Juridique&Administratif

Lettre Ouverte – Ecole numerique

CRIREM

Lundi, 09 Février 2015 14:20 Nos publications

Madame la Ministre de L’Education Nationale,

Nous avons été interpellés par de nombreux adhérents, professeurs, parents d’élèves, sur la mise en place de la Concertation nationale sur le numérique pour l’éducation.

Le numérique est un sujet très sensible, notamment parce que celui-ci est souvent lié aux technologies sans fil, émettrices de rayonnements électromagnétiques.

Vous n’êtes pas sans ignorer que les ondes radioélectriques sont classées par l’OMS dans la catégorie agent cancérigène 2B.

De plus, l’AFSSET dans son rapport de 2009, reconnait  qu’il existe des signaux incontestables impliquant les effets non thermiques de ces rayonnements électromagnétiques, en particulier en biologie cellulaire, et dans les études épidémiologiques (risques de gliome, de lymphome et de leucémie). En conséquence, elle recommande l’application du principe ALARA.

Les établissements scolaires accueillent des enfants en pleine croissance sur lesquels les effets potentiels sanitaires sont méconnus et incertains.

C’est pour cette raison que nous appelons votre vigilance pour que le numérique, dans le cadre de l’éducation, utilise avec modération les technologies sans fil tel que le Wifi, Bluetooth…

Il est évident que les installations filaires seront à privilégier. Cependant en cas de difficulté, il sera important de faire attention aux dispositifs choisis. La puissance et l’emplacement des émetteurs pourront être soigneusement étudiés, dans le cadre de la gestion des risques, afin d’assurer un bon fonctionnement, sans trop impacter les élèves. Par exemple, des bornes dotées d’interrupteur permettraient de couper les émetteurs lorsqu’ils ne sont pas utilisés.

L’école numérique peut se faire en mettant en place des dispositifs dont l’impact sera minime.

Une attention toute particulière devra être apportée aux enfants et aux personnels porteurs d’implants d’assistance médicale.

En conséquence, des états des lieux devront être réalisés afin de vérifier les niveaux d’exposition des élèves et des personnels.

 

Nous sommes persuadés que vos choix technologiques seront faits en toute impartialité et dans l’intérêt uniquement des enfants.

 

Veuillez agréer, Madame la Ministre, nos salutations les meilleures,

 

La Secrétaire Générale                                                  Le Président

Catherine GOUHIER                                                    Pierre LE RUZ Ph Dr

 

OMS : 47 ONG internationales dénoncent une procédure d’expertise biaisée

 

OMS, Consultation publique pré-rapport

« Radio Frequency fields: Environmental Health Criteria Monograph »


47 ONG internationales dénoncent une procédure d’expertise biaisée

Dans une contribution argumentée à la consultation publique lancée par l’OMS, les 47 ONG signataires, représentatives de la société civile dans de nombreux pays du Globe, dénoncent les conditions dans lesquelles est menée l’expertise sur les champs électromagnétiques et la santé.

Loin d’une expertise transparente, indépendante, pluraliste et contradictoire, celle-ci résulte, de fait, du haut contrôle idéologique assuré par l’ICNIRP – International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection – pour nier tout effet sur la santé malgré l’accumulation d’études de plus en plus nombreuses prouvant le contraire.

La composition du groupe d’experts montre en effet clairement que, sur ce dossier, l’OMS continue à abandonner, de fait, à cette institution controversée, club fermé créé pour porter la bonne parole du déni de risque et pour défendre les intérêts des industriels, son pouvoir d’expertise et de recommandation.

Les associations signataires demandent que :

•l’OMS EMF project mette en place une politique de transparence propre à permettre l’établissement d’un dialogue de qualité et la construction de la confiance ;

• l’OMS project mette en place un processus de consultation de la société civile ;

• l’OMS EMF project publie les DPI (Déclarations Publiques d’Intérêt) de ses experts ;

• l’OMS EMF project renouvelle ses groupes d’expert afin de permettre une évaluation objective, basée sur l’ensemble des interprétations scientifiques ;

• les avis contradictoires soient pris en compte et publiés ;

 l’OMS EMF project se sépare de l’ICNIRP pour ouvrir ses horizons et mieux s’orienter vers des préoccupations de santé publique et de défense des droits et intérêts des citoyens.

