dont leurs activités normales sont indispensables pour l’éviction des

métaux lourds et des substances nocives ambiantes. Si lors d’une médicamentation appropriée

apparaissent des incompatibilités, il est encore aussi recommandé de vérifier l’activité des enzymes

de la phase I des cytochromes P 450- system afin d’éviter un risque de sous- ou

surdosage des médicaments.

Ici également, il peut être démontré chez des patients atteints de borréliose chronique, une

singulière multiplication de cas de réduction d’activité enzymatique ou même

absence (appelé délétion) d’une enzyme de détoxification particulier de la phase II. A travers cette

absence de faculté détoxifiante s’explique le fait de la charge croissante durant des années, de

substances toxiques et conséquemment, l’impossibilité croissante de leur système immunitaire de

venir à bout des nouveaux agents infectieux, principalement avec les bactéries riches en fantaisies

stratégiques intracellulaires comme les borrélies.

21

22

La faculté réactionnelle du système immunitaire s’améliore pourtant, le plus souvent, d’après mon

expérience, dès lors que ces substances nocives sont/peuvent être éliminées (de plus amples détails

dans le chapitre «possibilités de thérapies complémentaires» voir plus loin).

Les métaux lourds conduisent pareillement, tout comme d’autres toxines (par ex. pesticides,

biocides, moisissures), à la prolifération de radicaux libres. Par ce fait, intervient un dérèglement du

métabolisme, appelé cycle NO/ONOO (d’après Prof. Pall). Celui-ci engendre une formation

accrue en oxydes d’azote (par ex. péroxynitrite, acide nitrophényle et nitrotyrosine). Le stress

nitrosatif en découlant, même dans les cellules immunitaires, conduit à une baisse de la défense

immunitaire.

De nombreux paramètres sérologiques sont des indicateurs de présence de telles cellules en

situation d’urgence: un déficit d’ATP intracellulaire (Adénosine Triphosphate) et celui de glutathion,

taux relevé de péroxynitrite, citrulline, d’acide nitrophénylique et de d’acide méthylmalonique dans

les urines ainsi que l’élévation du taux sanguin de l’homocystéine en tant que paramètre d’une

carence en vit. B1-, B6-, B12- et/ou en acide folique (vit. B9). Très souvent, les taux de carnitine,

sélénium, zinc et coenzymes Q10 sont abaissés. Dès lors que ces résultats sanguins sont bouleversés

de façon typique, il en résulte qu’il faille introduire une thérapie de substitution très ciblée de

substances absentes pour les patients atteints de borréliose chronique (voir aussi possibilités de

thérapies complémentaires).

Comme les borrélies engendrent dans leur hôte une inflammation systémique et chronique, ces

cytokines sont élevées et mesurables. Chez les borrélies, qui de façon typique dans le stade

chronique prennent des formes intracellulaires, ce sont les cytokines Th1 (TNF alpha, interféron

gamma et interleukines 1ß), qui lors de leur défense contre des virus, cellules cancéreuses, mais avant

tout des agents intracellulaires, sont produites en plus grand nombre.

Par l’inflammation chronique, se produit également la réduction des cellules tueuses naturelles dans

le sang (cellules NK= natural killer cells), car elles sont utilisées dans la «bataille contre l’infection

dans les tissus». La concentration de taux de ces cellules NK et avant tout leur sous-groupes, les

CD57+-cellules NK, peut introduire une indication complémentaire pour une situation

inflammatoire systémique et de longue persistance, comme lors d’une borréliose chronique. Ce n’est

pourtant pas un argument spécifique en faveur d’une borréliose, mais prouve plutôt une «charge»

chronique du système immunitaire avec réaction inflammatoire systémique.

Si le taux sanguin des CD57+NK-cellules se situe en dessous de la valeur de 50/μl (norme 60-360/

μl) et dans le cas d’une borréliose avérée, cela exprime d’après Burrascano Jr. et le Dr. Stricker (les

deux membres de l’ILADS), la présence d’une forme chronique. Lors de taux <20/μl, l’on peut opter

sur la présence d’une dissémination étendue. En cas de taux aussi bas, le test LTT-borrélia peut aussi

se révéler (faussement) négatif, du fait que le système immunitaire n’est plus du tout en mesure de

réagir à cette infection chronique aux borrélies. C’est pourquoi, il est toujours recommandé

22

d’accompagner un diagnostic, à son début, des valeurs des CD57+-NK-cellules,

afin de pouvoir évaluer l’ampleur de la charge du système immunitaire engendrée par l’infection

chronique à borrélias. Si ces taux de NK remontent à nouveau, cela peut être valorisé comme

réussite au traitement.

Il y a quelques années fut publié également qu’en raison de la constellation HLA, ce qui veut dire

un marqueur immunologique déterminé sur toutes les cellules avec noyau cellulaire, il pouvait se

greffer une antibio-résistance lors de borréliose ou alors une absence de production d’anticorps. En

présence d’une HLA-DR (B)-1-sous –typérisation *0101,*0102, *0104, *0105 ne se formerait aucune

réaction d’anticorps contre les borrélies et en présence de HLA-DR B1*0101,1501,*0401, *0402

exiterait une antibio- résistance. D’autres sous typérisations en revanche (HLA-DR B1 *0701, *0703,

*0704) provoqueraient une forte réactivité du système immunitaire contre les antigènes borrélia.

Cependant, entre-temps, des études plus récentes relativiseraient quelque peu ces énoncés, autrefois

sans équivoque, et il en résulte la nécessité de nouvelles études. Par ces paramètres génétiques, l’on

peut toutefois trouver une indication concernant une preuve plausible d’une résistance aux

antibiotiques ou d’une séro-négativité, mais expliquant également une réaction immunologique très

forte.

Quelques informations concernant les fondements biologiques

pour les suggestions de thérapie qui vont suivre

Comme déjà suggéré, il est recommandé d’instaurer sans délai, un traitement antibiotique suffisant

lors d’une infection borrélienne effective (ou d’autres agents pathogènes), car il est reconnu que les

spirochètes borrélia burgorféri, grâce à leur flagelles très mobiles, se répandent très vite (ce qui

revient à dire en quelques heures seulement) dans l’organisme de leur hôte et s’y multiplient. Les

spirochètes se déplacent très rapidement du plasma sanguin dans les cellules (par ex: dans les cellules

endothéliales, cellules gliales, dans les fibroblastes ou érythrocytes). Lors d’études vétérinaires, dans

un cadre expérimental où une infection a été implantée, l’on a prouvé que les borrélies se

retrouvaient déjà dans le cerveau, les reins ainsi que dans les parois intestinales après seulement 21

jours.

