Impact sur les enfants

Les enfants atteints du syndrome d’hyperactivité ont des structures cérébrales différentes comme une nouvelle étude vient de le démontrer.

Les enfants atteints du syndrome d’hyperactivité ont des structures cérébrales différentes comme une nouvelle étude vient de le démontrer.

C’est ce qu’une équipe de scientifique vient de démontrer.
C’est intéréssant car une étude réalisée il y a qq années par le Prof Tyler de l’Université de Yale avait trouvé que lorsque les souris gestantes étaient exposées aux radiations électromagnétiques des portables le souriceau naissait avec un cerveau différent et un comportement qui évoquait celui des humain atteints du syndrome d’hyperactivité.
Donc cette étude vient confirmer celle de Tyler – sauf que celle de Tyler évoque une cause – les ondes sans fil.

Pour lire l’étude dans Lancet (un journal scientifique de premier plan)
lien ci-dessous

Kids with ADHD have different brain structures, study finds

A new study that is based on MRI results and was conducted by a big group of scientists found that children and adults with ADHD have different brains. It is interesting because a study from a few years ago by Prof. Tyler from Yale University, found that when pregnant mice are being exposed to radiation from cell phones the mice that were born, are born witn a different brain and behavior that resembles the behaviour of humans with ADHD. So essentially this study confirms Tyler’s study – but Tyler study suggests a cause – the wireless radiation. For the study n Lancet (a leading scientific journal http://www.thelancet.com/…/PIIS2215-0366(17)30049-4/fulltext)

www.thelancet.com
With the largest dataset to date, we add new knowledge about bilateral amygdala, accumbens, and hippocampus reductions in ADHD. We extend the brain maturation delay theory for ADHD to include subcortical structures and refute medication effects on brain volume suggested by earlier meta-analyses. Lifespan analyses suggest that, in the absence of well powered longitudinal studies, the ENIGMA cross-sectional sample across six decades of ages provides a means to generate hypotheses about lifespan trajectories in brain phenotypes.
People with attention-deficit hyperactivity disorder (ADHD) have distinct differences in their brain structure, a new study finds, suggesting the disorder should be…

Les CEM sont impliqués dans le déclenchement des cancers

 

‘La vie moderne tue nos enfants : en Angleterre, le taux de cancer des jeunes a augmenté de 40% en 16 ans’ – Huffington Post – 04/09/2016

 


Les scientifiques ont mis en garde sur le fait que la vie moderne tue les enfants, avec un nombre des plus jeunes diagnostiqués avec un cancer augmentant de 40% depuis les 16 dernières années, à cause de la pollution de l’air, des pesticides, de la mauvaise alimentation et des rayonnements.

Une nouvelle analyse des statistiques gouvernementales par les chercheurs de l’association caritative du Royaume-Uni : ‘Enfants et cancer », a trouvé qu’il y a maintenant 1 300 cas de plus de cancers par année, comparé à 1998, la première fois que toutes les données ont été publiées.

L’augmentation est plus apparente chez les adolescents et les jeunes adultes, âgés entre 15 et 24, pour lesquels le taux d’incidence a augmenté de 10 cas pour 100 000 à presque 16.

Les chercheurs disent que bien qu’une partie de l’augmentation peut être expliquée par l’amélioration dans les diagnostiques du cancer et plus de dépistageb, [la majorité est probablement causée par des facteurs environnementaux.]b

Le Docteur Denis Henshaw, Professeur des Effets des Radiations sur l’Humain, à l’Université de Bristol, le conseiller scientifique de ‘Enfants et cancer’ du Royaume-Uni, a dit que la pollution de l’air était de loin le plus grand responsable, constituant à peu près 40% de l’augmentation, mais d’autres éléments des styles de vie moderne sont également à blâmer.

Parmi ceux-là, il y a également l’obésité, les pesticides et les solvants inhalés pendant la grossesse, l’interruption du rythme circadien due à trop de lumière vive la nuit, les radiations des rayons X et des CT scans, le fait de fumer pendant et après la grossesse, les champs magnétiques des lignes électriques, des gadgets dans les maisons et potentiellement des téléphones mobiles.