Elles rappellent qu’il y a urgence. Un nombre grandissant de personnes souffrent déjà de pathologies lourdes liées à l’exposition aux micro-ondes. Les signaux sanitaires qu’adressent ces populations « sentinelles » doivent être, pour l’Organisation Mondiale de la Santé, une incitation à agir et à agir vite, en remettant en cause les normes laxistes actuelles qui n’ont pour but que de favoriser le développement industriel, et en promouvant de nouvelles règles de santé publique réellement protectrices.
Elles demandent à être reçus immédiatement par la Direction de l’OMS afin de porter leur justes revendications.
Face à cette réaction internationale de grande ampleur, elles ne peuvent imaginer ne pas être entendues.

Contacts presse :
Janine Le Calvez, Priartem
Mona Nilsson, The Swedish Radiation Protection Foundation
Kerstin Stenberg, IEMFA

 

Electrosensibles de France – Membre et référent de l’Association nationale P.R.I.A.R.Té.M
Correspondance : PRIARTéM – Collectif des Electrosensibles de France; 5, Cour de la Ferme Saint-Lazare ; 75010 Paris
Email : Cliquez –  Tél : 01 42 47 81 54
www.electrosensible.org – www.priartem.fr.

Vos adhésions sont essentielles pour nous donner les moyens d’agir ! Cliquez ici pour Adhérer.

UCF-Que Choisir : « Ondes électromagnétiques, le jeu trouble des associations »

ROBIN DES TOITS

Lettre ouverte

A l’attention de Monsieur Alain BAZOT, Président et Directeur des publications

UFC-Que Choisir

 
Article publié dans votre numéro 552, Janvier 2015
 
Messieurs,
 
Par la présente, nous répondons à l’article étonnant et très partiellement (partialement ?) documenté de Monsieur Seznec, paru dans votre revue Que Choisir du mois de janvier 2015 au sujet des ondes électromagnétiques de la téléphonie mobile et dont le contenu nous rappelle singulièrement les propos des industriels du sans-fil.
 
L’article commence fort, par des affirmations péremptoires : « les études scientifiques rassurantes s’accumulent » et « le champ d’incertitude se réduit » concernant les radiofréquences. Il s’ingénie à nous convaincre que les ondes du WIFI et de la téléphonie mobile sont aussi inoffensives que celles de la FM de la radio !
 
Lorsqu’on est journaliste, on doit vérifier ses informations. Les ondes radio étant des ondes continues d’environ 100MHz, reçues chez soi à quelques millivolts, elles sont catégoriquement différentes en nature et en intensité des ondes de la téléphonie mobile qui sont des micro-ondes de 900 à 2 600 MHz diffusant par saccades de très basses fréquences contenant l’information numérisée. Elles sont, de plus, reçues bien souvent à plusieurs Volts par mètre, notamment en face des antennes-relais, ou lorsqu’on utilise son portable ou téléphone fixe sans-fil…
 
Outre le fait que les affirmations sur la nature des différentes radiofréquences sont un rien fantaisistes dans cet article et en contradiction avec les définitions de l’AFFSET d’octobre 2009 (1), l’auteur conclut qu’en l’état actuel des connaissances aucun effet sanitaire n’a été démontré. Ce qui est faux. Le rapport BioInitiative, qui a analysé plus de 1500 études, a conclu en 2007 à la nocivité des technologies du sans-fil aux normes d’exposition actuelles et depuis les études le confirmant se sont multipliées.
 
Le rapport BioInitiative 2012 est une compilation de 1800 nouvelles études.
Dans un plaidoyer qui rappelle de manière touchante le discours des industriels du sans-fil, l’article dénigre ce rapport au motif que Madame Cindy SAGE, directrice d’un cabinet privé de consulting environnemental sur les champs électromagnétiques, est membre du Comité d’Organisation de BioInitiative. Cependant, Cindy SAGE n’est pas contributrice de ce rapport qui est une méta-analyse de centaines d’études scientifiques publiées dans des revues internationales à comité de lecture bien avant la publication de BioInitiative et sur lesquelles les auteurs de cette méta-analyse n’ont pu avoir évidemment aucune influence à posteriori.
 
Mettons de côté BioInitiative et concentrons-nous simplement sur quelques études récentes.
Notamment cette étude de 2014 qui indique une altération des fonctions cognitives des rats exposés aux ondes de type 4G (LTE) dans des conditions d’exposition humaines (2). La même étude concernant la 4G avait été menée sur l’humain en 2013 et a démontré des cassures d’ADN au bout de 30 minutes d’exposition (3).
Que penser, enfin, de cette étude suédoise qui révèle un risque de cancer du cerveau accru de 300% pour les utilisateurs intensifs (4) ?  Ou celle, en double aveugle, qui démontre un syndrome neurologique en excluant tout rôle psychologique dans la perception douloureuse des ondes (5). Afin de démontrer l’impact réel des ondes de la téléphonie mobile et exclure définitivement le rôle psychologique, on peut se référer aux études impliquant les animaux et la flore (6).
 