Dans les cellules (intracellulairement), ces bactéries prennent cependant d’autres formes (granulats,

blebs (bulles), formes kystiques) et ne sont donc plus de ce fait, attaquables par des antibiotiques

efficaces en extracellulaire comme par ex. la pénicilline, l’amoxicilline, céfuroxime, ceftriaxone entre

autres. Car tous ces dérivés de pénicilline ne freinent (uniquement) que la nouvelle synthèse des

parois cellulaires et empêchent ainsi la croissance en spirochète complet après leur division

transverse. Contre toutes les formes non spirochétales et toutes structures de survies

intracellulaires des spirochètes ne seront efficaces que les antibiotiques qui agressent aussi

intracellulairement l’agent causal comme les macrolides (par ex. clarithromycine, azithromycine) et

les tétracyclines (par ex. minocycline, doxycycline). Le métronidazole, anti-protozoaire, agit également

23

24

en intracellulaire et complète de ce fait, particulièrement une antibiothérapie, du moins lorsqu’il

existe une infestation parasitaire souvent non reconnue (avant tout giardias et trichomonades)

pouvant contribuer à la persistance d’une borréliose. Les formes kystiques de borrélia sont

également traitées par métronidazole (par ex. Clont, Arilin). L’hydroxychloroquine, anti-paludéen, (par

ex. Quensyl, Plaquénil) renforce l’action intracellulaire de ces antibiotiques et conduit à une

alcalinisation intracellulaire.

Ce n’est que ces dernières années que furent découvertes les matrices de biofilms «Biofilmmatrix»

qui servent de «cachettes» supplémentaires aux borrélies dans toutes leurs façons de survie connues

jusqu’à présent. Elles sont ainsi à l’abri d’une attaque par antibiotique comme du système

immunitaire ce qui pourrait représenter un facteur supplémentaire de l’échec de nombreux schémas

thérapeutiques utilisés jusqu’à ce jour ainsi que pour la récurrence des symptômes sous forme de

«poussées» après un traitement. Il apparaît particulièrement tragique que dans ce contexte,

justement, les antibiotiques recommandés dans les thérapies d’usages, soient ceux à base de

pénicilline dont l’on a pu apporter la preuve qu’ils participaient à la formation de cette forme

persistante, ultérieurement difficilement traitable (granulats, blebs, formes kystiques) (étude du Prof.

Dr Sievers, Hochschule Wädenswil et observations de biofilmmatrix par Alan B. MacDonald, New

Haven, Connecticut 7/2008).

Les borrélies se multiplient (uniquement) par division transverse toutes les 12-24 heures, ce qui

revient à dire qu’elles possèdent un très long cycle générationnel (en comparaison avec la bactérie

d’E .coli qui se divise toutes les 20 minutes). Comme les patients infectés à borrélia nous renseignent

très souvent sur une aggravation de leur état clinique environ toutes les 4 semaines et que les calculs

théoriques de microbiologistes situent ce laps de temps sur 30 jours avant élimination d’une

génération de borrélies, les médecins soignants la borréliose chronique, conseillent de plus en plus

une thérapie minimale de 30 jours.

Recommandations thérapeutiques

Les recommandations thérapeutiques qui suivent découlent de mon expérience personnelle avec

plus de 1000 patients atteints de borréliose chronique, des recommandations de la Deutsche-

Borreliose-Gesellschaft ainsi que de la littérature sur les schémas thérapeutiques transmis par des

collègues tant allemands qu’américains. Elles ne s’érigent ni en exigences dans leur intégralité, ni

définitives pour la raison que continuellement sont développées de nouvelles connaissances

concernant le tableau nosographique d’une borréliose et de ses causes à partir desquelles ces

suggestions seront développées plus en avant. Toutes les mesures thérapeutiques proposées ici

devraient toujours être conduites par un médecin qui sera évidemment également ensuite

responsable médicalement de la thérapie choisie.

24

Sous réserve des fondements biologiques les antibiothérapies suivantes sont

sensées :

1. Dans le stade précoce d’une infection borrélienne pour 30 jours

a. Pour adultes :

Tétracycline (doxycycline ou minocycline)

Minocycline 2 x 100 mg par jour (concentration sanguine souhaitable >2,5μg/ml)

La minocycline devrait toujours être administrée par étapes, commençant par 50 mg

et être augmentée tous les 3 jours jusqu’à atteindre 2 x 100 mg par jour.

Doxycycline 2 x 200 mg (-300mg) (Concentration sanguine souhaitable > 5μg/ml)

Macrolides (aussi lors d’allergies ou d’effets secondaires à la tétracycline)

Azithromycine 500 mg 1 x par jour

(après 4 jours une pause de 3 jours devrait suivre en raison de la cumulation intracellulaire des

antibiotiques)

Clarithromycine 2 x 250 mg pour 4 jours, puis 2 x 500 mg

b. Pour les femmes enceintes :

Amoxicilline 3 x 1000 mg

c. Pour enfants < 8 ans

Amoxicilline, céfuroxime, clarithromycine tous adaptés au poids

Il existe également des sirops à la clarithromycine pour meilleure prise par les petits

enfants.

d. Lors de symptômes neurologiques ou lors de participation prononcée de

différents organes par ex. le coeur, (bloc AV grade III, myocardite avec formation

d’épanchements) ou lors de forts dysfonctionnements neurovégétatifs , il devrait être administré

à tous les groupes précédents cités plus haut , les :

Céphalosporines (céfotaxime > céftriaxone)

Par exemple céfotaxime (comme Claforan) 3 x 2 g (-4 g) i.v respectivement par rapport

au poids soit 200 mg/kg de poids pour les enfants ou lors de sous/surpoids (ce médicament

présente souvent moins d’effets secondaires que la céftriaxone)

25

26

ou

Céftriaxone (par ex. Rocéphine, Cefotrix) 2 g – 4 g i.v. respectivement par rapport au

poids soit 100 mg/kg poids pour les enfants i.v.seulement 1 x par jour, ce qui est possible

par la longue période de la céftriaxone

2. Dans le stade chronique d’une borréliose, en premier lieu pour une durée de 30

jours, afin de vérifier l’efficacité du traitement (réactions Herxheimer, normalisation

du LTT)

Tétracyclines

a. Minocycline à démarrer le matin avec 50 mg, puis à augmenter la dose par

étapes de 3 jours chaque fois 50 mg de plus jusqu’à atteindre la dose de 2 x 100 mg

en combinaison avec l’hydroxychloroquine 200 mg (par ex ; Quensyl, Plaquénil)

afin d’alcaliniser le milieu des cellules, mais uniquement tous les 2 jours du fait de sa

longue période de 30-60 (!) jours. La minocycline possède la meilleure pénétration de

la barrière méningée de tous les antibiotiques cités pour une borréliose chronique.