Source : http://www.nzherald.co.nz/lifestyle/news/article.cfm?c_id=6&objectid=11703565


Voir également :

Augmentation de 50% des tumeurs du cerveau chez les enfants au Royaume-Uni en 10 ans + 40% au Danemark, en Finlande – explosion du phénomène en France – 30/05/2012

 

Robin des Toits
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« Le rayonnement du sans fil cause de cancer » revèlent les conclusions d’une nouvelle étude scientifique

http://www.digitaljournal.com/pr/2464179

L’Association Nationale pour la sureté des technologies utilisées par les enfants (NACST) lance un appel aux principales organisations de santé pour promouvoir le filaire et non les technologies sans fil dans les écoles à travers l’Initiative « Turn it Off 4 Kids ».
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LOS ANGELES, CA, le 10 Février 2015

NACST entreprend cette action suite à la publication de 2 récentes études  indiquant qu’il y a des preuves suffisantes démontrant que l’exposition au rayonnement des sans fil, également connue sous l’appellation Radio Fréquences et Champs Electro- Magnétiques, sont cause de cancer.
Les modems sans fil et les appareils comme les Ipads, téléphones portables, ordinateurs portables, babyphones et  les téléphones sans fils, tous émettent ce type de rayonnement.

 

Etat de la Science :Le débat est clos. l’Oncologue Lennart Hardell, MD, PhD et le Statisticien Michael Carlberg de l’Hopital Universitaire d’Obrero, en Suède ont trouvé un risque de cancer 3 fois plus élevé après 25 ans ou plus d’utilisation de téléphones sans fil dans une étude publiée en Octobre 2014 dans la revue Pathophysiology: http://dx.doi.org/10.1016/j.pathophys.2014.10.001.

Un élément significatif a été la découverte que les personnes ayant utilisé un portable ou un téléphone sans fil avant l’age de 20 ans présentaient le risque le plus élevé. Les auteurs démontrent que les Radio-Fréquences et les Champs Electro-Magnétiques doivent être considérés comme carcinogène pour les êtres humains exigeant une révision urgente des  recommandations actuelles en matière d’exposition.

 

Cette étude fait suite à l’étude de cas controlés CERENAT  de juillet 2014   » publiée dans la revue « Occupational and Environmental Medicine  » dans laquelle des chercheurs français ont trouvé une augmentation du cancer du cerveau multipliée par 3 après 896 heures ou plus d’utilisation d’un téléphone sans fil au long cours : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24816517.

Tenant compte de l’accumulation des recherches démontrant les effets sanitaires des rayonnements des sans fil, le Professeur  Olle Johansson PhD du département de neuroscience de Karolinska  a conclu : le débat est clos.

 

Les Scientifiques demandent à  l’Organisation Mondiale de la Santé de reclassifier les RF et CEM. En 2011 l’Agence Internationale pour la Recherche sur la Cancer (IARC) de l’OMS avait classé les radiations des Radio Fréquences des sans fil Carcinogène 2B. Depuis 2011, plusieurs des scientifiques de l’OMS dont Anthony Miller MD, FRCP, FACE ont appelé à une reclassification des technologies sans fil à un niveau de risque plus élevé.
L’étude Hardell de 2014 démontre que les radiations des radio Fréquences devraient être concernées par le groupe 1 « cancérogène avéré », les situant dans la même catégorie que le tabac ou l’amiante.

 

L’initiative « Turn It Off 4 Kids » de l’association Nationale pour la sécurité des technologies utilisées par les enfants (NACST) en appelle aux organisations de prévention du cancer et de santé pédiatrique pour faire du sujet de la santé des enfants face aux expositions des radiations des technologies sans fil dans les instances éducatives une priorité immédiate pour 2015.
1 – Demander que toutes nouvelles technologies à l’école soit filaire
2 – Demander le remplacement des technologies sans fils existantes par le filaire
3 –  Demander que le public soit informé des mesures simples permettant de réduire leur exposition , surtout pour les enfants et les femmes enceintes
4 – Eduquer les membres de ces organisations et leurs publics sur les effets sanitaires des radiations sans fil grâce à des emails, des sites web, et des supports mis à jours.

Le groupe d’expert soutenant l’Initiative de l’association NACST comprend 20 éminents scientifiques, physiciens et avocats des questions sécuritaires dont  Drs. Lennart Hardell, Olle Johansson, Anthony Miller and Dariusz Leszczynski. Le Dr. Leszczynski scientifique faisant partie du comité de l’OMS/ IARC sur les RF-CEM et cancer, et le  Dr. Miller ayant occupé le poste de Directeur de l’Unité d’Epidémiologie au sein de l’Institut National du Cancer de Toronto – Canada.