Autrement plus grave et concernant la reconnaissance officielle d’un risque cancérigène possible par l’OMS (Groupe 2B), l’auteur se concentre sur « les produits marinés » ou le café appartenant également au groupe 2B de l’OMS : il s’agit, en fait, des « légumes au vinaigre » et de l’acide caféique ayant un lien avec le cancer de la vessie . Là aussi, comme les industriels, il « oublie » que dans le Groupe 2B de la classification OMS se trouvent aussi le chlordécone, le DDT, les carburants diesel marins, le plomb (8)…
 
Rappelons que l’OMS a publié dès 2003 une dizaine d’études épidémiologiques validant la réalité objective des plaintes neuro-comportementales de personnes vivant à proximité des antennes-relais (sommeil, céphalées, nervosité) (9).
Ces études venant corroborer une cinquantaine d’études in vivo sur la toxicité biologique des hyperfréquences pulsées de très faible intensité, réalisée depuis les années 1960 (10).
 
En 2004, le rapport REFLEX, financé par 7 états européens, révélait qu’une exposition chronique de très faible intensité aux champs électromagnétiques de la 3G provoque des ruptures simples et doubles de brins d’ADN sur les cellules humaines (11).
Effets génotoxiques confirmés en 2008 par une étude autrichienne sur certaines cellules humaines (12).
 
Depuis 2010, un rapport a révélé des cas mortels exposés aux ondes de la téléphonie mobile (13), et de nouvelles études ont démontré que des régions cruciales du cerveau liées à l’étude, la mémoire (Alzheimer) sont impactées par les micro-ondes du téléphone portable et du DECT (14).
 
L’auteur de l’article semble également ignorer, ou passe sous silence, que les grands patrons de la Silicon Valley évitent d’exposer leurs enfants au WIFI, limitent ou leur interdisent l’usage de tablettes, et les placent volontairement dans des écoles traditionnelles n’utilisant pas le sans-fil, en raison des dangers sanitaires associés à ces technologies (15).
 
L’auteur fait également preuve d’une discrétion de violette sur la non couverture des risques sanitaires associés à l’exposition aux technologies du sans-fil depuis 2000, déjà bien avant la classification 2B par l’OMS (16) ; il n’est pas au courant ? Les industriels le lui auraient donc caché ? Nous tenons à sa disposition le rapport de la Lloyd’s – qui n’est pas membre de Robin des Toits – d’octobre 2010 qui établit un parallèle entre le traitement du dossier de l’amiante et celui de la téléphonie mobile (17).
 
Pas de mention non plus dans l’article de la Résolution 1815 du Conseil de l’Europe (18), ou de « Signaux Précoces, Leçons Tardives » de l’Agence Européenne de l’Environnement (19)…
 
Faut-il attendre maintenant de votre part les louanges du Round-up, des OGM, des nanotechnologies et de la biologie de synthèse ? Nous espérons que vous saurez vous reprendre.
 
L’UFC Que Choisir souhaite-t-elle vraiment participer à la séquence 4 de la typologie des scandales sanitaires : la fabrique du doute ? Et ce juste après que le Comité Economique et Social Européen ait demandé à la Commission Européenne de reconnaître l’électrohypersensibilité comme une pathologie découlant d’un syndrome d’intolérance (20), et juste avant que ne soit examinée la proposition de loi de Laurence Abeille sur l’exposition aux radiofréquences (21)…
 
Veuillez recevoir, Messieurs, tous nos voeux de bonne information pour cette nouvelle année ainsi que nos salutations sincères.
 
Etienne CENDRIER
Porte-Parole national
ROBIN DES TOITS
Correspondance : 33 rue d’Amsterdam 75008 Paris

Tél. : 33 1 47 00 96 33

E-mail : contact@robindestoits.org

Sources :

(6) poulets, rongeurs :
bovins :
cigognes :
grenouilles :
rats :
oeufs :
abeilles :
fourmis :
La flore est également sensible aux effets négatifs de la téléphonie mobile :
plants de tomates :
écorces d’arbre :
sources en Anglais :

Les grands oubliés du volet accessibilité en matière de Handicap : les personnes électro-hyper-sensibles

En ce jour de Conférence Nationale sur le Handicap.
A l’heure où l’on parle d’Accessibilité, il nous semble important de rappeler qu’une catégorie de personnes handicapées (et reconnues comme telles) voit ce droit à l’accessibilité chaque jour réduit à cause d’un aveuglement qui consiste à développer, dans le domaine du numérique, en priorité et en masse, sans aucun égard pour ces handicapés, les technologies de communication sans fil. Ces personnes handicapées, ce sont les électro-hyper-sensibles (EHS), intolérants aux ondes des téléphones portables, Wifi, antennes, compteurs dits «intelligents», etc…
Ces personnes voient leur droit à l’accessibilité réduit, sans relâche :

– de plus en plus de sans fil dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et de moins en moins de filaire (solution technique qui préserve leur accessibilité aux TIC).