C’est pourquoi, à mon avis, elle est toujours à préférer à la doxycycline chez tout

patient atteint de symptômes neurologiques –cognitifs- végétatifs et psychiques.

Alternativement, il a été prouvé que la préparation homéopathique cAMP D 30

sous forme d’ampoules injectables (sous cutané, intra musculaire, intra veineux) ou

également oralement, diluée dans de l’eau, tous les jours, était efficace.

b. Doxycycline 2 x 200 mg (-300mg). Elle est cependant nettement moins apte à

passer la barrière méningée (14 %) que la minocycline (40%). Comme il existe

cependant de la doxycycline sous forme injectable, elle pourrait être administrée sous

cette forme en cas de problèmes gastriques ou cutanés. Afin d’obtenir la

concentration sanguine souhaitée (par ex. lors de surpoids) elle est combinée avec

une prise orale. Pour exemple, l’on pratique 100 mg doxycycline i.v. (dans 100 ml 0,9%

de solution NaCl) le matin et 200 mg de doxycycline ou alternativement aussi 100 mg

de minocycline le soir oral.

Macrolides

c. Clarithromycine (par ex. Klacid, Clarithromycine) 2 x 250 mg, après 4 jours 2 x

500 mg en combinaison avec cAMP D 30 ou hydroxychloroquine

200mg tous les 2 jours durant 30 jours, avant tout lors de prédominance de

symptômes musculo-squeletiques.

26

d. Azithromycine (par ex. Zithromax, Ultreon) 500 mg (-600 mg), prioritairement

après un traitement aux macrolides afin de réduire l’activité des borrélies. Cet

antibiotique est particulièrement recommandé pour les patients atteints de

dérèglement de la flore intestinale ou une sensibilité stomacale comme pour ceux qui

poursuivent une activité professionnelle, du fait que la prise journalière ne s’effectue

qu’une seule fois. Après 4 jours de prise de cet antibiotique, il est conseillé de faire

une pause de 3 jours en raison de l’accumulation de substances intracellulaires.En tant

qu’effet secondaire des macrolides, un possible allongement de l’intervalle QT est à

prendre en considération. Celui-çi énonce un avertisemment quant à la probabilité de

développement d’un défaut de conduction et d’arythmie cardiaque. C’est pour cela,

qu’en 2ème semaine, devrait être réalisé un électrocardiogramme.

Pénicillines-Retard

e. Benzathine-benzylpénicilline (par ex. Tardocillin) 1,2 méga i.m. plusieurs fois

par mois en priorité lors de co-infections sensibles à la pénicilline (comme par ex.

streptocoques et staphylocoques entre autres).

f. Métronidazole (par ex. Clont, Arilin) 400 mg – 800 mg oral ou 1,2 g i.v. par jour

pour 10 jours pour terminer un traitement déjà effectué , avant tout en présence de

co-infection parasitaire (visible par microscopie sur fond noir et/ou lors d’une

positivité LTT à giardias/lamblias). Il est également adapté dans les formes

intracellulaires persistantes, (comme la forme kystique de borrélia) ainsi que pour les

co-infections à chlamydophila pneumoniae. La thérapie de métronidazole ne peut être

répétée pour 10 jours qu’après une pause de 4 semaines.

g. Tinidazole (par.ex. Trimonase, Fasigyne) 500 mg 1-2 par jour est comme

le métronidazole une préparation imidazolée avec bonne action sur les agents

pathogènes intracellulaires et les protozoaires. Il semble avoir moins d’effets

secondaires que le métronidazole et à ma connaissance n’est pas soumis à la

restriction de prise de 10 jours/mois

Lors de co-infections virales (par ex. borna virus ou parvovirus B19) et en premier lieu une fatigue

persistante, une co-thérapie d’épreuve à l’amantadine 100 mg (-200 mg) par jour est prescrite (à

ne pas prendre après 16 heures pour cause d’une possibilité de stimulation).

4 à 6 semaines après la fin de la première antibiothérapie, il serait en premier lieu judicieux de refaire

effectuer un LTT borrélia (est-il devenu plus positif ou négatif?) et en présence de la

symptomatologie encore existante intervient la décision médicale en faveur d’une reconduction de la

27

28

thérapie avec les mêmes molécules ou bien le changement de molécules sur la base de la non

efficacité des précédentes.

Ainsi pour la même raison, après un premier cycle d’antibiotiques, une analyse microscopique

sur fond noir (comme décrite plus haut) peut servir à vérifier si des bactéries encore vivantes

sont décelables dans le plasma et en conséquence, définir le nombre de borrélies qui, en l’espace de

3-4 jours d’observation sont libérées des macrophages et érythrocytes décomposés.

Un contrôle des anticorps borrélia et de l’immunoblot, peut en revanche, pour raison de coût, être

épargné, car il ne s’agit que de vérifier si une activité de borrélies subsiste encore et non,

qu‘effectivement une infection borrélienne a bien eu lieu.

Possibilités de thérapies complémentaires à fin de correction des

résultats de laboratoires et des déficits avérés de substances.

Bien que déjà rapportés dans ce texte, à divers endroits, il sera essayé ici un résumé succinct, afin

d’exposer comment, à ce jour, se définit la maladie « borréliose persistante et chronique » ainsi que

ses causes.