. « Etant donné les études émergentes et celles attestées, cela doit conduire à fournir aux étudiants  un environnement d’apprentissage sain, libre de tout rayonnement des sans fil. a conclu un Co-fondateur de l’association NACST.

Les détails  de l’initiative « Turn It Off 4 Kids » sont ici: http://www.nacst.org/nacst-turn-it-off-4-kids.html http://www.NACST.org Contact@NACST.orgL’Association Nationale pour l’innocuité des technologies destinées aux enfants (NACST) travail à faire connaitre l’impact sanitaire des radiations sans fil sur les enfants ainsi qu’à la mise en place de politiques innovantes visant à protéger la santé et le bien être des jeunes.Press release service and press release distribution provided by http://www.24-7pressrelease.com

Wireless Radiation Causes Cancer New Scientific Findings Reveal

The National Association for Children and Safe Technology (NACST) is calling on major children’s health organizations to promote wired vs. wireless technology in schools with the « Turn It Off 4 Kids » Initiative.

LOS ANGELES, CA, February 10, 2015 /24-7PressRelease/ —

NACST is taking action after two recently published studies indicate there is sufficient evidence demonstrating exposure to wireless radiation, also known as RF-EMF, causes cancer.

 

Wireless routers and devices such as iPads, cell phones, laptops, baby monitors and cordless phones all emit this type of radiation. State of the Science: The Debate is Over Professor of Oncology Lennart Hardell, MD, PhD and Statistician Michael Carlberg of Orebro University Hospital, Sweden found a 3-fold increased risk of cancer with 25 or more years of cell and cordless phone use in a study published October 2014 in Pathophysiology: http://dx.doi.org/10.1016/j.pathophys.2014.10.001.

 

Very significant was the finding that people who first used mobile or cordless phones before the age of 20 had the highest risk. The authors state that RF-EMF should be regarded as a human carcinogen, « requiring urgent revision of current exposure guidelines. » This study followed the July 2014 CERENAT case controlled study in the Occupational and Environmental Medicine Journal where French researchers found a 3-fold increase in brain cancer with 896 or more hours of lifetime cell phone use: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24816517.

Based on the accumulation of research demonstrating health effects from wireless radiation, Professor Olle Johansson PhD of the Karolinska Department of Neuroscience has stated, « the debate is over. » Scientists Call for the World Health Organization to Reclassify RF-EMF In 2011, the World Health Organization’s (WHO) International Agency for Research on Cancer (IARC) classified RF Radiation from wireless as a Class 2B Carcinogen. Since 2011, several of the WHO scientists including Anthony Miller MD, FRCP, FACE have called for a reclassification of wireless to an increased risk level.

The 2014 Hardell study states that RF radiation should be regarded as a « Group 1 Human Carcinogen, » placing it in the same category as tobacco and asbestos.

NACST’s Turn It Off 4 Kids Initiative NACST is calling on children’s health and cancer prevention organizations to make the issue of children’s health and exposure to wireless radiation in educational settings an immediate priority for 2015:

1. Call for all new school technology to be hardwired.

2. Call to replace existing wireless technology systems with hardwired systems.

3. Call for the public to be educated about simple ways to reduce exposure, especially for children and pregnant women.

4. Educate their organization’s members and audience on the health effects of wireless radiation by emails, informational web pages, and updated materials.

Expert Endorsements NACST’s Initiative has been endorsed by 20 prominent scientists, physicians and safety advocates including Drs. Lennart Hardell, Olle Johansson, Anthony Miller and Dariusz Leszczynski. Dr. Leszczynski was a participating scientist in the WHO IARC panel on RF-EMF and cancer, and Dr. Miller has served as Director of the Epidemiology Unit, National Cancer Institute of Canada, Toronto. « Given the established and emerging science, it only follows that students be provided a safe learning environment, free from wireless radiation, » stated an NACST Co-founder.

Details on Turn It Off 4 Kids Initiative can be found at: http://www.nacst.org/nacst-turn-it-off-4-kids.html http://www.NACST.org Contact@NACST.org

The National Association for Children and Safe Technology is dedicated to raising awareness about the health impacts of wireless radiation on children as well as advancing policies that safeguard children’s health and well being.

