Cancers

L’OMS reconnait les CEM comme cancérigènes

ondes electromagnétiques possiblement cancérogènes

 

« Cancer : la menace cellulaire » – Libération –

2 juin 2011

Après onze ans d’études, l’Organisation mondiale de la santé a conclu, mardi, au caractère « possiblement » cancérogène des ondes des portables.

"Cancer : la menace cellulaire" - Libération - 02/06/2011
L’usage des téléphones mobiles présente-t-il un danger pour la santé ? Il aura fallu onze ans d’études pour que le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) réponde enfin c’est possible». La conclusion est tombée, mardi soir, au terme de huit jours de réunion au siège du Circ, à Lyon, des experts de 14 pays chargés d’évaluer les données scientifiques sur les risques de cancers induits par l’exposition aux ondes des portables.Le communiqué, diffusé en anglais, annonce que ces fréquences figurent désormais au rang des éléments « possibly carcinogenic», traduire « dont le caractère cancérogène est possible». Ils figurent dès lors en classe 2B sur l’échelle OMS des risques cancérogènes, qui comporte cinq niveaux. « Possible », c’est juste en dessous de « probablement cancérogène » (classe 2A), et bien au-dessus de « probablement pas cancérogène » (classe 4), qualification qui était jusqu’alors attachée par l’OMS aux fréquences des portables. « Les preuves, qui continuent à s’accumuler, sont assez fortes pour justifier » cette réévaluation, a estimé Jonathan Samet, président du groupe de travail réuni à Lyon pour établir une « monographie » de référence sur les risques cancérogènes de ces ondes. Les « preuves » scientifiques font émerger des craintes d’une augmentation significative de certains cancers rares du système nerveux, en premier lieu des gliomes (tumeur cérébrale) et des neurinomes acoustiques.Alors que plus de 5 milliards de cartes SIM sont en circulation, l’annonce de l’OMS marque un tournant dans le discours sur les risques sanitaires des mobiles. Le lobby des professionnels américains du téléphone portable (CTIA) s’est empressé de clamer que les pickles et le café » sont aussi dans la classe 2B.C’est ignorer que la consommation des premiers est corrélée, en Asie, à des cancers de l’oropharynx, et celle de l’acide caféique à des cancers de la vessie. Les ondes des mobiles figurent désormais aux côtés du chlordecone (pesticide interdit), du plomb ou du bisphénol A.


Source : http://www.liberation.fr/economie/01012341067-cancer-la-menace-cellulaire

CORINNE BENSIMON

Un cas d’école….

Paul Héroux sonne l’alarme

 

Anny Champoux

Effets des champs électromagnétiques sur la santé

Dans une entrevue accordée à Point de vue Laurentides, Paul Héroux, physicien à la tête du « In Vitro Toxicology Laboratory » de l’Université McGill, fait le point sur les effets des champs électromagnétiques sur la santé.

 

Paul Héroux.

Dans sa carrière, M. Héroux a notamment travaillé dans la conception des réseaux électriques pour Hydro-Québec. « J’ai aussi fait beaucoup travaillé sur les propriétés électriques des tissus vivants ainsi que sur les mesures de champs électromagnétiques dans l’environnement ainsi que leurs relations avec le cancer et les effets sur les cellules « , se présente-t-il au téléphone.

Aujourd’hui, il enseigne les effets de l’électromagnétisme sur la santé ainsi que la toxicologie à la Faculté de médecine de l’Université McGill.

 

Prédiction des neurologues

À la question: « Les citoyens ont-ils raison de s’inquiéter de leur santé quand on parle de l’installation des compteurs intelligents d’Hydro-Québec? », il répond: « Moi je pense qu’ils ont raison, mais c’est une question d’opinion », souligne le chercheur.

En parlant des effets sur la santé, le physicien mentionne que ce n’est pas quelque chose qui fait mal. « Ce n’est pas comme une balle de fusil ou un dard. Ça se fait sur le long terme. Mais il y a un petit nombre d’individus – qui sont plus sensibles que les autres – qui sont notre sonnette d’alarme ».

 

Selon lui, les neurologues qui ont étudié la question disent que les conséquences découleront comme une érosion, avec des dommages légers au cerveau. « On prédit une dégénérescence avec l’âge. Le cerveau vieillira plus vite. Imaginez que vous accélérez le vieillissement du cerveau des gens par dix ans. On deviendra un peu plus stupide et nous vieillirons mentalement plus rapidement. C’est ce que les neurologues pensent ».

 

M. Héroux précise que ce n’est pas une situation unique. « On a vécu avec du plomb dans notre essence, pour vendre de l’essence avec un indice d’octane plus élevé. Avec ça, on a probablement fait chuter de cinq points l’intelligence de tous nos enfants ».

Contradiction

Selon lui, ce qui se passe dans la réalité, c’est toujours une question d’interprétation et que, naturellement, il faut être sceptique.

« Moi, évidemment, je vous ai donné mon opinion et j’y crois profondément. Mais, en réalité, quelqu’un de l’industrie électrique vous dira que les preuves des épidémiologistes sont peu fiables, avec un discours qui va complètement à l’encontre du mien ».