La borréliose chronique est une inflammation chronique et systémique avec en

permanence des paramètres d’inflammation Th1- comme TNF alpha, interféron gamma ou

IL 1-ß. Cette réaction inflammatoire est favorisée par d’autres facteurs générant des inflammations

comme par ex. la formation de radicaux libres et/ou d’autres substances toxiques de

l’environnement et/ou des substances étrangères absorbées. A travers une prolifération des oxydes

nitriques engendrés par ces radicaux libres, se produit une modification de la métabolisation qui mue

vers le soi-disant cycle NO/ONOO.(cycle oxyde nitrique/peroxinitrique). (De façon étonnante,

les oxydes nitriques stimulent également la mobilité des spirochètes borrélias, comme il l’a été

démontré lors des observations des biofilms).

Les conséquences de cette dysrégulation du métabolisme sont des modifications au niveau des

cellules, comme par ex. la baisse du glutathion intracellulaire et des ATP (adénosine

triphosphate) ainsi qu’une carence de la vitamine B 12, avec un taux d’homocysteïne

dans le sérum qui augmente de même que celui de l’acide méthylmalonique dans les

urines. Lors d’une intoxication aux métaux lourds, il en résulte également très souvent une

élévation du taux des ECP (Eosinophil cationic protein), qui semble correspondre (d’après

mes expériences personnelles) à la «charge de dépôts» des métaux lourds dans le corps. Lors

d’infections par parasites, (avant tout giardia/lamblia), facilement identifiables sur fond noir, il en

résulte une hyper IgE sérique ainsi qu’une hyper éosinophilie dans les analyses sanguines

28

différentielles, ce qui correspond à l’intensité du processus allergique. Très souvent, cela engendre

aussi une baisse des DAO (Diamino oxydase) avec résultante une incompatibilité histaminique (ce

qui veut dire avant tout, une incompatibilité à la nourriture contenant des histamines) et des

réactions allergiques, souvent urticantes de la peau. La minocycline et les N-acétylcystéïnes (ACC,

NAC) peuvent – entre quelques autres -permettre de réguler les DAO vers le bas. La prise de ces

substances, semble vraisemblablement accentuer les réactions allergiques.

Quelques préparations, efficaces contre cette absence de régulation de la

métabolisation nitrosative.

(De plus amples informations sur ce sujet sont disponibles chez Martin Pall PhD: Explaining «unexplained

illnesses», Harrington Park Press, 2007 et chez Bodo Kuklinski : Das HWS-Trauma, Edition Aurum, 2008)

Pour la régénération du glutathion et en tant qu’antioxydant :

Glutathion réduit 100mg oral 2 x jour ou en tant que Tationil I.V ampoule 600 mg 2-3 X/

semaine (suivant l’ampleur du déficit en glutathion). ACC (acétylcystéine) ou NAC (Nacétylcystéine)

600mg 1x jusqu’à max. 4 x par jour (apport de cystéine) combiné avec des dragées

de glutamine (Glutamine Verla 3-3-0) en tant que préparatif au glutathion. Thérapeutiquement

très important et efficace en doses de 2400 mg /jour lors de co-infections à chlamydophila

pneumoniae.

Pour la supplémentation en vitamines :

Préparation multi vitaminée (Multivitaminpräparate) avec forte participation de la vitamine B,

comme par ex. celle proposée par Vitafit, avec en partenariat des vitamines B1, B2, B6, B12 aussi du

Mg, Ca, acide folique, niacine, vitamine A, vitamine C, vit E, coenzyme Q10, sélénium, zinc et chrome

(acquisition par ex. par l’intermédiaire de Residenz-Apotheke Ansbach ou par la Stadtapotheke Roth)

ou en alternative sous formule complète: Centrum Generation 50+. Ces substances

composant Vitafit ou Centrum Generation 50+ peuvent évidemment être consommées

individuellement puisque proposées par différentes firmes pharmaceutiques jusque dans les Aldi, mais

elles ont souvent des dosages moindres.

En substitutif de la vitamine D: par ex. Vigantolöl (jusqu’à 3-4 gouttes = 750-1000 μg par jour,

suivant les résultats des analyses du taux de Vit. D) ou Dekristol 20 000 IE 2 x par semaine.

En substitutif de la vitamine B12: Lors de taux urinaire élevé de l’acide méthylmalonique et/ou en

cas d’élévation du taux sanguin de l’homocystéine, l’on devrait laisser fondre sous la langue 10

gouttes(= 2 000μg) de méthylcobalamine (acquisition par la Klösterl-Apotheke München) en

combinaison avec une substitution parentérale par ampoules de vitamine B12 et d’acide folique (par

ex. Medivitan) i.m. 1-2 x par semaine ou les tablettes Medyn forte 1 x par jour, qui sont une

29

30

combinaison de vit. B12 avec vit.B6 et d´acide folique (remboursés pour une hyperhomocystéinie).

L’on peut également boire des ampoules de Vitasprint.

Pour affaiblir l’inflammation :

En tant qu’inhibiteurs des médiateurs inflammatoires Hox alpha (extrait d’orties), TNF directs

(curcuma, Oméga 3 –gras essentiels- et encens de la firme Viathen), Vitamine E par ex. Tocotrienol

50 mg de la firme Fairvital (gamma-tocophérol naturellement est présente dans le maïs et l’huile de

soja), Boscari (encens africain) ou H 15 Gufic (encens indien), Samento TOA-free (firme

Nutramedix), racines de cardère et menthe (INK), Curcumine (INK) et Rechtsregulat

(INK) ou Procurmin complet II (firme Tisso), préparation en gras essentiels Oméga 3 comme

par ex. Zodin 1000 mg.