 

— Press release service and press release distribution provided by http://www.24-7pressrelease.com

Une étude suggère que l’exposition au WIFI est plus dangereuse pour les enfants que ce que l’on pensait


Robert J. Szczerba Robert J. Szczerba ContributorI explore the intersection of healthcare, technology, and business.Opinions expressed by Forbes Contributors are their own.
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Study Suggests Wi-Fi Exposure More Dangerous To Kids Than Previously Thought

Most parents would be concerned if their children had significant exposure to lead, chloroform, gasoline fumes, or the pesticide DDT.  The International Agency for Research on Cancer (IRIC), part of the United Nations’ World Health Organization (WHO), classifies these and more than 250 other agents as Class 2B Carcinogens – possibly carcinogenic to humans.  Another entry on that same list is radiofrequency electromagnetic fields (RF/EMF).  The main sources of RF/EMF are radios, televisions, microwave ovens, cell phones, and Wi-Fi devices.

Uh-oh. Not another diatribe about the dangers of our modern communication systems?  Obviously, these devices and the resulting fields are extremely (and increasingly) common in modern society.  Even if we want to, we can’t eliminate our exposure, or our children’s, to RF/EMF.  But, we may need to limit that exposure, when possible.

That was among the conclusions of a survey article published in the Journal of Microscopy and Ultrastructure entitled “Why children absorb more microwave radiation than adults: The consequences.”  From an analysis of others studies, the authors argue that children and adolescents are at considerable risk from devices that radiate microwaves (and that adults are at a lower, but still significant, risk).  The following points were offered for consideration:

  • Children absorb a greater amount of microwave radiation than adults.
  • Fetuses are even more vulnerable than children.  Therefore pregnant women should avoid exposing their fetus to microwave radiation.
  • Adolescent girls and women should not place cellphones in their bras or in hijabs (headscarf).
  • Cellphone manual warnings make clear an overexposure problem exists.
  • Government warnings have been issued but most of the public are unaware of such warnings.
  • Current exposure limits are inadequate and should be revised.
  • Wireless devices are radio transmitters, not toys.  Selling toys that use them should be monitored more closely.

 

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Children and fetuses absorb more microwave radiation, according to the authors, because their bodies are relatively smaller, their skulls are thinner, and their brain tissue is more absorbent.
Do the benefits of immersive learning applications outweigh the dangers of increased cellular and Wi-Fi exposure for children?  (Image credit: Intel Free Press via Wikipedia)

More generally, the studies cited in the paper seek to link RF/EMF exposure to different types of cancer, low sperm count, and other disorders.  However, it is important to note that survey articles such as these need to be taken in their proper context.  This particular article is one group’s perspective.  It was published in a relatively new and minor journal with limited data sets.  They also note that the average time between exposure to a carcinogen and a resultant tumor is three or more decades, thus making it difficult to arrive at definitive conclusions.

This is not a call to throw out all electronic devices.  However, at the very least, it should open up the discussion about different safety levels for adults versus children.  Hopefully more longitudinal studies will be done to verify or contradict the assumptions so far.  In the meantime, are the government’s current regulations adequate?  The exposure levels they warn against haven’t seem to have been updated for more than 19 years.

In a Network World opinion article ominously titled “Is Wi-Fi killing us…slowly?” columnist Mark Gibbs makes the point that “… laws and warnings are all very well but it’s pretty much certain that all restrictions on products that use microwave technology will err on the safe side; that is, the side that’s safe for industry, not the side of what’s safe for society.”  Gibbs then added this ominous closing question, “Will we look back (sadly) in fifty or a hundred years and marvel at how Wi-Fi and cellphones were responsible for the biggest health crisis in human history?”

But, short of that worst-case scenario, the topic certainly merits more scrutiny, and perhaps some common sense limits on what devices our children use, and for how long.

(* Post updated Jan. 14, 2015)

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Il faut réduire l’exposition des enfants au Wi-Fi, dit un expert du cancer

© SpeedKingz/ Shutterstock

Plusieurs enfants se plaignent de maux de tête, nausées, étourdissements, palpitations et autres symptômes survenus après l’installation du Wi-Fi dans les écoles. Leur degré d’exposition dépend notamment de la proximité et le nombre des appareils qui naviguent sans fil.   © SpeedKingz/ Shutterstock

À l’école primaire Dearcroft Montessori, à Oakville, en Ontario, les plus jeunes élèves n’utilisent que des connexions Internet câblées (Ethernet) et la direction limite le temps d’utilisation du Wi-Fi des plus vieux. Ceci afin de minimiser l’exposition des enfants aux radiofréquences (RF) de type micro-ondes émises par les routeurs et les ordinateurs. Une décision qui plait beaucoup au Dr Anthony B. Miller qui est convaincu que ces radiations sont probablement cancérogènes.

