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Cancers

Radiofréquences et Cancers : évidences et mécanismes

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| 27 mars 2015 |

Jean-Pierre Boisvert, bachelier en Science.

Bachelier en Science de l’Université de Montréal, Jean-Pierre a travaillé 36 ans dans le domaine pharmaceutique où, en tant que responsable des relations scientifiques, il a développé une grande expertise dans la recherche et la compréhension de la littérature scientifique.

(Synthèse d’un document de 45 pages)
Il y a clairement un manque de transparence de la part d’Hydro-Québec et Santé Canada en ce qui concerne la sécurité à long terme d’une exposition aux champs électromagnétiques (CEM) de radiofréquences (RF). On oublie de discuter des évidences scientifiques qui mettent en doute une telle sécurité. Pourtant depuis au moins 30 ans, les scientifiques associent une augmentation de l’incidence du cancer chez les gens grandement exposés aux antennes de télécommunication sans fil. Depuis 15 ans, trois études conduites par trois groupes différents sont arrivées aux mêmes résultats, soit une incidence doublée de gliome (un type de cancer du cerveau) chez les grands utilisateurs de téléphonie mobile.

Physiquement, les CEM ne sont pas assez puissants pour endommager l’ADN des cellules, mais sur le plan physiologique, ils produisent des changements importants qui réunissent toutes les conditions pour faciliter le développement d’un cancer. En effet, les CEM stimulent la production de substances oxydantes tout en réduisant la production de substances antioxydantes.

Le stress oxydatif qui en résulte cause des dommages à l’ADN tout en freinant les possibilités de réparation et en provoquant la mort prématurée des cellules dont l’ADN ne fut pas réparé. De plus, les CEM favorisent la production de nouveaux vaisseaux sanguins nécessaires à la prolifération cellulaire, contribuant ainsi à la formation de tumeurs cancéreuses.

Des données récentes indiquent que les CEM favorisent la croissance des tumeurs chez les souris exposées durant toute leur vie. Ces données confirment une grande étude épidémiologique qui remonte à 20 ans et qui montrait que l’exposition prolongée aux CEM était promotrice de cancer chez plusieurs travailleurs des services d’électricité, tant au Québec qu’en Ontario et en France.

De par leurs mécanismes d’action, les CEM sont définitivement considérés comme un facteur de risque cancérigène en activant différents processus cellulaires. Ils peuvent être considérés indirectement comme des initiateurs et des promoteurs de cancer.

Les autorités provinciales et canadiennes de santé publique ne peuvent plus passer sous silence le risque qu’induit l’exposition de la population à des radiations électromagnétiques de façon régulière, voire en continu. Elles connaissent fort bien les conséquences possibles à long terme d’une telle pratique.

Synthèse des preuves scientifiques

Suite à l’ouverture des canaux calciques et à l’augmentation des niveaux de radicaux libres, divers processus cellulaires et physiologiques peuvent être affectés, notamment l’expression des gènes, la libération de calcium des sites de stockage intracellulaire, la croissance cellulaire et l’apoptose.

Alors que les études médicales associant les CEM à des effets négatifs sur la santé ont parfois donné des résultats apparemment contradictoires, des recherches récentes publiées dans des revues médicales prestigieuses mettent en lumière des preuves du risque potentiel. Les études portant sur le risque de cancer semblent étayer les soupçons précédents à l’effet que l’exposition aux CEM puisse présenter un risque pour la santé, surtout à long terme.

L’on devrait agir avec prudence tant et aussi longtemps que la sécurité des communications sans fil à long terme n’a pas été démontrée.  Dans une telle situation, le principe de précaution s’impose comme l’indique la Loi québécoise sur le développement durable[1].

De plus, la Loi canadienne sur les dispositifs émettant des radiations[2], alinéa 13(1)c), indique « qu’il est interdit de vendre (incluant la distribution), de louer ou d’importer un dispositif émettant des radiations qui, selon le cas : b) présente un risque de trouble génétique, de blessure corporelle, de détérioration de la santé ou de mort lié à l’émission de radiations, et ce parce que, contrairement aux caractéristiques et fonctions qu’on lui prête (iii) il émet des radiations inutiles ».