Pour fixation des métaux lourds et solvants intestinaux –et drainage des toxines :

Zéolithes comme Ferulith® (firme Viathen), avec acide férulique, qui est un élément composant du

curcuma, Froximun® (Froximun AG), Montillo® (Heck-Bio-Pharma) ou Toxosorb® (INUS), à

prendre à 2 heures de distance des repas

Colestyramine (par ex.Colesthexal) 2 X 4 g (jusqu’à 2 X 8 g max) entre les repas (à 2 heures de

distance de repas), algues chorella pyrenoidosa (par ex. comprimés Beta Reu Rella), gouttes de

coriandre par ex.Cilantris (firme Nestmann) pour l’élimination du mercure des dépôts cérébraux

(uniquement après une détoxification intestinale), Dimaval® ou Unithiol®(DMPS) i.v. ou

DMSA oral à fin de mobilisation et élimination des métaux lourds (avant tout mercure (Hg), plomb

(Pb), Cadmium (Cd). Il existe différents schémas thérapeutiques à fin de détoxification des métaux

lourds, parmi lesquelles la plus simple pour le patient est de prendre oralement, DMSA entre

500-800 mg (dosage en rapport avec le poids soit 100 mg pour 10 kg) – 1 x par semaine avec

beaucoup de liquide. Lors de cette journée de prise, aucune supplémentation en zinc, mais tous les

autres jours avant et après (par ex. Cefazink®, Zinkorotat®) et sélénium (par ex. Cefasel®,

Selenase®) ou tablettes de minéraux Königsförde.

Pour réduire une acidose: provisoirement par ex. Bicanorm (gastro-résistant), Alkala,

Silicea, Basica vital, Nemabas ainsi qu’une nourriture alcalinisante tout comme aussi des bains

basiques avec Na HCO3 (poudre basique de bicarbonate de sodium pour bains).

En cas de déficit en zinc : (et lors de chélation au DMSA), toujours une substitution en

Zinkorotat 25 mg ou Cefazink 20 mg (gluconate D zinc).

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Lors de modifications polyneuropathiques et stress nitrosatif avéré toujours également des

acides alpha-lipoïques (par ex. Biomo, Lipon, Thioctacid) 600 mg oral ou 300 mg i.v. (vaut pour

antioxydant universel corporel)

En tant qu’antioxydants : sont également efficaces les coenzymes Q 10 (par ex. Quinamit Q10

liquide) et l’acétyle L- carnitine 500 mg 2 x par jour, la mélatonine 3 mg, Silymarine par

ex. Silymarine Stada 167 mg 2x 1/jour, NADH ainsi que le Ginkgo biloba 120 mg, vitamine

C réduite en poudre oral 1-2 g ou 7,5 g i.v. ou Ca-, Mg-, Na(sodium)-ascorbate avec effet retard.

Aphérèse thérapeutique:

Dans des cas de borréliose extrêmement graves comportant des attaques neurologiques et/ou en en

conséquence des maladies auto-immunes et/ou des intoxications de métaux lourds importantes en

partenariat avec des dérèglements génétiques particuliers de la fonction d’élimination, existe la

possibilité d’un «lavage du sang» ou aphérèse thérapeutique chez INUS Medical Center, Furth im

Wald. Ce traitement spécifique, dès lors que son utilité a été bien fondée, est pris en charge par les

caisses d’assurance privées, mais malheureusement aussi souvent récusé. A travers ce « lavage », des

composants sanguins pathologiques ciblés peuvent rapidement (durée de l’aphérèse : 2 heures) être

éliminés de la circulation sanguine et le système immunitaire des infectés à la borréliose sera ainsi

délesté. De plus amples renseignements sous: www.inus.de ou chez le chef de cette unité d’aphérèse

Dr Straube (voir plus bas).

Tests de laboratoires:

Par la suite, je citerais quelques laboratoires allemands qui pratiquent les tests cités dans ce

texte. Dans chacun de ces laboratoires, le matériau nécessaire à l’envoi est disponible à condition

d’avoir été demandé précédemment par téléphone.

En premier lieu, je citerais les examens non assujettis à délai, pouvant aussi être acheminés de

l’étranger par courrier normal. Il est simplement à prendre en considération que par la poste, tous

les tubes de sang et selles devront être envoyés dans une protection de tubes plastiques anti-chocs.

‣ Stress cellulaire nitrosatif par test de l’urine matinale et test de l´urine diurne d’après

Sander : laboratoire Ganzimmun Mainz.

‣ Sous- typérisation HLA spécifique borrélia par sang EDTA: IMD Berlin

‣ Métaux lourds individuels ou en tant qu’analyse multiéléments dans les selles, solvants dans

l’urine, détermination de métaux lourds dans matériaux solides, métaux lourds dans l’urine,

salive et selles avant et après un test DMPS : laboratoire: Medizinisches Labor Bremen.

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32

‣ Polymorphismes des glutathion-S-transférase enzymes de la phase II de l’

épuration (GST-M1,- T1, – S1, SOD 2, NAT 2, COMT avant tout) ainsi que enzyme

cytochrome P 450-famille (Cyp 2D6, Cyp 2C19, 3A4 etc.) par sang EDTA:

Speziallabor Langenhagen,IMD Berlin.

Analyses, qui peuvent encore se faire effectuer même après délai postal de 1-2 jours :

‣ Taux de concentration sanguine des antibiotiques, par ex. Laboratoire Seelig,

Laboratoire Ettlingen-Karlsruhe, IMD Berlin avec descriptif précis de l’heure de la prise de

sang, ainsi que de la dose et du début de la thérapie avec l’antibiotique à tester.

‣ CK, LDH avec iso-enzymes et TNF-alpha uniquement sur sérum (ce qui veut dire le

reste du sang entier centrifugé) : IMD Berlin

‣ Formule hématologique, taux hépatiques, IgE, ECP (eosonophilic cationic protéin), IFN gamma,

IL 1, IL 10, DAO, immunoblot borrélia, Anticorps (AC) contre yersinia, streptocoques, candida,

chlamydia, giardia/lamblia, ehrlichia/anaplasma etc.: IMD Berlin ou Laboratoire Seelig.

Analyses complexes et plus coûteuses, qui nécessitent un délai

d’acheminement court:

(de préférence par un transporteur, pas plus tard que les jeudis)

Toutes les analyses LTT (2 x sérum, 1 x tube hépariné) par ex. pour borrélias, métaux lourds,

matériaux dentaires comme composants d’amalgames, substances nocives environnementales, coinfections

(yersinia, chlamydophila pneumoniae, chlamydia trachomatis, giardia/lamblia, HSV, VZV,

EBV) : IMD Berlin ; laboratoire Bremen ou laboratoire Ettlingen.

Glutathion intracellulaire (sang hépariné): IMD Berlin

EliSpot borrélia ou ehrlichia/anaplasma (avec 2 tubes CPDA) au laboratoire Ettlingen ou au

Borreliose Centrum Augsburg.