« Les enfants devraient réduire leur exposition aux émissions du Wi-Fi et les femmes enceintes devraient éviter de mettre un portable ou une tablette sur leur ventre », conseille celui qui fut directeur de la division d’épidémiologie à l’Institut national du cancer, de 1971 à 1986. Le Dr Miller affirme également que Santé Canada ne protègerait pas adéquatement le public, car ce ministère sous-estimerait les risques à long terme des faibles expositions répétées aux RF.

wi-fi shutterstockUn pensez-y bien, car selon le site rfemf.com de l’ingénieur en informatique californien Paul McGavin, dans certaines écoles, l’exposition cumulative aux émissions du Wi-Fi peut dépasser de plus de 1 000 fois les normes nord-américaines jugées laxistes. « L’idéal est une exposition en deçà de 10 microwatts par mètre carré » (μW/m2), dit-il, ce que confirmait l’Association médicale autrichienne en 2012 dans sa Directive pour le diagnostic et le traitement des problèmes de santé et des maladies liés aux CEM. Or à deux pieds (0,6 m) d’un modem ou routeur Wi-Fi ou d’une tablette en mode Wi-Fi, le niveau d’exposition peut atteindre jusqu’à 50 000 μW/m2, soit assez pour déprimer le système immunitaire, selon une étude russe publiée en 1974 et mentionnée sur le site wifiinschools.com qui présente diverses études sur le sujet. Comme les effets du Wi-Fi sur la santé ont été très peu étudiés jusqu’ici, il faut s’en remettre à celles portant sur les téléphones portables et les antennes cellulaires qui utilisent les ondes de même fréquence (2,45 gigahertz et plus). Les mêmes ondes que les Soviétiques émettaient pour nuire au personnel de l’ambassade américaine à Moscou durant la Guerre Froide,  souligne McGavin.

Le Dr Anthony B Miller, ancien responsable des études épidémiologiques à l'Institut national du cancer.

Le Dr Anthony B Miller, ancien responsable des études épidémiologiques à l’Institut national du cancer.

En mai 2011, les radiofréquences furent classées « peut-être cancérogènes » (groupe 2B) par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). « Nous sommes en train de potentiellement produire une génération entière qui sera exposée de façon substantielle aux radiofréquences, ce qui pourrait avoir des conséquences terribles », affirme le Dr Miller qui favorise les connexions internet câblées, qui par ailleurs sont plus fiables et moins vulnérables au piratage. « Je sens que j’ai une responsabilité envers le public, dit ce médecin de 83 ans. Pour plusieurs expositions aux agents cancérogènes, il a fallu 20 ou 30 ans de recherches pour confirmer le lien. Le cancer prend des années à se développer. Moi, je ne serai pas ici dans 30 ans!  »

Probablement cancérogènes

Professeur émérite de santé publique à l’Université de Toronto, où il a déjà dirigé le Département de médecine préventive et de biostatistique, Anthony B. Miller est expert dans le dépistage, le traitement et les causes reconnues et possibles du cancer, dont les champs électromagnétiques (CEM). Le 12 septembre dernier, il était l’un des conférenciers vedettes d’un symposium sur les problèmes de santé associés aux CEM, tenu dans la Ville Reine. L’événement s’adressant aux professionnels de la santé fut organisé par l’organisme Canadiens pour une technologie sécuritaire et la Clinique de santé environnementale de l’Hôpital Women’s College, affilié à la même université. L’ancienne conseillère de Bill Clinton en matière de santé publique, l’épidémiologiste Devra Davis, présidente de l’Environmental Health Trust, y a rappelé que les micro-ondes pénètrent deux fois plus profondément dans le cerveau d’un enfant que dans celui d’un adulte et dix fois plus dans sa moelle osseuse.

Le Dr Miller est souvent apparu dans les médias depuis 2013 au sujet des RF. Le 9 juillet dernier, un groupe de médecins dont il faisait partie demandait à Santé Canada de mieux protéger la santé des Canadiens contre les méfaits possibles des RF. Parmi les signataires de cet appel, le Dr Hugh Scully, ancien président de l’Association médicale canadienne, l’un des nombreux organismes médicaux à suivre ce dossier de près.