Or les compteurs intelligents émettent des radiations inutiles, typiquement deux fois par minute ou 2 880 pulsations quotidiennes de puissance très élevée (crêtes de 65 040 μW/m²) chaque jour, certains même jusqu’à 190 000 fois par jour. À long terme, ces micro-ondes pulsées peuvent causer des problèmes génétiques et détériorer la santé. Ils ne devraient pas être IMPOSÉS aux citoyens. Oublions l’option de retrait (permettant la pose d’un compteur non communicant) offerte par Hydro-Québec, car si tous les voisins ont des compteurs émetteurs, c’est comme être le seul non-fumeur dans une salle hermétique remplie de fumeurs.

Pourquoi répéter les mêmes erreurs commises avec la cigarette, l’amiante et d’autres contaminants ? Aucune des raisons citées par Hydro-Québec ne justifie l’urgence d’imposer cet électrosmog à la population, surtout qu’aucune étude indépendante de qualité n’a démontré l’innocuité d’une telle exposition à ces radiations 24 heures sur 24.

Dans quelques dizaines d’années, lorsque nos enfants et nos petits-enfants souffriront de problèmes de santé encore rares chez eux aujourd’hui, il sera trop tard pour s’en mordre les doigts.

Ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ?

Texte intégral avec références scientifiques

  1. Radiofréquences : le professeur Paul Héroux témoigne
  2. Radiofréquences : Magog, médecins et Israël optent pour la prudence
  3. Radiofréquences : médecins et experts demandent à Santé Canada de protéger le public
  4. Record canadien de cancer infantile au Québec
  5. Le cancer de la peau n’est pas dû qu’au soleil

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Catégorie: Électrosmog

À propos de l’auteur ()

Diplômé en Sciences de l’Université de Montréal, Jean-Pierre a travaillé 36 ans dans le domaine pharmaceutique. Au cours de sa carrière, il a développé une expertise dans les domaines cardiovasculaire, des maladies infectieuses et en oncologie. En tant que responsable des relations scientifiques, il a développé une grande expertise dans la recherche et la compréhension de la littérature scientifique, lors de discussions avec d’éminents chercheurs et cliniciens, tant au Québec qu’au Canada et lors de congrès nationaux et internationaux.

 

L’OMS reconnait les CEM comme cancérigènes

ondes electromagnétiques possiblement cancérogènes

 

« Cancer : la menace cellulaire » – Libération –

2 juin 2011

Après onze ans d’études, l’Organisation mondiale de la santé a conclu, mardi, au caractère « possiblement » cancérogène des ondes des portables.

"Cancer : la menace cellulaire" - Libération - 02/06/2011
L’usage des téléphones mobiles présente-t-il un danger pour la santé ? Il aura fallu onze ans d’études pour que le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) réponde enfin c’est possible». La conclusion est tombée, mardi soir, au terme de huit jours de réunion au siège du Circ, à Lyon, des experts de 14 pays chargés d’évaluer les données scientifiques sur les risques de cancers induits par l’exposition aux ondes des portables.Le communiqué, diffusé en anglais, annonce que ces fréquences figurent désormais au rang des éléments « possibly carcinogenic», traduire « dont le caractère cancérogène est possible». Ils figurent dès lors en classe 2B sur l’échelle OMS des risques cancérogènes, qui comporte cinq niveaux. « Possible », c’est juste en dessous de « probablement cancérogène » (classe 2A), et bien au-dessus de « probablement pas cancérogène » (classe 4), qualification qui était jusqu’alors attachée par l’OMS aux fréquences des portables. « Les preuves, qui continuent à s’accumuler, sont assez fortes pour justifier » cette réévaluation, a estimé Jonathan Samet, président du groupe de travail réuni à Lyon pour établir une « monographie » de référence sur les risques cancérogènes de ces ondes. Les « preuves » scientifiques font émerger des craintes d’une augmentation significative de certains cancers rares du système nerveux, en premier lieu des gliomes (tumeur cérébrale) et des neurinomes acoustiques.Alors que plus de 5 milliards de cartes SIM sont en circulation, l’annonce de l’OMS marque un tournant dans le discours sur les risques sanitaires des mobiles. Le lobby des professionnels américains du téléphone portable (CTIA) s’est empressé de clamer que les pickles et le café » sont aussi dans la classe 2B.C’est ignorer que la consommation des premiers est corrélée, en Asie, à des cancers de l’oropharynx, et celle de l’acide caféique à des cancers de la vessie. Les ondes des mobiles figurent désormais aux côtés du chlordecone (pesticide interdit), du plomb ou du bisphénol A.