ATP intracellulaire (sang hépariné) : IMD Berlin

Adresses:

Laboratoires: (alphabétique)

‣ Borreliose Centrum Augsburg, Morellstr. 33, 86159 Augsburg, Tel. 0821/455471-0

‣ Institut für medizinische Diagnostik (IMD) Berlin, Nicolaistr. 22, 12247 Berlin, Tel. 030/77001 220

‣ Laborzentrum Bremen, Friedrich-Karl-Str. 22, 28205 Bremen, Tel. 0421/430-70 (LTT)

‣Medizinisches Labor Bremen, Haferwende 12, 28357 Bremen, Tel. 0421-2072-0 (Schwermetalle)

‣ Labor Ettlingen, Otto-Hahn-Str.18,76275 Ettlingen, Tel. 07243/51601

32

‣ Labor Ganzimmun Dr. Kirkamm, Hans-Böckler-Str. 109, 55128 Mainz, Tel. 06131- 7205-150

‣ Labor Langenhagen, Ostpassage 7, 30853 Langenhagen Tel. 0511/2030448

‣ Labor Laser, An der Wachsfabrik 25, 50996 Köln, Tel. 02336/3911-0

‣ Labor Seelig, Kriegstr. 99, 76133 Karlsruhe, Tel. 0721/85000-0

Analyses de tiques par méthode PCR pour borrélia, erhlichia/anaplasma

et ADN –FSME (méningo-encéphalite à tiques) (alphabétique)

‣Medizinisches Labor Bremen (voir plus haut) (additionnellement possibilité de détermination

quantitative des borrélies et des anaplasmas)

‣ Labor Dr. Brunner, Mainaustrasse 78a+b, 78464 Konstanz, Tel : 07531/817326

‣ JenaGen GmbH, Löbstedtrer Strasse 80, 07749 Jena, Tel : 03641/6285260

‣ Synlab Zeckenlabor, Zur Kesselschmiede 4, 92637 Weiden, Tel : 018050/93253

‣ Zecklab, Postfach 1117, 30927 Burgwedel, Tel : 05139/892447

Analyse sur champ à fond noir :

Frau Dr. Lex, Traubengasse 19, 91154 Roth, Tel. 09171-851-52-17

Photos de tiques: foto.polack@email.de

Aphérèse thérapeutique :

INUS Medical Center GmbH, Dr.-Adam-Voll-Strasse 1, 93437 Furth im Wald.

Tel : 09973/50054-13 (Dr. Straube), Tel : 099973/50054-20 (secrétariat)

Quelques pharmacies : (alphabétique)

‣Klösterl Apotheke, Waltherstr. 32a, 80337 München, Tel. 089/54343211

‣ Residenzapotheke, Johann-Sebastian-Bach-Platz 11, 91522 Ansbach, Tel. 0981/12192

‣ Stadt-Apotheke Roth, Hauptstr. 26, 91154 Roth, Tel. 09171/892403

Quelques sources pour compléments alimentaires

‣ Heck Bio-Pharma, Karlstr. 5, 73650 Winterbach, Tel. 07181/9902960

‣ INK, Habsburgerstrasse 90, 79104 Freiburg/Breisgau, Tel. 07665-93247-10, kontakt@ink.ag

‣ Institut für Neurobiologie nach Dr. Klinghardt (INK), Planckstr. 56, 70184 Stuttgart,

Tel. 0711/8060870

‣NutraMedix, Jupiter Florida 33477, USA, 001-561/7452917 ou par l‘ecoulement seul en l‘Europe

TS products, NL 0031-341-462-146

‣ Tisso Naturprodukte, Platinweg 29, 57482 Wenden, Tel. 02762/98360

‣ VIATHEN: Oll-Daniel-Weg 3, 18069 Rostock, Tel. 0381/808-340-0

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…et pour la fin, bien qu’énoncée en égard à la guerre en Irak, mais pourtant universellement valable,

cette déclaration qui reflète pertinemment, à mon avis, notre niveau de connaissance sur la

borréliose…

Lyme disease – State of the art

…..“as we know, there are known knowns, there are things we know.

We also know there are known unknowns; that is to say, we know there

are some things we do not know.

But there are also unknown unknowns – the ones that we don`t know

we don`t know.”

Donald H. Rumsfeld

Secretary of Defense

12.02.2002

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Et ne oublier…

de reste sagement sur les sentiers et de s‘inspecter consciencieusement après chaque

promenade en forêt, car les tiques guettent dans les herbes!

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Krank nach Zeckenstich

Borreliose erkennen und wirksam behandeln

Dr. Petra Hopf-Seidel

Droemer Knaur Verlag

broschiert, 320 Seiten

ISBN-13: 978-3426873922

9,95 Euro

Pr Luc Montagnier : « Le monde entier est infecté par la maladie de Lyme »

Contrairement à la pensée médicale dominante, le Pr Luc Montagnier, Prix Nobel de médecine 2008, est convaincu que la maladie de Lyme peut dégénérer en infection chronique et qu’à ce titre, elle doit être prise au sérieux.
Comme vous le découvrirez dans cette vidéo, il explique que cette maladie due à une bactérie spirochète comme la syphillis a pris la place de cette dernière et du SIDA même si, contrairement à ces deux affections, elle n’est pas sexuellement transmissible. Ecoutez-le;
http://www.lanutrition.fr/pr-luc-montagnier-le-monde-entier-est-infecte-par-la-maladie-de-lyme.html

 

Pétition – diagnostiquer la maladie de Lyme

Borréliose de Lyme: révision des protocoles de détection, de diagnostic et de soins

Auteur :Collectif Borréliose de Lyme borreliosedelyme@gmail.com

A l’attention de Monsieur le Ministre de la Santé

PETITION CONTRE LE DÉNI DE LA BORRÉLIOSE DE LYME,

ET POUR LES MOYENS DE SA RECONNAISSANCE ENTIÈRE ET OFFICIELLE

La Borréliose (ou Maladie de Lyme) causée notamment par les morsures de tiques, pose un problème urgent de prévention, de diagnostic et de traitement en France.

En 2010 : 900 000 personnes ont été traitées en Allemagne tandis que seuls 5000 cas français sont officiellement recensés alors qu’il s’agit d’une pandémie et que tout le territoire est infesté !