– la suppression des cabines téléphoniques, leur interdisant de pouvoir passer un appel en dehors de leur domicile, y compris donc des appels d’urgence.
– la téléphonie mobile donnée comme seule alternative à la publiphonie filaire (cabines), voire comme alternative aux lignes fixes lorsqu’il s’agit de tarifs d’abonnement lowcost s’adressant aux précaires. Ces solutions ne sont pas accessibles aux personnes EHS, précaires, car elles sont gravement intolérantes aux ondes émises par la téléphonie mobile.
– aucun espace adapté à leur handicap, y compris dans les transports en commun, et pire avec des ajouts de Wifi dans certains bus et trains. En matière de transports, une accessibilité qui, contrairement à d’autres, n’a aucun coût puisqu’il suffit de ne pas rajouter de dispositifs émetteurs d’ondes et de prévoir des espaces sans ondes (pas de Wifi, portables éteints), sur le modèle par exemple d’un wagon non fumeur.
Les personnes handicapées EHS sont les grands oubliés de l’accessibilité.
Enfin, elles sont de plus en plus nombreuses à voir leur état de santé se dégrader à cause de la prolifération non contrôlée, et non encadrée, des technologies de communication sans fil et de leurs usages.
Des solutions doivent être trouvées : les Secrétaires d’Etat aux Personnes Handicapées et au Numérique vont être saisies de cette question à régler en urgence et nous attendons des réponses claires et des mesures concrètes .
 
Etienne CENDRIER
Porte-Parole national
Association Robin des toits
 
 
Association nationale Perdons pas le Fil : défense de la technologie filaire en matière de TIC et de l’accessibilité pour les personnes EHS
Tél : 04 68 37 16 48    mail : contact@perdonspaslefil.org
Anne-Laure Mager Présidente
 

Les Cies de téléphonie mobile poursuivies devant la justice

http://www.dailymail.co.uk/health/article-11519/Mobile-firms-face-lawsuits.html

by PAUL KENDALL, Daily Mail

Some of the world’s largest mobile phone companies are facing billion-pound lawsuits brought by brain tumour victims. The biggest ever legal assault on the industry will seek to prove that handsets can cause cancer and that firms have deliberately covered up crucial medical information.

If the American action is successful, mobile phone companies will face crippling bills for compensation. As investors digested the news, the four major UK opera-tors – Vodafone, BT Cellnet, Orange and One 2 One – and their parent companies, saw £5.5 billion wiped off their share values.

Vodafone, in particular, was said to be a potential target because it owns 45pc of the firm Verizon Wireless, which is said to be named in nearly all the lawsuits. More than half of Britons now own a mobile phone. Medical evidence on the danger to people’s health remains ambiguous, with some studies indicating a connection and others ruling it out.

But claims for compensation – set to be launched in March – will be the most extensive examination yet of allegations that radiation from handsets cause cancer. The lawsuits are being brought by one of America’s most successful lawyers, Peter Angelos, who recently helped to win £3billion in damages for smokers who suffer from cancer.

John Pica, an attorney at Mr Angelos’s firm, said: ‘If these companies knew about the dangers of cell phone radiation, they should be punished and they should be punished dearly – not only for what they did to the public, but for the billions of pounds of profits they made.’

The lawsuits – to be launched initially in California, Kentucky and Maryland – will be filed against handset manufacturers and network providers. Experts believe the cases could prompt copycat claims in Britain and the rest of the world.

Telecoms consultant Nick Croll said: ‘As long as mobile phone companies are not holding any vital information back, then they are in the clear. ‘But if these suits are successful, it would put them out of business.

‘The implications would be horrendous because it would mean that users have been subjecting themselves to cancerous signals for the past ten to 15 years.’ In each of the actions, Mr Angelos intends to claim compensation for the pain suffered by brain tumour patients, plus the income they lost as a result of the disease. He is also seeking compensation for the families of mobile phone users who have died from brain tumours.

Mr Angelos’s firm has not put a total figure on the value of the compensation claims. The official Stewart Report into the safety of mobile phones in the UK, published earlier this year, concluded there was no evidence of harm to people’s health. But it also called for more research.

A Vodafone spokesman said that if any compensation claims were filed directly against the company itself, they would be ‘vigorously’ opposed.

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