« Les ingénieurs de l’industrie électrique sont convaincus que tous les épidémiologistes du World Health Organisation – qui disent que ces champs électromagnétiques sont cancérigènes – pensent dur comme fer qu’ils exagèrent parce qu’ils sont arrivés à une conclusion qui ne fait pas leur affaire », précise M. Héroux.

 

Il ajoute que l’Institut de recherche sur le cancer de Lyon – l’autorité mondiale sur le cancer – soupçonne que les ondes magnétiques de basses fréquences et les ondes électromagnétiques de hautes fréquences donnent toutes deux le cancer. « Les meilleurs experts de la planète nous le disent et ce n’est pas compatible avec le code 6 de Santé Canada, qui nous assure qu’il n’y a aucun problème ».

« Est-ce que c’est de la schizophrénie? », se demande-t-il avant de répondre: « ce que dit le gouvernement et ce que dit le World Health Organization n’est pas compatible. Ça n’a pas de bon sens », conclut Paul Héroux.

Cancer et CEM – un risque avéré

Les téléphones mobiles augmenteraient le risque de 300%

 Fil Info  le 7 octobre 2013

Une nouvelle étude suédoise révèle un risque accru de 300% du cancer du cerveau pour les utilisateurs de téléphone mobiles et sans fil rapporte l’association Robin des Toits.

Des études antérieures avaient montré une association cohérente entre l’utilisation à long terme des téléphones mobiles et sans fil et le gliome et le neurinome acoustique, mais pas pour le méningiome, souligne l’ONG en guerre contre les risques sanitaires liés aux technologies sans fil. L’étude voulait évaluer la relation à long terme (> 10 ans) entre l’utilisation des téléphones sans fil et le développement de tumeurs cérébrales malignes.

Ses résultats confirment les études antérieures affirme l’association, révélant l’impact de cette utilisation dans le déclenchement et le développement de ces cancers du cerveau. L’Agence Internationale pour la Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé le téléphone mobile en tant que cancérogène « possible » pour l’homme précise Robin des Toits.

Pour en savoir + : http://www.spandidos-publications.com/10.3892/ijo.2013.2111

voir ci dessous et en attachement

Case-control study of the association between malignant brain tumours diagnosed between 2007 and 2009 and mobile and cordless phone use

  • Authors: Lennart Hardell, Michael Carlberg, Fredrik Söderqvist, Kjell Hansson Mild
  • View Affiliations
  • Published online on: Tuesday, September 24, 2013
  • Pages: 0-0
  • DOI: 10.3892/ijo.2013.2111

Abstract

Previous studies have shown a consistent association between long-term use of mobile and cordless phones and glioma and acoustic neuroma, but not for meningioma. When used these phones emit radiofrequency electromagnetic fields (RF-EMFs) and the brain is the main target organ for the handheld phone. The International Agency for Research on Cancer (IARC) classified in May, 2011 RF-EMF as a group 2B, i.e. a ‘possible’ human carcinogen. The aim of this study was to further explore the relationship between especially long-term (>10 years) use of wireless phones and the development of malignant brain tumours. We conducted a new case-control study of brain tumour cases of both genders aged 18-75 years and diagnosed during 2007-2009. One population-based control matched on gender and age (within 5 years) was used to each case. Here, we report on malignant cases including all available controls. Exposures on e.g. use of mobile phones and cordless phones were assessed by a self-administered questionnaire. Unconditional logistic regression analysis was performed, adjusting for age, gender, year of diagnosis and socio-economic index using the whole control sample. Of the cases with a malignant brain tumour, 87% (n=593) participated, and 85% (n=1,368) of controls in the whole study answered the questionnaire. The odds ratio (OR) for mobile phone use of the analogue type was 1.8, 95% confidence interval (CI)=1.04‑3.3, increasing with >25 years of latency (time since first exposure) to an OR=3.3, 95% CI=1.6-6.9. Digital 2G mobile phone use rendered an OR=1.6, 95% CI=0.996-2.7, increasing with latency >15-20 years to an OR=2.1, 95% CI=1.2-3.6. The results for cordless phone use were OR=1.7, 95% CI=1.1-2.9, and, for latency of 15-20 years, the OR=2.1, 95% CI=1.2-3.8. Few participants had used a cordless phone for >20-25 years. Digital type of wireless phones (2G and 3G mobile phones, cordless phones) gave increased risk with latency >1-5 years, then a lower risk in the following latency groups, but again increasing risk with latency >15-20 years. Ipsilateral use resulted in a higher risk than contralateral mobile and cordless phone use. Higher ORs were calculated for tumours in the temporal and overlapping lobes. Using the meningioma cases in the same study as reference entity gave somewhat higher ORs indicating that the results were unlikely to be explained by recall or observational bias. This study confirmed previous results of an association between mobile and cordless phone use and malignant brain tumours. These findings provide support for the hypothesis that RF-EMFs play a role both in the initiation and promotion stages of carcinogenesis.
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