La BORRÉLIOSE de LYME fait l’objet d’un DÉNI par les POUVOIRS PUBLICS !

Pour qu’elle puisse être prévenue, diagnostiquée, soignée, guérie, il faut que la prévention soit faite; il faut que des milliers de patients faussement diagnostiqués « négatifs » puissent obtenir une sérologie fiable, standardisée et basée sur les souches de bactéries Borrelia européennes; il faut que les Autorités de Santé agissent!

Malades, Médecins, Biologistes et tous ceux qui sont concernés, dans leur pratique ou par leur entourage, tous réunis en Collectif, DEMANDENT D’URGENCE :

1. LA PRÉVENTION À L’ECHELLE NATIONALE ENGLOBANT l’INFORMATION grand public sur tout le territoire et LA FORMATION DES PROFESSIONNELS DE SANTE (absentes aujourd’hui!).

2. LA RÉVISION DES PROTOCOLES DE DÉTECTION ET DE SOINS DE CETTE INFECTION (protocoles actuels obsolètes !) avec de nouveaux experts internationaux indépendants, des praticiens de terrain et des chercheurs de tous horizons.

3. LA FIN DU HARCÈLEMENT ET DE LA RÉPRESSION MENÉS CONTRE LES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ (MÉDECINS /PHARMACIENS / BIOLOGISTES) ENGAGÉS depuis plusieurs années dans LA LUTTE CONTRE CETTE INFECTION, en s’inspirant des méthodes qui ont fait leurs preuves au niveau international et qui ne sont pas validées en France; ainsi que LE RESPECT de l’investissement des laboratoires (LAM Schaller, laboratoire Nutrivital pour le Tictox) travaillant depuis longtemps sur les nouveaux protocoles de diagnostic et les traitements alternatifs.

4. LA RECONNAISSANCE PLEINE ET ENTIÈRE DE LA BORRÉLIOSE DE LYME, AINSI QUE DE SA PERSISTANCE sous la forme CHRONIQUE déniée en France, qui, non traitée, évolue vers l’aggravation et touche d’année en année de plus en plus de personnes de tous âges.

5. LA TRANSPARENCE CONCERNANT L’ÉTAT DE L’ÉPIDÉMIE, sa DIFFUSION ainsi que LA TRANSMISSION bactérienne, afin de savoir ce qu’il en est des transfusions sanguines ou de la transmission par le placenta.

6. L’ALLOCATION DE FONDS DEDIÉS A LA VEILLE ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET À LA RECHERCHE totalement sous-équipée sur ce très grave problème de Santé Publique.

IL EST URGENT QUE LES POUVOIRS PUBLICS PRENNENT LEUR RESPONSABILITÉ.

Nous appelons l’ensemble de la communauté touchée par cette infection ou ayant un proche concerné, médecins et malades, à se mobiliser pour signer la pétition et ainsi faire pression sur les Pouvoirs Publics (CPAM, HAS, ARS, Conseil de l’Ordre, Ministère de la Santé.)

Rejoignez le Collectif!

Pour plus d’information : RBLF-cimt, Réseau sur la Borréliose de Lyme en France, ses co-infections et les maladies vectorielles à tiques :

http://www.reseauborreliose.fr

Pour faire un lien vers cette pétition, cliquez-ici – Signez – Merci

http://www.mesopinions.com/Borreliose-de-Lyme–revision-des-protocoles-de-detection-de-diagnostic-et-de-soins-petition-petitions-c53d39736ee2572b7660bad4335edd92.html

Les E.H.S. et la maladie de LYME

Vous trouverez une approche généraliste de la maladie de Lyme :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_de_Lyme

FAIRE UN TEST

Si vous êtes EHS il est important de faire un test de recherche sur la maladie de Lyme ou Borréliose.

En effet l’intoxication croisée et une des constantes de l’EHS – vous avez certainement des métaux lourds qui affaiblissent l’organisme et attaquent le système nerveux mais peut être aussi la maladie de lyme qui a les mêmes effets toxiques et qui peut mener sur le long terme à une maladie auto immune.

Cette maladie est principalement transmise par les tiques (20 à 80% des tics sont infectés )

Certaines régions sont particulièrement touchées par cette prolifération des tiques infectés.

Même si vous n’avez aucun souvenir d’avoir été piqué vous pouvez être porteur de cette maladie car certaines personnes n’ont quasiment aucun symptômes ou ils sont si légers qu’ils passent inaperçus.

Il faut savoir également que cette bactérie de la famille des prirochètes (cousine germaine de la syphilis) est capable de s’adapter aux antibiotiques et peut avoir survécu à un traitement.

Il faut savoir également qu’en dehors des tiques il y a bien d’autres vecteurs de la maladie : les puces, les pucerons, les araignées rouges, les moustiques les aoûtats, les taons sont aussi des insectes qui transmettent cette maladie.

L’homme est également un vecteur de transmission ; celle si peut se faire par le placenta (confirmé aux USA, Canada et Suède) par voie sanguine ainsi que celle par le sperme et les sécrétions vaginales.

En France seule la transmission par les tiques est officiellement reconnue.

En France la pandémie sans données réelles et suite au grand nombre d’erreurs de diagnostics et biologiques est très sous-évaluée. Les tests Elisa faits dans la plupart des laboratoires ne sont pas fiables et ne donnent pas souvent suite au test Western Blot lyme qui seul permet véritablement de déterminer une sérologie positive ou non.

En phase aiguë le sérodiagnostic doit être supérieur à 1 et le Western Blot supérieur à 6.

Ce test peut vous être prescrit par votre généraliste mais vous devez l’adresser à un laboratoire spécialisé.

Voir fiche jointe : ou faire un test de lyme. N’hésitez pas à prendre contact avec un de ces laboratoires qui vous indiquera la marche à suivre pour réaliser au mieux cet examen.

LES SYMPTOMES

Ils sont très proches de ceux de l’EHS ; ils sont de 4 ordres – neurologiques, cutanés, digestifs et articulaires.

Si vous avez une ou plusieurs réactions positives au Western Blot cela signe la présence d’une cicatrice immunitaire au passage de la Borrélia en vous.