Par ailleurs, l’année dernière, le Dr Miller cosignait un article scientifique concluant que les RF devraient plutôt être classées « probablement cancérogènes » (groupe 2A). Selon lui, les experts réunis par le CIRC n’ont pas tenu compte du fait que le risque de cancer, dans la partie du cerveau la plus exposée aux RF émises par un cellulaire pendant 10 ans, est 2,8 fois plus élevé que la normale. C’est que cette découverte fut également publiée en mai 2011, tout comme le classement 2B, dans une étude signée par les auteurs de la fameuse étude internationale Interphone. Une autre recherche a révélé que les jeunes qui commencent à utiliser régulièrement le cellulaire avant l’âge de 20 ans développent le cancer du cerveau quatre à huit fois plus souvent que la moyenne au moins une décennie plus tard. « Depuis 2011, nous avons de plus en plus de preuves biologiques des effets nocifs des RF, notamment sur l’ADN et autres mécanismes à l’origine du cancer, dit le Dr Miller. Et tout récemment (mai 2014), une étude multicentre française est venue s’ajouter aux études qui vont en ce sens. »

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© RioPatuca shutterstock

Depuis la Deuxième Guerre mondiale, les radiofréquences ont été liées à des dizaines de malaises et maladies comme les palpitations cardiaques et plus récemment avec l’autisme et l’infertilité, notamment. Or, le Code de sécurité 6 de Santé Canada, ligne directrice visant à limiter l’exposition humaine aux RF, ne vise qu’à éviter l’échauffement des tissus et ignore les effets biologiques qui se manifestent à des doses des milliers de fois inférieures à celles qui conduisent à cet échauffement, déplore le Dr Miller, qui s’inquiète de l’implantation massive du Wi-Fi dans les écoles. À Santé Canada, la porte-parole Sara Lauer répond que cette technologie est tout à fait sécuritaire : « À partir des données scientifiques actuelles, les scientifiques de Santé Canada ont conclu qu’une exposition à l’énergie RF aux niveaux permis par le Code de sécurité 6 n’entraînera aucun effet néfaste sur la santé. » Mais le Dr Miller répond que Santé Canada ignore les plus récentes études, comme celles de l’oncologue suédois Lennart Hardell qui dit que les preuves suffisent aujourd’hui pour classer les RF comme « cancérogènes pour l’homme » (groupe 1).

Les enfants plus vulnérables

© Shutterstock

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Chose certaine, plusieurs parents, enseignants et enfants se plaignent de maux de tête, nausées, étourdissements, palpitations et autres symptômes survenus après l’installation du Wi-Fi dans les écoles. « Il y a même eu sept arrêts cardiaques chez des écoliers de la région de Collingwood, en Ontario. Les cardiologues ne savent pas ce qui se passe », nous a confié en entrevue une autre conférencière du symposium de Toronto, la toxicologue Magda Havas, professeure d’études environnementales et des ressources à l’Université Trent, en Ontario.

En 2013, le syndicat des enseignants catholiques anglophones de l’Ontario demandait d’ailleurs que le Wi-Fi soit banni des salles de classe. Des enseignants disent avoir été menacés de perdre leur emploi pour s’être plaints de symptômes qu’ils associent aux émissions du Wi-Fi. Pour la première fois aux États-Unis, le 9 septembre denier le Los Angeles Unified School District (LAUSD) accommodait une enseignante électrohypersensible en débranchant dans sa classe le routeur Wi-Fi qui lui occasionnait des problèmes cardiaques. « Les écoliers ont des saignements de nez et la direction refuse d’en faire rapport. J’en ai même eu deux en septième année qui saignaient des oreilles », a déclaré l’enseignante Anura Lawson. Alors que bien des pays imposent le Wi-Fi dans les écoles, des pays comme l’Allemagne ainsi que le Conseil d’Europe recommandent les connexions Internet filées et d’accommoder les personnes électrohypersensibles en créant des zones dites « blanches » sans émissions de RF.

La plupart des écoles utilisent des routeurs Wi-Fi de type industriel qui « sont typiquement des centaines de fois plus puissants que les systèmes domestiques », soulignait l’American Academy of Environmental Medicine (AAEM), en mars 2013, dans une lettre adressée au LAUSD, deuxième plus important district scolaire américain. Selon ces spécialistes de la médecine environnementale, lorsque ces appareils capables de desservir des centaines d’ordinateurs à travers des murs épais communiquent avec plusieurs d’entre eux, les enfants sont exposés à des doses très élevées de micro-ondes, même davantage que celles causées par une tour cellulaire située à 100 mètres.