Source : http://www.liberation.fr/economie/01012341067-cancer-la-menace-cellulaire

CORINNE BENSIMON

Un cas d’école….

Paul Héroux sonne l’alarme

 

Anny Champoux

Effets des champs électromagnétiques sur la santé

Dans une entrevue accordée à Point de vue Laurentides, Paul Héroux, physicien à la tête du « In Vitro Toxicology Laboratory » de l’Université McGill, fait le point sur les effets des champs électromagnétiques sur la santé.

 

Paul Héroux.

Dans sa carrière, M. Héroux a notamment travaillé dans la conception des réseaux électriques pour Hydro-Québec. « J’ai aussi fait beaucoup travaillé sur les propriétés électriques des tissus vivants ainsi que sur les mesures de champs électromagnétiques dans l’environnement ainsi que leurs relations avec le cancer et les effets sur les cellules « , se présente-t-il au téléphone.

Aujourd’hui, il enseigne les effets de l’électromagnétisme sur la santé ainsi que la toxicologie à la Faculté de médecine de l’Université McGill.

 

Prédiction des neurologues

À la question: « Les citoyens ont-ils raison de s’inquiéter de leur santé quand on parle de l’installation des compteurs intelligents d’Hydro-Québec? », il répond: « Moi je pense qu’ils ont raison, mais c’est une question d’opinion », souligne le chercheur.

En parlant des effets sur la santé, le physicien mentionne que ce n’est pas quelque chose qui fait mal. « Ce n’est pas comme une balle de fusil ou un dard. Ça se fait sur le long terme. Mais il y a un petit nombre d’individus – qui sont plus sensibles que les autres – qui sont notre sonnette d’alarme ».

 

Selon lui, les neurologues qui ont étudié la question disent que les conséquences découleront comme une érosion, avec des dommages légers au cerveau. « On prédit une dégénérescence avec l’âge. Le cerveau vieillira plus vite. Imaginez que vous accélérez le vieillissement du cerveau des gens par dix ans. On deviendra un peu plus stupide et nous vieillirons mentalement plus rapidement. C’est ce que les neurologues pensent ».

 

M. Héroux précise que ce n’est pas une situation unique. « On a vécu avec du plomb dans notre essence, pour vendre de l’essence avec un indice d’octane plus élevé. Avec ça, on a probablement fait chuter de cinq points l’intelligence de tous nos enfants ».

Contradiction

Selon lui, ce qui se passe dans la réalité, c’est toujours une question d’interprétation et que, naturellement, il faut être sceptique.

« Moi, évidemment, je vous ai donné mon opinion et j’y crois profondément. Mais, en réalité, quelqu’un de l’industrie électrique vous dira que les preuves des épidémiologistes sont peu fiables, avec un discours qui va complètement à l’encontre du mien ».

« Les ingénieurs de l’industrie électrique sont convaincus que tous les épidémiologistes du World Health Organisation – qui disent que ces champs électromagnétiques sont cancérigènes – pensent dur comme fer qu’ils exagèrent parce qu’ils sont arrivés à une conclusion qui ne fait pas leur affaire », précise M. Héroux.

 

Il ajoute que l’Institut de recherche sur le cancer de Lyon – l’autorité mondiale sur le cancer – soupçonne que les ondes magnétiques de basses fréquences et les ondes électromagnétiques de hautes fréquences donnent toutes deux le cancer. « Les meilleurs experts de la planète nous le disent et ce n’est pas compatible avec le code 6 de Santé Canada, qui nous assure qu’il n’y a aucun problème ».

« Est-ce que c’est de la schizophrénie? », se demande-t-il avant de répondre: « ce que dit le gouvernement et ce que dit le World Health Organization n’est pas compatible. Ça n’a pas de bon sens », conclut Paul Héroux.

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