Les données les plus récentes mettent en évidence qu’une exposition à la Borrélia laisse des traces d’infection et qu’une réactivation de la maladie (comme dans le cas du paludisme) est possible très longtemps après. Ces résurgence se trouvent être en cause dans les signes chroniques de la maladie de Lyme : Polynévrite, fatigue chronique, douleurs articulaires, myalgies, céphalées chroniques et certaines maladies auto-immunes. Ces troubles sont souvent présents chez les EHS.

Une EHS vivant dans la région de Strasbourg et atteinte du Lyme a remarqué que d’autres personnes ayant également Lyme +EHS avaient des symptômes exacerbés quand ils étaient dans des zones très exposées aux champs électromagnétiques et que ces symptômes régressaient dès qu’ils étaient dans des zones protégées.

Il semblerait que cette bactérie en sommeil soit réactivée par l’affaiblissement du système immunitaire causé par les CEM.

LES TRAITEMENTS

Ils sont complexes et différents selon que l’infection est récente, ancienne ou très ancienne…ce qui sera déterminé par le test.

Il est important de s’adresser à un praticien spécialisé dans le traitement de cette maladie.

Afin de proposer un soutien immunitaire adapté contre les résurgences de la Borrélie et de réduire au minimum les signes chroniques évoqués plusieurs thérapeutes ont développé un protocole spécifique. Ce protocole compte des résultats sur plusieurs années de traitement chez de nombreux patients. Il se définit en 3 phases, préparation (drainage hépatique, désacidification) traitement spécifique (aromathérapie ciblée contre Borrelia) soutien immunitaire au long cours (prévention des résurgences).

La plupart des médecins qui appliquent ce protocole sont dans l’Est de la France, zone très touchée par le lyme. Ils pourront agir en collaboration avec votre médecin traitant. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’information.

Il existe plusieurs associations qui regroupent des informations sur le lyme dont

http://www.francelyme.fr/

LES RECOMMANDATIONS DU Dr BURRASCANO

La traduction ci après est une somme publiée par le Dr Burrascano – Président de International Lyme and Associated Deseases Society, le grand spécialiste américain de la maladie de Lyme. Il s’adresse autant à la profession médicale qu’à des patients.

Je vous engage à le lire sans vous laissez rebuter par les aspects parfois techniques.

De la page 21 à 27 vous trouverez une mine d’informations très utiles sur les compléments alimentaires, sur l’alimentation et les exercices physiques. Même si Lyme français est une variante du Lyme américain beaucoup de ces conseils peuvent vous aider – à vous de tester et de trouver ce qui vous convient.

Bien entendu ces éléments ne peuvent qu’accompagner le traitement de fond proposé par votre médecin.

OU FAIRE UN TEST DE LYME

LA MALADIE DE LYME et ses CO-INFECTIONS

La maladie de Lyme est provoquée principalement par une bactérie appelée Borrélia Burgdorféri, mais d’autres pathogènes peuvent intervenir et rendre le traitement plus difficile:

les plus souvent cités avec la maladie de Lyme sont : les Ehrlichias (appelées maintenant Anaplasma), les Babésias, les Bartonellas, des Mycoplasmes, les Chlamydiae, des Rickettsies (comme la Coxiella Burnetii, responsable de la fièvre Q).

On peut également trouver parfois l’agent viral de l’encéphalite à tiques et leishmania.

Il est important avant de commencer un traitement pour la maladie de Lyme de faire un inventaire complet de toutes les infections présentes car elles peuvent rendre le traitement radicalement différent.

Les analyses existantes

Pour détecter un microbe on peut se baser sur l’existence d’anticorps produits par l’organisme pour lutter contre l’infection. Ce genre d’analyse qui vise à mesurer la présence d’anticorps dans le sang s’appelle en général une sérologie.

L’inconvénient de ce genre d’analyse est que si le système immunitaire est affaibli par la maladie de Lyme ou une des autres infections, il peut produire trop peu d’anticorps pour permettre une détection. On peut également avoir des résultats faussement positifs dus à un autre pathogène.

C’est pourquoi il faut réaliser 2 tests Le test Elisa et le Western Blot Lyme complet

La France est le seul pays ou un seuil a été défini pour donner une limite en dessous de laquelle le second test n’est pas fait…

De plus 95% des lalbos ne testent que la borrélia burgdorferi – test américain . Mais si la maladie aux USA est due à cette unique bactérie le Lyme en Europe est différent avec plusieurs souches dont Afzelii, garinii, Spielmanii, avec pour conséquence un taux important de bilans faux négatifs.

Faire des analyses en France

Pour avoir un résultat fiable vous devez impérativement vous adresser à un laboratoire spécialisé.

N’hésitez pas à prendre contact avec le laboratoire qui vous donnera la marche à suivre pour la prise en charge et la réalisation pratique de ce test en collaboration avec votre médecin.

Dans le laboratoire Pasteur Cerba à Paris on peut faire :

– Bartonella henselae et quintana (sérologie)

– Mycoplasmes (sérologie)

– Brucella (sérologie)

– Fièvre Q (sérologie)

– Cytomégalovirus (sérologie et PCR)

– Leishmania (sérologie et culture)

– Encéphalite à tiques (sérologie)

– Lyme (sérologie)

Pour faire ces tests il suffit d’aller faire le prélèvement dans un laboratoire qui travaille avec Pasteur Cerba, et celui ci s’occupera de l’acheminement. Pour plus d’informations consultez leur site web :

http://www.pasteur-cerba.com/

A l’hôpital de Marseille on peut faire :

– Ehrlichia (sérologie et PCR)

– Rickettsies (sérologie et PCR)

– Bartonella (sérologie et PCR)

Il faut dans ce cas que le médecin traitant prenne contact avec le service de l’hôpital et leur communique les données cliniques qui justifient cette analyse.

Les échantillons sont à envoyer à l’adresse suivante :

Unité des rickettsies Faculté de médecine -27 boulevard Jean Moulin- 13385 Marseille cedex 5

A Strasbourg – Dans le laboratoire universitaire d’analyses médicales de Strasbourg on peut faire :

– Bartonella henselae (sérologie et PCR)

– Cytomégalovirus (sérologie et PCR)

– Lyme (PCR)

 

Egalement spécialisé :

 Le Laboratoire Schaller – 16 rue Oberlin – 67000 Strasbourg – tel 03 88 36 80 88

Un  laboratoire en Belgique – http://www.redlabs.be/red-labs/contact/contact-red-labs.php

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