Un mois plus tôt, la pédiatre neurologique Martha Herbert, experte en autisme à l’Université Harvard, écrivait également au LAUSD pour lui recommander d’abondonner son projet d’installer le Wi-Fi dans toutes ses écoles. À sa grande surprise, elle venait de découvrir plus de 500 études liant l’autisme à l’exposition aux champs électromagnétisme dont les radiofréquences (CEM/RF). « En fait, il y a des milliers d’études publiées depuis des décennies – et qui s’accumulent à un rythme accéléré ces dernières années, à mesure que nos capacités à mesurer les impacts se raffinent – qui documentent les impacts néfastes pour la santé et des effets neurologiques  des CEM/RF. Les enfants sont plus vulnérables que les adultes, et les enfants avec des maladies chroniques et/ou des problèmes neurodéveloppementaux sont encore plus vulnérables. »

La neuropédiatre ajouta que la prétention des partisans du Wi-Fi selon laquelle seul le risque d’échauffement des tissus est à craindre est est aujourd’hui « définitivement dépassée scientifiquement. Les CEM/RF du Wi-Fi et des tours de cellulaires peuvent exercer un effet désorganisant sur la capacité d’apprentissage and la mémoire, et peut aussi déstabiliser les fonctions immunitaires et métaboliques. Ceci causera encore plus de difficultés d’apprentissage, en particulier pour les enfants déjà aux prises avec ce problème. Des entités industrielles puissantes ont intérêt à faire croire au public que les CEM/RF, que nous ne pouvons voir, goûter ou toucher, sont sans danger, mais cela est faux. » C’est pourquoi le Dr Herbert implora l’organisme à appliquer le principe de précaution en favorisant les connexions internet câblées, en particulier pour ces élèves plus vulnérables et en difficulté. « Il sera plus facile pour vous de prendre la meilleure décision pour la santé que de devoir défaire une décision malheureuse plus tard. »

Modes d’exposition
L’ingénieur Paul McGavin souligne que, dans les aires ouvertes, comme les classes, que l’on soit à 1 m ou 50 m du modem ou du routeur, l’exposition sera élevée car les ondes se propageront à leur pleine puissance comme la lumière. Un autre ingénieur californien, le baubiologiste Lawrence J. Gust, explique que lorsque 20 ou 30 ordinateurs rapprochés sont connectés en mode Wi-Fi, ces appareils exposent les usagers à des densités de puissance de RF plus élevées que celle produite par le routeur.

Routeur de type industriel installé dans une école.  © rf-emf.com

Routeur de type industriel installé dans une école.
© rf-emf.com

Bien qu’un cellulaire collé contre la tête puisse exposer une personne à une dose de RF plus élevée qu’un routeur Wi-Fi et un ordinateur, le facteur critique est la durée de l’exposition, explique Magda Havas. « Le Wi-Fi expose plusieurs enfants à des doses annuelles de RF supérieures à celles reçues d’un cellulaire qui est plus puissant mais utilisé plus rarement. La dose reçue dépend de la proximité des ordinateurs et des routeurs. Avec un cellulaire, ce sont surtout votre tête et votre main qui sont exposées, alors qu’avec le Wi-Fi, c’est le corps au complet. Comme la plupart des écoles n’éteignent jamais le Wi-Fi, les enfants sont exposés 6 heures par jour, 5 jours par semaine et 40 semaines par année, ce qui fait environ 12 000 heures d’exposition en 10 ans. Selon l’étude Interphone, les adultes qui utilisent un cellulaire pendant 1 640 heures réparties sur 10 ans haussent leur risque de souffrir du cancer du cerveau de 40 %. C’est pourquoi les femmes qui gardent leur cellulaire dans leur soutien-gorge augmentent leur risque de développer le cancer du sein. Ce n’est pas à cause d’une forte exposition mais plutôt d’une exposition à long terme à une pulsation de radiation à toutes les quelques minutes. » Notons qu’à la maison, l’exposition cumulative au Wi-Fi peut parfois même dépasser celle reçue dans une école, à cause de la durée et de l’intensité de l’exposition, soulignent les experts à qui nous avons parlé.

https://www.youtube.com/watch?v=6v75sKAUFdc

https://www.youtube.com/watch?v=6v75sKAUFdc

Le Wi-Fi et le cellulaire utilisent des ondes radio de la même fréquence qu’un four micro-ondes (2,45 gigahertz et même 5 gigahertz pour un routeur bibande), rappelle Magda Havas. Ces ondes absorbées par l’eau et le gras sont pulsées en continu et à des pointes de puissance beaucoup plus élevées que les valeurs moyennes citées par Santé Canada, ajoute-t-elle. De plus, les RF sont réfléchies ou concentrées par le métal –  les bijoux, lunettes, implants et les appareils dentaires métalliques augmentent donc les doses reçues. Dans une vidéo Youtube portant sur le Wi-Fi, la professeure Havas souligne qu’une étude financée par l’armée de l’air américaine en 1984 avait démontré que des souris exposées à de faibles intensités de ces mêmes ondes, 21,5 heures par jour pendant 25 mois, avaient développé 260 % plus de tumeurs cancéreuses.

L’ingénieur californien Paul McGavin recommande aux fabricants de cellulaires et autres appareils sans fil de créer une application qui afficherait lesquelles de leurs antennes (parfois jusqu’à six) sont allumées et qui pourrait les faire éteindre facilement. « Aux États-Unis, cela permettrait d’économiser 65 milliards de kilowattheures d’énergie par année en plus de protéger la santé des usagers. Pour limiter les dommages causés à nos cellules, nous devrions siroter les signaux sans fil plutôt que d’en boire de grosses gorgées. On ne devrait jamais, jamais visionner un film en continu (streaming) en mode Wi-Fi. Cela fait passer des micro-ondes à travers votre corps inutilement pendant deux heures, c’est complètement fou. C’est comme si on laissait la cuisinière à gaz allumée 24 heures sur 24. »

http://videos.next-up.org/Norvege/Visualisation_2D_irradiation_WiFi_en_zone_urbaine/13_03_2011.html

http://videos.next-up.org/Norvege/Visualisation_2D_irradiation_WiFi_en_zone_urbaine/13_03_2011.html

Pas de preuves concluantes
Pour sa part, l’Organisation mondiale de la santé affirmait en 2005 qu’il n’a pas été prouvé que c’est l’exposition aux RF et autres CEM qui déclenche les symptômes dont la cause est attribuée à l’électrohypersensibilité (EHS). Mais l’absence de preuves scientifiques concluantes n’empêche pas le Dr Miller d’affirmer : « Il y a des gens qui sont hypersensibles à plusieurs choses, comme les médicaments et les toxines environnementales, d’autres qui le sont aux CEM comme les RF. Le lien est évident, car les symptômes disparaissent quand on réduit ou élimine l’exposition. » C’est d’ailleurs ce qu’a reconnu en 2011 l’Association médicale autrichienne.

Magda Havas conclut en rappelant que le cellulaire fut inventé en 1984, que le Wi-Fi ne fut introduit dans les écoles qu’en 2008 et que les émissions de RF augmentent de façon exponentielle à l’ère du sans fil. « Plus on augmente les émissions, plus il y a de gens qui deviennent hypersensibles. Il est surprenant de constater que les lignes directrices nationales visant à limiter l’exposition aux RF varient jusqu’à cinq ordres de grandeur, ce qui signifie qu’un pays peut tolérer des doses jusqu’à 100 000 fois plus élevées que ce qu’un autre recommande. On n’a jamais vu ça en toxicologie pour les substances chimiques et les radiations ionisantes, où les standards internationaux sont très similaires. »

© next-up.org/France/Wifi.php

© next-up.org/France/Wifi.php

Le Dr Miller ajoute que les hommes devraient éviter de mettre leur cellulaire dans leur poche ou une tablette sur leurs genoux, car diverses études indiquent que la surexposition aux RF contribuerait à l’infertilité, ce qu’a reconnu l’année dernière l’Agence nationale française de sécurité sanitaire de l’environnement, de l’alimentation et du travail.

Pour en savoir davantage
Champs électromagnétiques : douze façons de se protéger


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Catégorie: Électrosmog, Maisons saines

À propos de l’auteur ()

Journaliste de profession, André Fauteux s’est spécialisé en maisons saines et écologiques en 1990. Il a lancé en 1994 le premier magazine canadien en la matière, la Maison du 21e siècle, dont il est toujours l’éditeur et le rédacteur en chef.

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